L'enfance de mon enfance

Abonne-toi par email 📩

mercredi 16 mai 2018

La prière et le travail, quoi privilégier ? 🤷‍♂

L’une des caractéristiques des pays sous-développés est que les gens remplissent des églises du matin au soir, chaque jour, font du tapage nocturne et se donnent moins au travail. Certains (Hommes de Dieu) utilisent même la naïveté des croyants à leur bénéfice en s’enrichissant et en transformant l’église en une entité économique.

Aujourd'hui, beaucoup se demandent si c’est correct d’aller chaque jour prier ou faudrait substituer ce temps à travailler ? 😰

Toutes ces discussions autour du sujet sont juste parce qu'on pense que la prière est le fait de fermer ses yeux et se mettre à crier pour parler à Dieu en lui faisant part de ses problèmes. Mais, la prière est un état permanent…🙏

🤔Quand la bible dit de prier sans cesse, fait-elle allusion à prier toute la journée sans travailler ?
Non, selon moi. 🙅‍♂️ 

Qu’entendez-vous par avoir une vie de prière ?🤔😞
La prière est un état permanent qu'on doit adopter. Elle est une attitude à avoir. C'est une vie de sanctification. C'est ainsi, même en travaillant on doit garder une attitude de prière, marcher selon la volonté de Dieu tout en suivant ses principes. Déjà que l'une de ses recommandations est : "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Travailler👨‍💻 devient donc : prier 🙏, en pratiquant  sa recommandation. 

La prière doit se refléter par nos actes
Étant à son image,  tout ce que nous faisons doit être à sa gloire. Un homme qui vit une de vie de sanctification, n'a pas besoin de crier tous les jours pour voir ses entreprises réussir contrairement à celui dont les actes et agissements offensent l'éternel. Ce dernier peut prier du matin au soir, mais cela ne sera que du gargouillis. 

Si doit-on prier  ou travailler ? 

On peut prier sans travailler, mais pas travailler sans prier. La prière nous accompagne dans toute notre vie, tout dépend maintenant de ton interprétation de la prière.

Certains prient pour crier
D’autres pour oublier
Et moi, si je dois prier
C’est surtout pour ne pas plier.
Face à ce monde corrompu,
Si l’on n’est pas fort, on sera interrompu.
Ne t-elle pas mignonne la dame sous l’onction du Saint-Esprit ?

Si doit-on privilégier le travail au détriment de la prière?
Non, on ne pose pas la bonne question,,,
La bonne question serait si l'on peut prier en travaillant ?

Le travail ne se substitue pas par la prière et vice versa, la prière est un travail. Tout ce qu’un croyant fait constitue sa manière de prier. Alors si tu finis ta journée, fais-toi une auto-évaluation de savoir : si ta prière dans la journée a plu au seigneur ; si elle n'est pas entachée par ton agissement, tes actes, tes propos, etc.

Donc, c’est bien de fermer les yeux et prier. Mais la meilleure des offrandes que l’on puisse faire est de s’offrir soi-même à l’éternel.

Que ta vie au quotidien reflète ta vie de croyant.

mercredi 9 mai 2018

Mais sans blague. Je me retrouve dans cette BD de Crébix. Depuis la publication de la hausse du prix du transport en commun, j'en suis déjà à 2 disputes avec les chauffeurs.
Cette situation dérange de plus en plus  notre quiétude. Sous l'impulsion des hontorités.

Dessin de Crébix Mozalisi

La première fois c'était vendredi soir, juste après la pluie, de Clinique Ngaliema à 24. Je remets au chauffeur 1000Fc pour moi et madame, il me dit : ekoki te. 
- Moi : ok, je dois t'ajouter combien ? 
- Lui : 400Fc
- Moi : pourquoi?
- Lui : transport emati
- Moi : Ok, yebisanga transport emati de combien comme ça nabakiselayo !
- Lui : ekomi 700Fc, batu tout bafuti, pourquoi olingi o compliquer nga ?
- Moi : Faux, ekomi 650Fc, d'ailleurs ezo mata nde lundi. Mais nazo pesa yo lokola olobi emati (650×2), opesa différence na nga. 
Je  lui rajoute 500fc (ce qui fait 1500fc) pour qu'il me retourne 200fc, le gars me retourne 100Fc.😡😡😡
Je lui dis, mon cher, malgré la petite pluie, tu ne vas pas bouger ton véhicule sans mes 100fc. 
Il a cru que je blaguais.
Voulant démarrer sa voiture, j'ai introduit la main dans le véhicule et lui ai ravi 500fc.
- Ah, oza sérieux te hein ! Yo mutu oza na mère  vraiment!
- Moi : he, soki opesi 100fc na nga nazongiseli yo 500fc na yo. Mpiaaaaa !
- Charisme eza te boye ?
- Nateki yango na 100fc. Pesa différence na nga okende.

Un jeune qui vendait de l'eau en sachet s'est approché, heureux de mon acte, m'a remis 500fc en petites monnaies contre le billet que j'avais pris au chauffeur afin que ce dernier ait quoi me remettre.

Le chauffeur, très très en colère après qu'il m'ait remis la monnaie, me lança : soki na moni yo na  arrêt, nako mema yo te.
- Moi: po olapa😂😂😂😂😂

Voilà comment plus d’un congolais passe ses journées ces temps-ci, l’augmentation du taux et la perte du pouvoir d’achat n’étaient pas suffisants pour nous achever. C’est ainsi, il a fallait y rajouter : la hausse du crédit, du pain, du carburant et au finish, la hausse générale du prix de transport. L’ironie est que, y égard à tout ça, le salaire des paisibles citoyens est resté inchangé. Et cela, sous nos yeux impuissants.
Crédit BD: Crébix Mozalisi


vendredi 4 mai 2018

Je traverse ce couloir de la Clinique, de la rotonde au local CPN. Il faut voir les visages qui expriment : le dégoût, la tristesse, le dédain, l'épuisement, l'empressement et l'impatience. On se rend compte d'un coup, qu'elles ont besoin d'air, besoin d'espace; qu'elles s'étouffent ; qu'elles portent une charge. Un poids qu'elles désirent s'en débarrasser, mais au moment opportun. C'est ainsi qu'elles en prennent bien soin. C'est une peine qu'elles ont cherchée sans relâche, qu'elles ont acceptée, avec laquelle elles sont si fières (même si parfois le masque qui accompagne le package n'exprime pas bien cette joie).
Je suis devant le bureau du gynécologue. On me l'a recommandé pour son expérience et les femmes font tellement d'éloge sur lui que je me suis obligé de le rencontrer. 

Devant sa porte, une longue file d'attente. Des visages rque je n'ose même pas fixer. Elles sont là. De toutes les couleurs (il n'y a que la race noire), de toutes les formes et dimensions. Quelle fertilité ! 

Dans cette attente, un marché se crée: des vendeurs ambulants qui font des va-et-vient pour l'intérêt des gros appétits qui ne demandent qu'à grignoter.

Moi, je prends ma place entre ces rondeurs et j'attends l'appel de l'infirmière. 

Dans mon ennui, je me mets à vous écrire...