Kinshasa, les rapaces en plein ville !

Hello  chers lecteurs et lectrices ! 👋🏽
Ça fait un bail que je vous ai écrit hein ? Ces quelques semaines d'absence m'ont tourmenté tous les jours. Entre plusieurs engagements, la fin de l’année, je ne sais être régulier vu la clôture et les suspens auxquels on doit faire face. Mais cette habileté à minier les chiffres n’a pas étouffée mon envie de vous écrire…

Je suis déjà arrivé à la maison (disons, il y a 30min). Ce n'est pas chaque jour que je vois le soleil se coucher. Impossible de le voir entre 4 murs du bureau perché au 17ème niveau, les yeux fixés sur l'écran à faire le lettrage des comptes d'attente tout en s'assurant que tous les arbitrages et swap sont passés.

Il est 17h05. Je m'empresse à quitter le bureau de peur qu'un document me tombe sur la tête et me coince jusqu'à 20h. J'éteins l'ordi et je m'en vais pointer à la sortie, tout en prenant le soin de dire au-revoir aux collègues. Ces derniers me demandent si je pars où ? Et pourtant, 16h00 est l’heure de fin de service.

Je rejoins l’arrêt de bus. Il suffit juste de traverser de l’autre côté du boulevard du 30 juin (ces quelques mètres de largeur se transforment en un fleuve qu’il faut parcourir à la nage) tout en faisant face aux conducteurs de tout genre. Ceux de « 207 » et «HIACE » réputés pour leur mauvaise conduite ne te donnent même pas l’occasion de traverser,  l’occasion de contempler les jeeps luxueuses au-dessus de nos moyens.
À l’arrêt, il faut faire attention avec des petits voyous. En dehors des « roulages » qui rançonnent les conducteurs en créant un embouteillage, des « Shegués » guettent les passagers imprudents dans les taxis à la recherche des sacs et téléphones à ravir comme des corbeaux et cela, sous les yeux impuissants des passants. (Est-ce vraiment une impuissance ?)

Cela devient vraiment fréquent. En plein centre-ville, un soleil au zénith, on assiste aux scènes où des petits garçons de 12 à 17 ans confisquent les biens des gens en toute quiétude.  Et les passants ne font qu’à assister au spectacle sans se donner la peine de se lier en front commun afin de rattraper le voleur, lui confisquer l’objet volé tout en prenant le soin de le remettre auprès des HONTORITES compétents qui le soir s’échangent des mégots de cigarettes et des chanvres comme frères de même bande.

J’arrive à l’arrêt, c’était très tôt pour avoir un taxi direct à la maison. À ces heures de pointes, les taximans préfèrent faire des « demi-terrains ». J’ai l’impression que quelqu’un m’appelle derrière. Je penche ma tête et j’aperçois un monsieur dont je pense s’adresse à moi. Svp monsieur ! lui qui s’adresse à moi.

Je quitte l’arrêt de quelques pas pour m’approcher de lui. Il était très bien habillé pour un weekend, la chemise et pantalon tissu les deux de couleur sombre, bien enfilé. La ceinture assortie avec la paire de chaussure en cuire de couleur marron tenant un agenda et deux téléphones androïdes. Visiblement plus âgé que moi. Il accusait la quarantaine. De loin, à travers sa chemise noire défaite de 2 boutons partant du cou, on pouvait apercevoir la chaîne qui rutilait.

- Bonjour monsieur ! Me salua-t-il d’un air familier.
- Moi : bonjour…
Lui :
- Ô excusez-moi du dérangement, mais j’ai l’impression de te connaitre !
- Où est-ce qu’on s’est déjà vu ?
Moi qui le regarde sans envie de lui souffler même un petit indice et lui réponds gentiment : non, je ne sais pas.
Lui :
- Vous ressemblez trait pour trait à un petit que je connais bien, le nom m’échappe, hein…
- Il est dans l’architecture, il me présente souvent ses dessins, il est architecte.
- Ce n’est pas toi ? 
Mais la planche ne put lui dire " C'est par ici, petit, venez !" 
- Moi : oh désolé, ce n’est pas moi !
- Lui : et toi, tu es dans quel domaine ?
Là, un smiley de réflexion se crée dans ma tête. ↣🤔Hum… Fady, que pense vraiment ce monsieur que tu vas lui donner  comme réponse ?
Sans préméditer, « débrouillage » sort de ma bouche.
- Je suis dans le débrouillage. (Pour rien au monde je lui aurais donné mon CV)

Tout d’un coup, cet air familier se dissipe de son visage. Il me dit : ok d’accord, Dieu fera grâce. 
Et moi : merci, au revoir. Je décide de ne plus traîner à cet arrêt et continuer mon auto-stop en faisant quelques pas.
Un taxi se présente et c’est dans ma direction (24).
J'espère que ces quelques mots vous ont fait plaisir, tout en vous promettant de vous écrire plus souvent. Laissez vos avis et suggestions en commentaire. Une confidence, bientôt un recueil des poèmes sur le marché (l’une des raisons de mon absence). 

Commentaires

  1. Marrant ton histoire, c'est quoi la suite

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    1. La suite vous l'aurez le week-end prochain. Merci de parcours notre blog et vous régaler avec des récits tel que: Les églises de réveil, nos coqs au chômage ( http://www.fadyambroise.com/2017/12/les-eglises-de-reveil-nos-coqs-au.html )

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