Fady ambroisE

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mardi 27 février 2018

Moi, cette nuit, j'ai rĂȘvĂ© qu'on m'avait abattu en plein air !😰

Pour rien au monde je ne souhaiterais revivre ce rĂȘve horrible. J'ai rĂȘvĂ© cette nuit qu'on m'avait abattu en plein air, sur l'espace public, sous les yeux impuissants ou lĂąches (je ne sais pas) de la population pour avoir manifestĂ©.

Dans mon rĂȘve, le prĂ©sident Kangame Ă©tait en visite diplomatique Ă  Ikata (capital de Mboka ya Kimia). En train de faire les 100 pas avec son homologue mboka-kimian : le tout puissant prĂ©sident Mokonzi Tiliwa (Au pouvoir bien avant sa naissance. À force de modifier la constitution, elle Ă©tait juste devenue orale. Il promulguait des lois dĂšs que sa maĂźtresse lui frustrait), ils ont Ă©tĂ© huĂ©s par la foule dans laquelle j'Ă©tais en les rappelant avec des mots crus, les maux dont ils Ă©taient auteurs. Les mboka-kimians en avaient assez d'eux. Mokonzi Tiliwa  avait appauvri le pays Ă  son profit. Vendant une partie du territoire national au prĂ©sident Kangame pour ses projets des plantations aĂ©ronautiques. L'invitĂ© offusquĂ©, ordonna avec la bĂ©nĂ©diction du prĂ©sident, l'arrestation de toutes les personnes prĂ©sentes.

Je ne sais pas comment, mais je me suis retrouvĂ© parmi les interpellĂ©s. Je voyais l'arme braquĂ©e sur moi, pendant que je me demandais: oĂč irais-je aprĂšs ? S'en Ă©tait finie lĂ  avec ma vie ? Ils vont servir d'exemple disait-il.

Ce qui m'effreyait, n'Ă©tait pas leurs balles, mais plutĂŽt mon ignorance de l'aprĂšs mort.

DĂšs qu'on m'a tirĂ© dessus, je suis sorti de mon corps  en mĂȘme temps que la balle qui a traversĂ© ma tĂȘte. đŸ˜±
J'ai senti l'esprit de vengeance me remplir 😠😡 et j'ai commencĂ© Ă  errer Ă  la recherche d'un corps oĂč habiter momentanĂ©ment, le temps de trouver justice. Le temps que les coupables payent.

L'avantage d'ĂȘtre un fantĂŽme est que : tu n'as pas besoin de moyen de transport pour te dĂ©placer. Tel un ballon d'air, je flottais dans les airs qui me secouer dans tous les sens. 🎈🎈🎈

Triste et anxieux de retrouver ma dulcinĂ©e qui donnait un spectacle thĂ©Ăątral afin de lui faire part de ce qui m'Ă©tait arrivĂ©, j'occupai dans l'empressement, un corps. 🙆‍♂️đŸ€Š‍♂️Un jeune qui n'avait rien Ă  voir avec moi, un blanc. Il venait sĂ»rement lui aussi voir le spectacle. Pas de chance pour nous 2.😂😂😂

J'entrai dans la salle et fit l'effort pour que nos yeux se croisent, mais en vain hélas. Je m'approchai à peine d'elle aprÚs le spectacle, mais sans effet. J'étais un blanc qui se tuait à lui dire quelque chose qu'elle n'arrivait à saisir.
Et dans mon sommeil, blessé, je versai des larmes !

J'ai rĂ©alisĂ© que ce n'Ă©tait qu'un rĂȘve quand le lave-linge  dans la douche a arrĂȘtĂ© de fonctionner, laissant un clic qui coupa mon sommeil.


Ça, ce n'Ă©tait qu'un rĂȘve...

Mais pour Rossy Mukendi, ce n'Ă©tait pas rĂȘve. Sa femme et ses enfants vont se rĂ©veiller chaque jour en espĂ©rant que s'ait Ă©tĂ© peut-ĂȘtre un rĂȘve ! (S'ils trouvent sommeil bien-sĂ»r). Dommage, c'est la rĂ©alitĂ©.😓😱😭


Une Ă©pouvantable rĂ©alitĂ© ! Se faire tirer dessus pendant que tu ne constituais pas un danger. Se faire tirer par ceux Ă  qui tu as ramenĂ© des mĂ©dailles et qui aujourd'hui te rabaissent au rang de dĂ©linquant pour justifier leur barbarie. đŸ˜“đŸ”« đŸ„đŸš‘ ⚰
đŸ€§
Que ce sang versé ne soit jamais oublié!
Son ùme réclame justice, que les auteurs de ces actes ne trouvent aucune seconde de répit.
😭
Une Ăąme en pleurs
Face aux hommes sans coeur

"Le peuple gagne toujours" ✊✊✊
Rosy Mukendi quelques heures avant la marche du 25/2/2018 qui s'est soldée par sa mort par balle.

L'un de ses messages sur son compte Facebook 


jeudi 15 février 2018



Je veux Ă©crire 
Mais je ne sais quoi dire.
Il n'y a aucune science qui te maitrise 
Ta venue nous Ă©lectrise.
Tu demeures pour l'humanité un mystÚre.
Tu viens parfois avant ton heure.
Tu nous prives de bonne humeur.
Tu nous ravis notre bonheur.

Petite expĂ©rience  de la vie me pousse Ă  dire :
Face Ă  la mort,
Nul n'est fort.
Certaines personnes dépourvues d'amour et sans aucun remords abregent nos jours,
Pensant qu'elles vivraient pour toujours.

De CĂ©sar Ă  Mozart
En passant par CĂ©saire,
Nul n'en sort vivant.
Tout est question de temps,
Et malheur Ă  ceux qui anticipent celle des autres.
Sachez seulement que la justice ne tardera pas Ă  venir.

...jusqu'Ă   ce que la mort nous sĂ©pare.

samedi 10 février 2018

Hello  chers lecteurs et lectrices ! đŸ‘‹đŸœ
Ça fait un bail que je vous ai Ă©crit hein ? Ces quelques semaines d'absence m'ont tourmentĂ© tous les jours. Entre plusieurs engagements, la fin de l’annĂ©e, je ne sais ĂȘtre rĂ©gulier vu la clĂŽture et les suspens auxquels on doit faire face. Mais cette habiletĂ© Ă  minier les chiffres n’a pas Ă©touffĂ©e mon envie de vous Ă©crire…

Je suis déjà arrivé à la maison (disons, il y a 30min). Ce n'est pas chaque jour que je vois le soleil se coucher. Impossible de le voir entre 4 murs du bureau perché au 17Úme niveau, les yeux fixés sur l'écran à faire le lettrage des comptes d'attente tout en s'assurant que tous les arbitrages et swap sont passés.

Il est 17h05. Je m'empresse Ă  quitter le bureau de peur qu'un document me tombe sur la tĂȘte et me coince jusqu'Ă  20h. J'Ă©teins l'ordi et je m'en vais pointer Ă  la sortie, tout en prenant le soin de dire au-revoir aux collĂšgues. Ces derniers me demandent si je pars oĂč ? Et pourtant, 16h00 est l’heure de fin de service.

Je rejoins l’arrĂȘt de bus. Il suffit juste de traverser de l’autre cĂŽtĂ© du boulevard du 30 juin (ces quelques mĂštres de largeur se transforment en un fleuve qu’il faut parcourir Ă  la nage) tout en faisant face aux conducteurs de tout genre. Ceux de « 207 » et «HIACE » rĂ©putĂ©s pour leur mauvaise conduite ne te donnent mĂȘme pas l’occasion de traverser,  l’occasion de contempler les jeeps luxueuses au-dessus de nos moyens.
À l’arrĂȘt, il faut faire attention avec des petits voyous. En dehors des « roulages » qui rançonnent les conducteurs en crĂ©ant un embouteillage, des « SheguĂ©s » guettent les passagers imprudents dans les taxis Ă  la recherche des sacs et tĂ©lĂ©phones Ă  ravir comme des corbeaux et cela, sous les yeux impuissants des passants. (Est-ce vraiment une impuissance ?)

Cela devient vraiment frĂ©quent. En plein centre-ville, un soleil au zĂ©nith, on assiste aux scĂšnes oĂč des petits garçons de 12 Ă  17 ans confisquent les biens des gens en toute quiĂ©tude.  Et les passants ne font qu’Ă  assister au spectacle sans se donner la peine de se lier en front commun afin de rattraper le voleur, lui confisquer l’objet volĂ© tout en prenant le soin de le remettre auprĂšs des HONTORITES compĂ©tents qui le soir s’Ă©changent des mĂ©gots de cigarettes et des chanvres comme frĂšres de mĂȘme bande.

J’arrive Ă  l’arrĂȘt, c’Ă©tait trĂšs tĂŽt pour avoir un taxi direct Ă  la maison. À ces heures de pointes, les taximans prĂ©fĂšrent faire des « demi-terrains ». J’ai l’impression que quelqu’un m’appelle derriĂšre. Je penche ma tĂȘte et j’aperçois un monsieur dont je pense s’adresse Ă  moi. Svp monsieur ! lui qui s’adresse Ă  moi.

Je quitte l’arrĂȘt de quelques pas pour m’approcher de lui. Il Ă©tait trĂšs bien habillĂ© pour un weekend, la chemise et pantalon tissu les deux de couleur sombre, bien enfilĂ©. La ceinture assortie avec la paire de chaussure en cuire de couleur marron tenant un agenda et deux tĂ©lĂ©phones androĂŻdes. Visiblement plus ĂągĂ© que moi. Il accusait la quarantaine. De loin, Ă  travers sa chemise noire dĂ©faite de 2 boutons partant du cou, on pouvait apercevoir la chaĂźne qui rutilait.

- Bonjour monsieur ! Me salua-t-il d’un air familier.
- Moi : bonjour…
Lui :
- Ô excusez-moi du dĂ©rangement, mais j’ai l’impression de te connaitre !
- OĂč est-ce qu’on s’est dĂ©jĂ  vu ?
Moi qui le regarde sans envie de lui souffler mĂȘme un petit indice et lui rĂ©ponds gentiment : non, je ne sais pas.
Lui :
- Vous ressemblez trait pour trait Ă  un petit que je connais bien, le nom m’Ă©chappe, hein…
- Il est dans l’architecture, il me prĂ©sente souvent ses dessins, il est architecte.
- Ce n’est pas toi ? 
Mais la planche ne put lui dire " C'est par ici, petit, venez !" 
- Moi : oh dĂ©solĂ©, ce n’est pas moi !
- Lui : et toi, tu es dans quel domaine ?
LĂ , un smiley de rĂ©flexion se crĂ©e dans ma tĂȘte. ↣đŸ€”Hum… Fady, que pense vraiment ce monsieur que tu vas lui donner  comme rĂ©ponse ?
Sans prĂ©mĂ©diter, « dĂ©brouillage » sort de ma bouche.
- Je suis dans le débrouillage. (Pour rien au monde je lui aurais donné mon CV)

Tout d’un coup, cet air familier se dissipe de son visage. Il me dit : ok d’accord, Dieu fera grĂące. 
Et moi : merci, au revoir. Je dĂ©cide de ne plus traĂźner Ă  cet arrĂȘt et continuer mon auto-stop en faisant quelques pas.
Un taxi se prĂ©sente et c’est dans ma direction (24).
J'espĂšre que ces quelques mots vous ont fait plaisir, tout en vous promettant de vous Ă©crire plus souvent. Laissez vos avis et suggestions en commentaire. Une confidence, bientĂŽt un recueil des poĂšmes sur le marchĂ© (l’une des raisons de mon absence).