Fady ambroisE

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jeudi 9 février 2017

Jean Félix Mwema Ngandu sur le pont de la 1ère rue Limete
La dernière pluie qui s'est abattue sur Kinshasa a fait ressortir un visage de notre ville que nous n'aimons pas, un visage de notre ville qui ne nous honore pas, un visage de notre ville que nous ne voulons plus voir.


Nous avons vu plusieurs images présentant les dégâts de la pluie. Une photo particulièrement avait attiré notre attention et nous avons décidé d'agir.

Oui, la responsabilité est partagée entre le sommet et la base, la réponse doit être une combinaison de nos efforts à tous: du sommet à la base, de la base au sommet.

Nous avons décidé de ne pas croiser les bras, nous avons décidé de ne pas rejeter la responsabilité à d'autres mais d'etre une partie de la solution.

Nous sommes allés ce jour sur les lieux comme vous pouvez le voir sur ces photos. Ce n'est pas une fiction mais une réalité, une triste réalité. Nous devons agir!!! Oui c'est sensé être une rivière mais nous ne savons pas quel nom lui donner aujourd'hui.

Cet endroit  abandonné de tous est dans la commune de Limete, Quartier Mososo et longe l'une de nos plus grandes fiertés de la ville, Le Boulevard Lumumba. (C'est écoeurant)

Voyons combien nous mettons nos propres vies et celles de nos proches en danger.

Nous pouvons ensemble changer les choses. Oui le changement est possible.

Comme Gandhi le disait, sois le changement que tu veux voir, nous avons décidé d'être le changement que nous voulons voir. Soyons tous le changement que nous voulons voir.

C'est ainsi que nous vous invitons à vous joindre à nous pour donner un meilleur visage à notre ville. Ensemble nous sommes capables de  beaucoup.

S'il vous plaît, ceci nous concerne tous. Agissons ensemble.

Nous allons ce week-end communiquer à tous le plan que nous avons pour faire quelque chose et nous restons ouverts à vos apports.

C'est ensemble que nous sommes le plus beau visage du Congo.



Crédit photo: Lacouronne Photography

mercredi 8 février 2017

Salubrité publique :
Ça pousse à réfléchir…ça pousse à dénoncer !

Ce n'est pas la pluie qui nous est anodine à Kinshasa…ça nous apprendra à être né sous les tropiques, il ne faut pas s'en plaindre.
C'est plutôt l'absence flagrante d'une politique de gestion des eaux de pluie et des déchets qui tétanise plus d'uns dans la ville, surtout après le passage de dame la pluie !

A votre avis, à quand remonte le dernier curage des caniveaux sous-terrains de la ville-province  de Kinshasa? Je ne parle pas du déblayage qu'on encourage même si c'est sporadique…Je parle du curage des égouts…Je parle du vidage des poubelles publiques. Comment curer ce qui n'existe plus, me ferait-on savoir…
Je dénonce le manque total d'une politique de gestion des eaux de pluie, des poubelles publiques…et j'en passe. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette carence  mais j'en épingle ici, un seul : la municipalité.
A qui a-t-on confié la gestion aux quotidiens des administrés  de chaque commune ? Auprès de qui font-ils rapport de leur gestion au quotidien ? D'où nous proviennent-ils ?
Bon, acceptons qu'ils aient été placés-là… par ceux que nous connaissons tous, comme on dit chez nous…Mais ont-ils depuis leur prise de fonction, fait part de leurs projets de société maintenant qu'ils nous gèrent ?
Administrer n'est pas que faire la ronde du Samedi salongo…encore que les outils aratoires (houe, pele, bèche, brouettes…)sont à nous car acheter avec nos propres moyens.
Ailleurs, le bourgmestre est pour commencer, de la même souche communale que les administrés : cette proximité lui permet de palper du doigt, les réalités et difficultés rencontrées par ses administrés.  Il est un peu à l'abri de mauvaises surprises car il arrive à prévoir les choses, ils arrivent à anticiper. Et l'administré se sent impliquer dans la gestion de sa commune. Il comprend les décisions prises et fait des propositions si c'est nécessaire via leurs délégués.
A Kinshasa, ça c'est une autre paire de manche…on en compte à peine, ceux qui vivent dans la même commune que leurs administrés.
Où sont passés nos chefs de quartiers ? Ils s'étaient des relais entre la base et la commune à une époque bien lointaine dans mes souvenirs…Qui se charge aujourd'hui de rapporter qu'une telle  avenue est menacée d'érosion ou d'un quelconque autre danger ? Les services de salubrité publique où sont-ils passés ?
Un problème d'argent ? C'est faux ! C'est un problème d'hommes et de volonté politique.
La perception des taxes sur étalage n'a souffert d'aucune crise, depuis lors. Ce n'est un secret pour personne, tout Kinshasa est un véritable marché : à chaque coin de rue, on trouve soit un étalage, soit une boutique,  soit une terrasse…au pire de cas, on croise même  le vendeur ambulant qui sillonne les avenues-phares. On n'a pas le choix, il faut faire avec. Mais avant de mettre en place une caisse spéciale pour curer nos caniveaux ou vider nos décharges publiques, que fait-on de l'argent perçu du contribuable dans chaque commune ? Comment expliquer à un résident de Kinshasa, commune du marché central, l'enclavement de sa commune après la pluie, en dépit des recettes qu'assure ce central commercial?
Pourquoi ne pas diversifier nos ressources pour chaque commune ?
Par exemple, les stades municipaux récemment inaugurés peuvent servir des  sources de revenus pour chaque commune en organisant tournois et autre activité grand-public.
Les frais de parking perçus par nos chers sous-commissariats en échange d'une sécurité rapprochée du véhicule garé pendant la nuit (même si on sait que  la police a le devoir de protéger les citoyens et ses biens), peuvent effectivement être mieux canalisés pour un intérêt général au lieu que ça ne se termine dans la poche du commandant.
Le Stade de Martyrs offre un espace à perte de vue inexploité : pourquoi n'est pas en faire un parc d'attractions ?
Notre cher jardin botanique avec sa diversité d'arbres ressemble à une forêt hantée tellement que plus personne n'y va pour visiter. Chaque bourgmestre peut motiver les écoles de sa circonscription d'y amener les élèves.
Le jardin zoologique ressemble à un trou-noir, il n'y a presque plus aucune espèce spéciale à découvrir. Pire, on assiste à son morcellement depuis un temps, dans le silence total de tous.
Pourquoi n'avons-nous pas de revues publicitaires dédiées à chaque commune pour promouvoir les activités socioculturelles qui s'y organisent. Chaque annonceur pourrait y trouver une vitrine pour se faire connaitre. L'argent encaissé pourra être affecté à un assainissement des avenues…c'est tout bénéfice.  Je pourrais aller d'exemple en exemple, tellement qu'il y a beaucoup à faire. Je vous invite à y réfléchir.
Si le poisson commence à pourrir par la tête, à Kinshasa la gestion de la municipalité serait  l'arbre qui cacherait la grande  forêt.

Jean-Serge Onyumbe
Analyste politique & Expert en communication
Coordonnateur du Cadre Jeune & Vieux

mercredi 1 février 2017

Triste, mais vrai!
Au moment où le peuple congolais observe les négociations de la Cenco entre la majorité présidentielle et l'opposition, la mort emporte Étienne Tshisekedi.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Suite d'une embolie pulmonaire, à 84 ans, l'opposant Étienne Tshisekedi est décédé ce mercredi 1er février, à Bruxelles, dans la soirée.
Surnommé le sphinx de Limete, Étienne Tshisekedi était attendu dans son pays où se tenait le dialogue entre le pouvoir et l'opposition sous l'égide de la Cenco. Visage de l'opposition de la Rdc, il laisse beaucoup de congolais inconsolables et abandonnés à leurs sorts.

Son décès suscite en même temps des questions qui restent en suspens:
- Tshisekedi décède,  qui devient leader de l'opposition ? 
- À qui revient la place du président du comité de suivi ?
- Quel est le sort du premier ministre ? 
- À quand la mise en place effective dudit accord ?

En attendant d'avoir des réponses à toutes ces questions, l'Afrique en général et la République Démocratique du Congo en particulier viennent de perdre un grand homme, Étienne TSHISEKEDI WA MULUMBA (né le 14 décembre 1932, Congo belge et décédé le 1 février 2017, Bruxelles-Capitale, Belgique).

Un vendredi pas comme les autres