Muda Maxana et son album Slam : « Ma bouche sert le peuple »

Un jeune homme au stylo à bille habile, il fait couler l’encre depuis son jeune âge. Aujourd’hui, passionné par la littérature, inspiré par Patrice Emery Lumumba, Maxana s’exprime à travers un album slam (Ma bouche sert le peuple) dont le premier morceau « tête en guerre » est déjà en téléchargementgratuit sur www.kivubeats.com.

Muda Maxana au premier Café littéraire de missy déclamant son poème

Pour mieux vous le faire découvrir, il s’est exprimé à travers cet interview.

A propos de Muda Maxana :

De son vrai nom : Mudahigwa Ntakobajira Marcellin ; Maxana est congolais (de la RDC) résidant à Kinshasa, la capitale.

Jeune écrivain, membre d'Ajeco (association des jeunes écrivains du Congo) ; et aussi poète Slameur, il est né un certain mardi 06 Janvier, dans le chef-lieu de la province du Sud-Kivu à l'Est du pays dans une petite ville dénommée : Bukavu.

Ayant fini ses études primaires à l'E.P Kadutu Centre, il est parti poursuivre les enseignements secondaires à l'ITFM-Bukavu ; lieu où il a décroché son diplôme d'État dans la section : Secrétariat.

Après cela ; il s'était décidé de se rendre à Kinshasa, pour la poursuite de ses études supérieures.  Il est aujourd'hui, étudiant dans la faculté de droit de l'université protestante au Congo (UPC).

Comme la plus part de ses amis, il ne cesse d'affirmer que la poésie est un art inné ; et que pour lui, c'est grâce à un professeur de l'école secondaire qu'il a su pénétrer les arcanes de la littérature.

Pourquoi avez-vous choisi de vous lancer dans la littérature ?

J'ai choisi de me lancer dans la littérature, quand je m'étais rendu compte qu'il n'y a qu'elle qui savait apaiser mon âme, qui me faisait toujours sentir moi-même au plus profond de moi.

C'est vrai, cela n'a pas été facile à découvrir, mais je tiens à porter à votre attention que je ressens toujours un plaisir fou quand je joue au créateur (car un auteur dont j'oublie le nom avait un jour traité les écrivains de : créateurs de l'imaginaire) avec mon stylo sur mes feuilles, mes doigts sur mon clavier ou bien même mes yeux dans mes livres préférés. Ceux de mes auteurs préférés. Ceux qui sont devenus des bréviaires pour moi...

En effet, mis à part cette sensation de plénitude ; j'étais parvenu à être convaincu que la littérature me permettrait aussi d'associer mon nom à côté de ceux des grands écrivains du pays, du continent ; et pourquoi pas du monde ?

Un jour Alexandre Dumas avait écrit : " c'est par son courage et par son courage seul, qu'un gentilhomme fait son chemin aujourd'hui. Quiconque tremble une seconde, laisse peut-être échapper l'appât que, pendant cette seconde justement, la fortune lui tendait. " Qui sait ? Peut-être que c'est par la littérature que ma fortune aussi verra le jour (rires).

Loin de là, je ne dirai pas qu'il n'y a qu'elle (la littérature) dans ma vie ; mais au moins elle ; elle sait très bien s'occuper de moi quand elle en a envie.                

En quoi tu t’es spécialisé dans ce domaine littéraire ?

Je paraphraserai peut-être en disant : dans quel genre littéraire tu te sens à l'aise ?
Vous savez ; la littérature est tellement envoûtante, si collante et attrayante que parfois on a envie de toucher à tout.
Oui ; j'essayerai peut-être de vous trouver une réponse dans cette citation de Sony Labou Tansi : " On est écrivain, qu'à condition d'être poète. "

Ainsi, parce qu'un poète est un écrivain, et ce dernier fait de la littérature ; donc je dirai tout haut que j'aime bien la poésie, car c'est le genre littéraire qui sert de tremplin à toutes mes créations. Même à mes textes slam ; il faut une petite couche de poésie toujours.

Mais quelle poésie ???

Je dirai comme Sinzo Aanza : " cette poésie qui traduit un renouvellement dans le langage. " Cette poésie qui incarne le beau, et le bon. Celle qui sublime l'existence et qui fait parler nos cœurs.
Oui ; " la poésie ne se trouve pas que dans les couloirs de l'académie française " ; comme me le dit toujours mon ami écrivain Diaf.

La poésie ne se trouve pas que dans les règles de versification française ; car la poésie est simplement ancrée dans nos regards, elle se pavane dans les avenues de nos quartiers, elle caresse les routes comme les pneus des voitures, elle se trouve dans le balancement des hanches d'une jolie fille, etc.
Bref la poésie est dans nos quotidiens ; mais il faut faire un effort innovateur pour la cueillir : avoir du style, respecter les règles du langage, etc.
Oui ; selon moi, la clé c'est la poésie.       

Parles-nous de ton album : «Ma bouche sert le peuple »

L'album dont il est question ici, est une compilation de 5 de mes morceaux slam qui sont :
  • Tête en guerre (que l'on peut écouter gratuitement après l'avoir téléchargé ici)
  • Nos regrets
  • Réveil dans une poubelle
  • Congo plus beau qu'avant
  • Ma bouche sert le peuple. 
http://store.kivubeats.com/watch.php?id=150402226952

Le titre : Ma bouche sert le peuple, nous a été inspiré il y a 2 ans, après avoir lu un recueil contenant tous les discours de P. E. Lumumba, le quel était intitulé : Mon gouvernement sert le peuple.
Je me souviens encore de cet échos allègre qu'avait laissé dans mon esprit ; l'éloquence, ainsi que la verve de notre cher héros national.

Pour une fois ; je fus bluffé dans ma vie. Je me souviens encore de la manière dont cela ne m'avait épargné de l'inspiration poétique. J'étais encore au lycée, mais j'avais pris le soin de griffonner un petit texte dans mon calepin ; le quel texte a engendré jusqu'aujourd'hui tout ce travail que nous avons fourni dans le cadre de notre album. Disons que ça n'a pas été facile ; mais P.E Lumumba y est pour quelque chose.

Nous espérons néanmoins ; que tous ses partisans, tous ceux qui croient en son combat ; auront aussi à croire dans notre travail, puisque à mon humble avis ; on a fait que la poursuite de sa périple.
Cet album transmet un message de paix ; un message d'amour ; de partage,  de solidarité, d'union,  du leadership responsable, du don de soi.

Il transmet aussi la volonté du peuple, ses vœux ainsi que son espoir.
Il invite à l'union et à une vie de convivialité.
Bref ; cet album prône le Nationalisme en toute honnêteté et vérité.                    

A quand est prévue sa sortie officielle ?

Sa sortie officielle est prévue pour le 17 Janvier 2018 ; dans une soirée mélodramatique.
Ce sera aussi le jour de l'anniversaire de la mort de Lumumba.
Le reste sera communiqué avec le temps.

Signalons aussi que la vente (sur les plateformes de téléchargement en streaming ou même des cd) interviendra bien avant sa sortie officielle ; à savoir en l'espace de quelques semaines. 

Cet album est-il donc ta première œuvre ?

Je dirai oui et non.
"Oui" parce que ce sera ma première œuvre ; publiée ou je ne sais pas moi : produite.
Et "non" car j'ai plein d'autres œuvres qui subissent toujours une cure de jouvence.

Ceux qui me suivent toujours sur les réseaux sociaux, à fortiori Facebook ; sauront vraiment de quoi je parle. Car il ne passe aucune journée, sans que je n’aie balancé quelque chose.
Donc ; "Ma bouche sert le peuple" sera ma première œuvre officielle ; mais pas vraiment la première de mes œuvres. (Rires)                       

Qui est votre public ?

Je dirai que la question est en soi la réponse ; car mon public est mon public.
Mais pour ce soucis de précision ; je dirai que je vise beaucoup plus les consciences des gens au détriment de leur âges.

Mes créations littéraires sont destinées à tout le monde ; mais pourvu que mes auditeurs ou lecteurs soient aptes à en récupérer le bon côté ; le bien fondé du message, le verbe clé même.
Ainsi,  mes œuvres sont destinées aux consommateurs de bonne volonté.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans votre carrière ?

À la place du mot : "carrière", moi j'emploierai plus tôt le mot : "aventure".
Peut-être que je vais maintenant avoir une  carrière ; car mes débuts dans la littérature ne pouvaient en aucun cas présager tout ce qui m'est tombé sur la tête...
C'est vrai, je me suis engagé sur la route de la littérature ; mais elle n'est pas aussi à l'abri du danger.

Les difficultés sont :
·         La non prise en charge des jeunes dans le domaine des cultures et arts, par le gouvernement,
·         L'absence des bonnes bibliothèques riches et qui sont à jour,
·         Le désintérêt de la masse juvénile (à l'échelle nationale) pour les arts,
·         La non implication des autorités,
·         La flemme,
·         Les coupures intempestives de l'électricité,
·         Les bruits inutiles dans notre entourage,
·         La politisation des organes littéraires et culturels,
·         Le tribalisme,
·         Le collinisme,
·         La médiocrité,
·         Le plagiat,
·         La mauvaise politique du livre,
·         L'absence des libraires pour toutes les bourses,
·         Les jésuites (hypocrites),
·         Les mauvais critiques ; etc.

Les choses iraient au mieux ; si tout le monde était à l'aise dans ce pays. La quiétude n'est pas un luxe ; mais bien un droit.  

Quels sont vos projets ?

Je voudrais contribuer à la promotion de la littérature auprès de la masse juvénile ; redorer aussi les blasons de la littérature congolaise.
Muda Maxana

C’était Muda Maxana qui répondait à nos questions. Si vous avez aimé, n’oubliez pas de laisser vos impressions en commentaire ci-dessous et nous écrire dans le champ approprié.

Commentaires

  1. j'ai lu tes écrits mais j'avoue que je ne savais pas qu'ils parlaient de toi ,je croyais que c’était encore hugo

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    Réponses
    1. C'est bel et bien Muda Maxana dont l'article parle cher Moustapha.

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