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mercredi 7 décembre 2016

La jeunesse congolaise face a ses responsabilités

En tant que catégorie sociale, la jeunesse constitue une donnée structurante majeure, tant du point de vue de son poids démographique que de son implication active dans l’ensemble des sphères de la vie politique, économique et sociale du Congo.

La jeunesse congolaise face a ses responsabilités!

Étant donné que plus de la moitié de la population a moins de 16 ans, dans la perspective d’un développement et d’une urbanisation croissante, il faut s’attendre, dans les années à venir à une transition démographique qui mettra les jeunes au centre des défis et enjeux, notamment dans le processus de démocratisation du pays. Le développement de la jeunesse est entravé par plusieurs facteurs qui sont entre autres : le dysfonctionnement des cadres institutionnels caractérisé par la mauvaise coordination des associations de jeunesse et de sports, l’insuffisance et la non diffusion de textes existants, l’insuffisance ou le mauvais état des infrastructures et équipements socio-éducatifs et sportifs, le chômage…

Le cas du chômage par exemple donne à réfléchir. Parce qu’être jeune et chômeur est considéré aujourd'hui comme vivre une angoisse permanente quant à son avenir et renoncé à une vie stable et harmonieuse. C’est ce qui fait que la question de l’emploi et d’insertion socioéconomique reste la préoccupation majeure face à la montée croissante du chômage et du sous-emploi qui touchent particulièrement les jeunes, les femmes et les personnes handicapées. Pourtant, cette couche à la fois marginalisée, convoitée, exploitée et manipulée constitue le devenir et l’avenir de la RDC.

Mais en fait comment la jeunesse Congolaise peut-elle participer activement au processus de démocratisation du pays?

En effet, la participation de la jeunesse Congolaise à la consolidation de la démocratie est symptomatique de deux (2) avantages majeurs, à savoir : d’abord en tant électrice, la jeunesse contribue au développement en œuvrant pour la tenue d’élections libres et transparentes qui aboutissent au choix d’hommes et de femmes honnêtes et responsables, capables de faire opérer les mécanismes d’une bonne gouvernance. Ceci symbolise son rôle de suivi et de supervision dans le processus électoral. Ensuite, en tant que citoyens éligibles, les jeunes Congolais constituent une masse importante indiquée à instaurer un exercice de démocratie participative dans notre pays. Car, pendant longtemps instrumentalisée, la jeunesse n’a servi que de moteur de campagne à de politiciens véreux insoucieux du devenir de leurs communautés et de leur pays. Utilisée comme telle, elle parait comme une caisse de résonance, au lieu d’assurer sa vraie fonction d’acteur dans le processus de consolidation des actes démocratiques, gages du progrès social et économique et créateur de croissance pour le développement. Malgré les milliers des jeunes qui sortent des universités chaque année, l’Etat n’arrive toujours pas à trouver des voies et moyens pour employer ces ressources intellectuelles. Ce manque d’emplois et d’initiatives, constituant un facteur de blocage du processus de développement économique, encourage les jeunes à participer à tout mouvement leur permettant de survivre. Il s’agit notamment de l’adhésion dans des associations de jeunes, assister à des mouvements politiques, faire la délinquance, les vols à main armée…

C’est ce qui conduit aussi les jeunes de la RDC à un usage plus accru de leurs droits de citoyenneté par la création d’une multitude d’associations de jeunesse à vocation de développement mais le plus souvent sans impact réel.

Étant une frange sociale dynamique capable de faire opérer des changements positifs, les jeunes sont aussi de véritables acteurs de la transformation de la conscience sociale en une forme de conscience politique dynamique apte à susciter un meilleur fonctionnement de réformes profitables à la mise en place d’institutions saines et fiables, garantissant le fonctionnement d’une démocratie nationale indiquée pour les citoyens de la RDC.

En tout cas, la Jeunesse ne devrait plus servir d’instruments anachroniques de conquête du pouvoir, elle ne mérite non plus une école comme celle aujourd'hui ; elle ne doit plus que jamais être contrainte à l’immigration. Une contrainte due non seulement à une mauvaise gouvernance (corruption, délinquance financière, impunité, pauvreté, chômage…), mais aussi et surtout due à une mauvaise définition de la politique d’emploi en RDC qui met l’accent sur des aspects aux contours plus que flous en lieu et place du mérite des candidats . Les jeunes ont perdu leurs repères devant l’inexistence de valeurs reconnues, promues et partagées par toutes les composantes de la société. L’absence de modèle, la perte des repères, la dévalorisation de l’effort des jeunes, la promotion des médiocres font que les jeunes s’identifient à des valeurs étrangères, sans consistance, véhiculées dans les Technologies de l'Information et de la Communication, les séries télévisées, les journaux, les films etc.

Quand on regarde l’état de sa participation aux dernières échéances électorales de 2011, la jeunesse ne se réjouit point de sa présence sur les listes de candidatures des partis politiques et des candidats indépendants. Néanmoins, c’est incontestablement, une avancée significative qui se trouve aujourd'hui renforcée par l’implication de cette même jeunesse au processus de démocratisation à travers des associations de jeunesse sur le plan local, national voire international.

Certes les problèmes de la jeunesse constituent une équation difficile à résoudre, mais les jeunes aujourd'hui seront amenés à jouer un rôle social spécifique qui peut du reste revêtir des formes différentes dans la société dont l’objectif social par excellence aujourd'hui serait la quête de la richesse matérielle, l’enrichissement. Les uns sont mus par la quête de l’enrichissement, et toutes leurs actions y compris leurs pensées les plus secrètes tendent vers ce but ; les autres ne fixent comme objectif à leur action quotidienne qu’à la survie, même s’il leur arrive de rêver de valises d’or et d’argent.

Malgré cela, cette couche ne doit pas du reste attendre que les solutions tombent du ciel. Les jeunes doivent activement participer à la recherche des solutions et prendre leurs responsabilités sur certaines questions dont ils sont acteurs ou victimes. Ceci, en cherchant à comprendre comment accompagner les jeunes vers des valeurs de promotion collective et individuelle.
Un article de Jean Félix Mwema Ngandu
Jean Félix

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