Fady Ambroise

Hello ! C'est ici que NOUS partageons sur la vie au quotidien : poèmes, pensées, analyses et interviews. N'hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire !

Abonne-toi par email 📬

samedi 31 décembre 2016

Au lieu de juger les gens pour leurs défauts, essaie plutôt de chercher à les aider à s'améliorer.

Au lieu d'apprécier et encourager les qualités d'une personne, on cherche plutôt ses imperfections.

Et toi également, change ! 

Ce n'est pas facile de changer je vous l'assure. Le changement est un processus. Donc c'est petit à petit que ce changement deviendra effectif. Il faut tout d'abord commencer par prendre conscience de ses maux et décider de s'améliorer.

L'auto-évaluation
Un examen de conscience c'est ce qui vous permettra de savoir vos défauts,  ce qu'il faut améliorer en vous.

Nous voici arrivé à la fin de l'année 2016 et demain une nouvelle année commence. 

Tout n'a pas marché comme vous le souhaitiez. Mais cela n'est pas une raison de baisser les bras. Ce n'est pas pour rien qu'il y a 12 rounds dans un combat de boxe, c'est pour se rattraper.
Que cette nouvelle année qui commence soit une année où tu n'attends pas que la manne tombe du ciel, mais celle où tu décides de te perfectionner en t'inspirant de tes échecs.
Alors pour cette nouvelle année 2017, levons le toast du changement.

"BONNE ANNÉE"

mardi 20 décembre 2016

Le gouvernement Samy Badibanga enfin là. Mais à quel moment?
Le 19 décembre 2016 (la date de la fin du mandat du président Joseph Kabila) vers 23h, c'est le moment qui a été choisi pour publier le nouveau gouvernement qui succède celui de Matata Ponyo.
Samy Badibanga, Premier Ministre de la RDC
Au total, plus de 60 ministres forment cette équipe que va diriger Samy Badibanga, dans le cadre des accords du 18 octobre dernier.
  • Steve Mbikayi rempalce Théophile Mbemba à l’Enseignement Supérieur
  • Lambert Mende garde son poste aux médias
  • Marie-Ange Mushobekua, Ministre de la Justice et Droits humains
  • Emmanuel Ramazani Shadary remplace Evariste Boshab comme Vice-Premier ministre de l’Intérieur
  • Léonard She Okitundu, Minsitre des Affaires Etrangères
  • Azarias Ruberwa, Minsitre de la Réforme Institutionnelle
  • Thomas Luhaka, Minsitre de la Construction
  • José Makila, Minsitre du Transport
  • Michel Bongongo, Minsitre de la Fonction publique
  • Justin Bitakwira, Minsitre de Relation avec le Parlement
  • Bamboka Lubendi, Minsitre de la Recherche Scientifique
  • Oli Ilunga, Minsitre de Santé
  • Jean-Lucien Busa, Ministre du Plan
  • Marcel Ilunga, Minsitre de l’Industrie
  • Félix Kabanga, Ministre des Affaires foncières
  • Clément Kanku, Minsitre de la Coopération
Nous vous mettons la liste complète bientôt 

mercredi 14 décembre 2016

Dans presque tous les pays du monde, la jeunesse occupe une place importante voire même primordiale dans les compétitions électorales. Cette jeunesse bien formée, bien informée et surtout bien éduquée est à la base des grands changements dans l'histoire des démocraties modernes. Qu'en est-il de la République Démocratique du Congo?

A l'instar des autres pays, la jeunesse constitue une composante majeure dans la vie politique du Congo. Passionnée, parfois désorientée, très bouillonnante et amère mais aussi exigeante et souvent attentiste, la jeunesse Congolaise a toujours occupé ces dernières années une place importante lors des compétitions électorales.

L'état d'esprit des jeunes, largement scolarisés et très politisés, ces jeunes que la société a qualifiés d'élite est aisément perceptible à travers des débats spontanés qui animent la majeure partie des rassemblements des jeunes dans tout le pays (médias, réseaux sociaux, etc.). Il s'illustre d'un coté par la virulence des critiques d'une jeunesse frustrée envers le pouvoir en place, une grande appréhension teintée d'inquiétude face à l'avenir, et un désir profond de changement de la conception de l'Etat voire de la conception de la politique qualifiée de "politique à la Congolaise". A tord ou à raison!!! De l'autre coté, par un discours de soutien absolu voué aux hommes bien plus qu'à la politique prônée, de succès reposant dans la seule volonté et capacités des acteurs en place. Dans les deux sens, ils sont souvent dits manipulés ou instrumentalisés selon que l'on observe de mes lunettes ou des vôtres. Ici, je ne retiendrai que l'adhésion et l'engouement de plus en plus grandissant des jeunes dans les mouvements politiques et citoyens.

Voyant, le poids démographique de la jeunesse dans notre pays, il est indispensable de faire des jeunes des éléments de la création et de la consolidation d'un véritable Etat de droit et non des simples exécutants des ordres émanant des clubs ésotériques, des comités directeurs ou bureaux politiques. Depuis les élections de 2006, au delà de toutes les considérations, la jeunesse élite du Congo a joué un rôle déterminant dans l'organisation des élections comme dans le choix de ses dirigeants. S'ils sont souvent impliqués dans des processus informels, politiquement pertinents, tels que l'activisme ou l'engagement civique, ils ne sont pas formellement représentés dans les institutions politiques nationales telles que les parlements et beaucoup d'entre eux ne participent pas aux élections. Cela a un impact avéré sur la qualité de la gouvernance démocratique.

Nous voici encore une fois engagés dans un processus électoral, cette fois-ci avec la particularité que les élections mettront en action la constitution en vigueur dans le sens de l'organisation de toutes les élections prévues. D'où la nécessite de se poser la question sur le rôle et la place de la jeunesse dans ce processus électoral.

Les élections à tous les niveaux constituent dans tout pays "moderne", démocratique un moyen démocratique de renouvellement de la classe politique ou d'introduction d'une nouvelle élite. Des lors, la jeunesse doit s'impliquer totalement dans le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo et leur rôle doit être exercé pendant et après ces processus électoraux.

La jeunesse doit aujourd'hui être la pierre de lance de l'exercice des libertés fondamentales au sein des formations politiques, un instrument de stabilité et même de contrepoids face a certains errements et à la suprématie des acteurs économiques et politiques classiques.

Ceci étant dit, il convient de s'arrêter un moment pour s'interroger sur la capacité réelle et potentielle de la jeunesse Congolaise de relever les défis qui lui sont aujourd'hui opposés.


Les jeunes Congolais sont-ils suffisamment outillés et préparer pour rentrer dans le jeu politique ?


L’inclusion des jeunes dans la vie politique formelle est importante, comme l’ont démontré les soulèvements populaires dans les pays arabes et les différents mouvements d’occupation en 2011/2012. Le Congo l'a aussi démontré avec les jeunes dans ses rues. Dans un pays post conflit comme le notre, de nouvelles idées et un nouveau leadership peuvent aider à surmonter les pratiques autoritaires et transformer intégralement la société.

Je voudrais aussi attirer notre attention sur le fait que là où les jeunes ont contribué à faire respecter les règles du jeu, une grande frustration pourrait se développer si ils ne sont pas inclus dans les nouvelles prises de décisions formelles car ils se sentent désormais investis d'une force beaucoup plus importante. Cela peut déstabiliser la démocratisation et accélérer les dynamiques de conflit. D'où, il est aujourd'hui plus que jamais important de voir les voies et moyens de faire participer les jeunes au système politique. Impliqués, les jeunes constituent une force positive pour le changement social transformateur. Pas impliqués, les jeunes constituent une bombe pour la société.

Il faut donc développer les capacités d'agir en politique des jeunes, ce qui doit être fait sous forme d'effort continu et non comme une activité ponctuelle à la veille des élections. Les jeunes qui participent activement à leur communauté, très tôt, sont plus susceptibles de devenir des citoyens engagés et capable de servir dignement leur pays.

Ă mes pairs jeunes. Ceci est un appel pour vous. Que ceux qui se sentent prêt y aillent. Vous avez tout notre soutien. Si nous n'avons pas de modèles, inventons-les. L'heure du changement est arrivée. Gardez cependant à l'esprit que ce n'est pas un conflit de génération.

"Les jeunes devraient être à la pointe du changement et de l'innovation. Habilités, ils peuvent être des acteurs clés pour le développement et la paix. Si, toutefois, ils sont laissés sur les marges de la société, chacun d'entre nous sera appauvri. Faisons en sorte que tous les jeunes aient toutes les chances de participer pleinement à la vie de leurs sociétés. Kofi Annan
Les jeunes devraient pouvoir participer à la prise de décisions aux niveaux local, national et mondial. Ban Ki-Moon
Un article de Jean Félix Mwema Ngandu



lundi 12 décembre 2016


C’est une question qui n’est pas facile à répondre sans faire des recherches sur le sujet. Il y a tellement d’associations de jeunesse dans notre pays, différentes les unes des autres avec des inspirations différentes, des motivations et d’objectifs différents. Il y a par exemple des associations de jeunesse qui en réalité n’ont que les membres des bureaux qui parfois ne sont que des amis simplement. On ne peut faire jouer un rôle majeur à une association, si la façon dont elle a été constituée, la façon dont elle fonctionne ne correspondent pas aux principes démocratiques. Parce que quelqu’un qui n’est pas démocrate ne pourra aider à améliorer la démocratie. Le problème ne semble pas être un problème d’associations de jeunesse seulement mais plutôt un problème de la société Congolaise dans sa globalité. Et la RDC a besoin d’une refondation de l’ensemble des structures y compris les associations de jeunesse pour faire avancer la démocratie.

Néanmoins, les vraies associations de jeunesse pour la démocratie doivent viser à encourager l’implication des jeunes dans le processus démocratique au niveau local, régional voire global. L’objectif de ces associations est de fournir aux jeunes des idées sur la démocratie et des expériences à ce sujet et de susciter la création de nouveaux réseaux nationaux et transnationaux, ainsi que l’échange de bonnes pratiques. Elles doivent être des projets jeunesse qui renforcent la compréhension qu’ont les jeunes du mode de fonctionnement de la démocratie, les aidant à tirer au mieux parti de leur droit à participer aux structures décisionnelles de la société démocratique. Des projets jeunesse qui devraient mettre l’accent sur des thèmes tels que la citoyenneté Congolaise, la participation active de la jeunesse, la diversité culturelle, l’inclusion sociale, la lutte contre l’ethnocentrisme ou le régionalisme, l’avenir de la RDC ou d’autres priorités en matière de coopération dans le domaine de la jeunesse. Ce qui pourraient viser le développement d’actions destinées à soutenir un dialogue structuré entre les décideurs et les jeunes ; conduisant à un processus axé sur les besoins et attentes spécifiques des jeunes avec comme objectif de promouvoir un sens du "Congolais" parmi les jeunes de toutes les couches de la société et de les encourager à participer au processus démocratique. Une action que je peux classer en trois principaux types d’activités dont les échanges de jeunes, les initiatives de jeunes et les projets jeunesse pour la démocratie.

Solutions

La Jeunesse, qui exige une RDC démocratique, doit se mettre au travail pour sa consolidation. Cette prise de conscience et le combat qu’elle nécessite ne sont point l’affaire de la Jeunesse à elle seule, mais à l’ensemble des forces et acteurs qui se sont assignés comme mission de bâtir une RDC Unie, Prospère et Démocratique. Le processus de démocratisation enclenché depuis quelques années a été une opportunité pour l’amélioration d’un mieux vivre ensemble dans notre pays. La décentralisation doit consister elle aussi à approcher le citoyen de sa communauté afin de mieux participer au développement de son milieu à travers les associations de jeunesse et autres ONGS. Ainsi, en l’espace de quelques années, la démocratie aura ouvert une ère d’expression des libertés et des droits et permettra à la jeunesse Congolaise de mûrir et de multiplier les initiatives en vue de sa plus grande participation au processus de gestion et de développement national.

Il faudra aussi l’élaboration d’une Politique Nationale de Jeunesse qui s’inscrit dans le cadre global de la lutte contre la pauvreté et pour l’épanouissement de la jeunesse. La jeunesse Congolaise doit prendre courage et des initiatives pour incarner des projets qui puissent à la fois entraîner, dynamiser et rassembler cette frange de la société afin de lui permettre de participer aux processus de consolidation de la démocratie et de la décentralisation pour une RDC économiquement prospère. Elle doit aussi participer activement au processus de construction nationale selon les moyens et principes qui excluent son instrumentalisation et qui favorisent et orientent son action dans le sens du progrès social.

Il est enfin plus que nécessaire de voir dans la gestion quotidienne de ces organisations (ONG publiques ou privées), la transparence, l’intégration de plusieurs secteurs de la société dans la gestion et une participation active dans le processus décisionnel. C’est pour moi, un moyen sûr pour la jeunesse de s’orienter vers la consolidation de la démocratie et la promotion de l’intégration africaine.
Un article de Jean Félix Mwema Ngandu

vendredi 9 décembre 2016

La seule personne capable de donner de la valeur à ton travail, c'est toi même. Quelque soit ce que tu fais, il n'aura de la valeur que si tu y accordes de l'importance.

"Il n'y a pas de sots métiersil n'y a que des sottes gens"


Si tu n'aimes pas ce que tu fais,  personne d'autre ne l'aimera pour toi!

Le complexe est l'élément qui nous fait perdre la confiance et notre estime. Les gens nous jugerons toujours, en bien  tout comme en mal. Mais c'est ta manière de réagir qui leur fera changer d'avis.

J'ai vu un homme vendre l'eau en sachet, mais habillé en veste, cravate et soulier au pied. Personne n'ose se moquer de lui. Au contraire, il écoule rapidement sa marchandise que la majorité de ses concurrents.

Un autre cas est celui d'un "Receveur" qui communique qu'en français avec ses clients tout en étant bien habillé. Malgré que les "faux têtes" ne manquent jamais dans les bus, mais personne n'ose lui manquer du respect comme on a l'habitude de faire dans les bus Kinois.

Je peux vous citer encore plus de cas, mais ces deux simples cas nous confirment que la première personne à respecter notre métier, c'est nous même.
Il ne faut pas seulement travailler derrière un bureau pour  être important. Tu es capable de briller dans ce que tu fais. C'est une petite touche qu'on apporte dans son métier qui fait la différence.

Tu es poète, potier, artisan, dessinateur, agriculteur, Receveur, chauffeur, coiffeur, comptable, enseignant, policier, infirmier, médecin, laboratin, musicien, écrivain, etc. Dis toi simplement que : "tout le monde peut faire ce que je fais, moi je peux le faire mieux ". Alors lève-toi et va travailler!

jeudi 8 décembre 2016

Certains partis politiques dissocient les jeunes des « plus vieux » : c’est le cas dans les Partis Politiques Congolais avec les ligues des Jeunes. Quelque part, cette quête de différenciation ne va-t-elle pas à l’encontre de la légitimité de la parole des jeunes ? Bien trop souvent, on oublie que la jeunesse n’a pas son mot à dire que sur des problématiques étudiantes. Les jeunes ont un avis sur la gestion de leurs Partis Politiques, un avis sur la gestion de leur pays, un avis sur les systèmes de retraite… Un avis sur la société qu’il est certainement dommage de préserver dans des ligues exclusivement jeunes des partis politiques.

La légitimité de la parole des jeunes passe-t-elle par une refonte des organisations politiques ? Ou bien par un apprentissage de la vie politique dès le plus jeune âge, par l ‘éducation populaire ou autre ?

Des recherches ont démontré que ce n’est pas par désintérêt que les jeunes ne s’engagent pas ou peu, mais par manque d’information ou par déception.
Le fait est qu’une bonne partie de la jeunesse déserte le monde politique, particulièrement les jeunes des classes les plus populaires et des milieux défavorisés.

Aux mots espoir, justice, égalité, les jeunes voient plutôt chômage, misère et précarité.

Ne faut-il pas repenser nos Partis Politiques ou tout simplement notre politique?
Un article de Jean Félix Mwema Ngandu
Jean Félix

mercredi 7 décembre 2016

En tant que catégorie sociale, la jeunesse constitue une donnée structurante majeure, tant du point de vue de son poids démographique que de son implication active dans l’ensemble des sphères de la vie politique, économique et sociale du Congo.

La jeunesse congolaise face a ses responsabilités!

Étant donné que plus de la moitié de la population a moins de 16 ans, dans la perspective d’un développement et d’une urbanisation croissante, il faut s’attendre, dans les années à venir à une transition démographique qui mettra les jeunes au centre des défis et enjeux, notamment dans le processus de démocratisation du pays. Le développement de la jeunesse est entravé par plusieurs facteurs qui sont entre autres : le dysfonctionnement des cadres institutionnels caractérisé par la mauvaise coordination des associations de jeunesse et de sports, l’insuffisance et la non diffusion de textes existants, l’insuffisance ou le mauvais état des infrastructures et équipements socio-éducatifs et sportifs, le chômage…

Le cas du chômage par exemple donne à réfléchir. Parce qu’être jeune et chômeur est considéré aujourd'hui comme vivre une angoisse permanente quant à son avenir et renoncé à une vie stable et harmonieuse. C’est ce qui fait que la question de l’emploi et d’insertion socioéconomique reste la préoccupation majeure face à la montée croissante du chômage et du sous-emploi qui touchent particulièrement les jeunes, les femmes et les personnes handicapées. Pourtant, cette couche à la fois marginalisée, convoitée, exploitée et manipulée constitue le devenir et l’avenir de la RDC.

Mais en fait comment la jeunesse Congolaise peut-elle participer activement au processus de démocratisation du pays?

En effet, la participation de la jeunesse Congolaise à la consolidation de la démocratie est symptomatique de deux (2) avantages majeurs, à savoir : d’abord en tant électrice, la jeunesse contribue au développement en œuvrant pour la tenue d’élections libres et transparentes qui aboutissent au choix d’hommes et de femmes honnêtes et responsables, capables de faire opérer les mécanismes d’une bonne gouvernance. Ceci symbolise son rôle de suivi et de supervision dans le processus électoral. Ensuite, en tant que citoyens éligibles, les jeunes Congolais constituent une masse importante indiquée à instaurer un exercice de démocratie participative dans notre pays. Car, pendant longtemps instrumentalisée, la jeunesse n’a servi que de moteur de campagne à de politiciens véreux insoucieux du devenir de leurs communautés et de leur pays. Utilisée comme telle, elle parait comme une caisse de résonance, au lieu d’assurer sa vraie fonction d’acteur dans le processus de consolidation des actes démocratiques, gages du progrès social et économique et créateur de croissance pour le développement. Malgré les milliers des jeunes qui sortent des universités chaque année, l’Etat n’arrive toujours pas à trouver des voies et moyens pour employer ces ressources intellectuelles. Ce manque d’emplois et d’initiatives, constituant un facteur de blocage du processus de développement économique, encourage les jeunes à participer à tout mouvement leur permettant de survivre. Il s’agit notamment de l’adhésion dans des associations de jeunes, assister à des mouvements politiques, faire la délinquance, les vols à main armée…

C’est ce qui conduit aussi les jeunes de la RDC à un usage plus accru de leurs droits de citoyenneté par la création d’une multitude d’associations de jeunesse à vocation de développement mais le plus souvent sans impact réel.

Étant une frange sociale dynamique capable de faire opérer des changements positifs, les jeunes sont aussi de véritables acteurs de la transformation de la conscience sociale en une forme de conscience politique dynamique apte à susciter un meilleur fonctionnement de réformes profitables à la mise en place d’institutions saines et fiables, garantissant le fonctionnement d’une démocratie nationale indiquée pour les citoyens de la RDC.

En tout cas, la Jeunesse ne devrait plus servir d’instruments anachroniques de conquête du pouvoir, elle ne mérite non plus une école comme celle aujourd'hui ; elle ne doit plus que jamais être contrainte à l’immigration. Une contrainte due non seulement à une mauvaise gouvernance (corruption, délinquance financière, impunité, pauvreté, chômage…), mais aussi et surtout due à une mauvaise définition de la politique d’emploi en RDC qui met l’accent sur des aspects aux contours plus que flous en lieu et place du mérite des candidats . Les jeunes ont perdu leurs repères devant l’inexistence de valeurs reconnues, promues et partagées par toutes les composantes de la société. L’absence de modèle, la perte des repères, la dévalorisation de l’effort des jeunes, la promotion des médiocres font que les jeunes s’identifient à des valeurs étrangères, sans consistance, véhiculées dans les Technologies de l'Information et de la Communication, les séries télévisées, les journaux, les films etc.

Quand on regarde l’état de sa participation aux dernières échéances électorales de 2011, la jeunesse ne se réjouit point de sa présence sur les listes de candidatures des partis politiques et des candidats indépendants. Néanmoins, c’est incontestablement, une avancée significative qui se trouve aujourd'hui renforcée par l’implication de cette même jeunesse au processus de démocratisation à travers des associations de jeunesse sur le plan local, national voire international.

Certes les problèmes de la jeunesse constituent une équation difficile à résoudre, mais les jeunes aujourd'hui seront amenés à jouer un rôle social spécifique qui peut du reste revêtir des formes différentes dans la société dont l’objectif social par excellence aujourd'hui serait la quête de la richesse matérielle, l’enrichissement. Les uns sont mus par la quête de l’enrichissement, et toutes leurs actions y compris leurs pensées les plus secrètes tendent vers ce but ; les autres ne fixent comme objectif à leur action quotidienne qu’à la survie, même s’il leur arrive de rêver de valises d’or et d’argent.

Malgré cela, cette couche ne doit pas du reste attendre que les solutions tombent du ciel. Les jeunes doivent activement participer à la recherche des solutions et prendre leurs responsabilités sur certaines questions dont ils sont acteurs ou victimes. Ceci, en cherchant à comprendre comment accompagner les jeunes vers des valeurs de promotion collective et individuelle.
Un article de Jean Félix Mwema Ngandu
Jean Félix

mardi 6 décembre 2016

Vanité de vanités ! Tout est vanités ! Raconte pasteur Marcello dans l'une de ses publication sur son compte Facebook. Une exhortation qui tient sa place dans le contexte actuel où les jeunes gens perdent espoir et se donnent à des pratiques immorales et inhumaines par manque de patience et perte de foi pour atteindre un objectif donné.

Je me souviens de mon enfance à Kinshasa, à Lemba, quand tout le quartier se réunissait dans la maison d'un voisin pour regarder un film sur une télévision en noir et blanc. Aujourd'hui, on trouve des écrans plasma ou smart tv même dans des chambres d'étudiants...

Je me souviens de l'histoire d'un homme qui est devenu populaire pour s'être livré à des rituels sataniques, juste pour s'acheter la Honda Prelude année 80. Aujourd'hui, même à 200$, tu refuseras d'acheter cette voiture...

Certaines femmes ont quitté leurs amours vrais pour suivre d'autres hommes avec une Mercedes Benz 190. Aujourd'hui, cette voiture est devenue banale, mais le véritable amour est resté inestimable...

Le téléphone Nokia 3310 au début des années 2000 faisait fureur ! Ce téléphone est devenu embarrassant aujourd'hui...

Qu'en est-il de la carte SIM que beaucoup de gens ont achetée à 50$ ? Aujourd'hui,  tous les opérateurs téléphoniques sont à la recherche de clients et en offre presque gratuitement...

Des filles ont perdu leur virginité pour un Iphone 1 ou un Galaxy S1. Aujourd'hui, nous avons Iphone 7 et Galaxy S7 edge...

Les gens font encore des sacrifices les plus horribles sur la "VANITÉ" et se font plus d'ennemis pour des choses matérielles. Que puis-je dire ? Regardes en arrière ! Une chose pour laquelle tu voulais mourir, vois-la aujourd'hui, et vois ce qu'elle devient demain...

Il n'y a absolument RIEN que tu ne puisses pas atteindre... Calmes-toi ! Tout ce dont tu as besoin, c'est un peu de temps, de la patience, du travail  et de la reconnaissance pour ce que tu as maintenant. Remercie Dieu sans regrets. Rien dans ce monde ne vaut la peine d'un ticket pour l'enfer. Absolument rien ! Calmes-toi !

Tu connais sûrement des gens qui ont bradé des biens familiaux pour le "Poto" (Occident). Certains pensaient même que être gay serait la solution à leurs aspirations. Aujourd'hui...
Vanité des vanités ! Tout est vanités !
Pasteur Marcello Tunasi
Pasteur Marcello Tunasi 
Si vous avez compris et êtes touché par ce message, ne vous limitez pas à la lecture. Partagez avec des amis et proches. 
Vous avez sûrement reconnu quelqu'un à travers ces lignes pendant que vous lisiez, quelqu'un qui serait peut-être sauvé ou soulagé, alors partagez avec lui.

Assistés par Christian Masumbuko et Seraphine Bakadipala, Fady Ambroise a eu le plaisir de recevoir Jean Félix Mwema Ngandu pour une interview vendredi 11 novembre 2016. Ce jeune qui influence positivement la jeunesse congolaise par des activités citoyennes et de leadership, Jean Félix est un consultant indépendant et formateur impliqué dans l’industrie de la jeunesse. L’un des bénéficiaires de la bourse « Mandela Washington Fellowship » 2015 actuellement Coordonnateur National de Young Africain Leaders Initiative-YALI Congo Kinshasa. Amoureux de la RDC, il a partagé avec nous sur son parcours, sa carrière et ses visions.


Jean Félix Mwema Ngandu


Qui est Jean Felix ?

Né à Kinshasa, deuxième enfant d’une famille de 6 (1er garçon), fils de NGANDU DIEMO Heribertus et MWANZA INA MFUMU Colette.

J’ai fait mes études en commençant par l’école maternelle à Cardinale MALULA, obtenu mon certificat d’études primaire à l’école Saint Raphaël et en suite je suis parti à Lubumbashi où j’ai décroché mon diplôme d’état au Collège IMARA saint François de Sales en Latin-philo.  Je suis Licencié en communication des organisations de l’Université de Lubumbashi.  

Quand j’ai terminé, je me suis rendu au Zimbabwe pour mon Master dans une université américaine, Africa University au sein de l’Institut de Paix, Leadership et  Gouvernance qui se trouve dans cette université. Arrivé au Zimbabwe j'ai commencé par suivre une formation en Anglais intensif dans la même université où j'ai fait mon Master. Pendant que je suivais mon programme d'Anglais je prenais également des Cours de langue Coréenne.     


Avant de terminer j’ai eu une période de stage dans une organisation qui s’appelle Christian Care, j’étais en charge d’un camp des réfugiés où la majorité de réfugiés était congolais. Et tout ça c’était des choses qui m’embêtaient un peu. Je n’avais pas encore fini mon Master que j’ai été appelé pour enseigner les Conflits armés en Afrique et l’Environnement Sociopolitique de l’Afrique à l’Université Maria Malkia. En Juin 2014 j'obtenais mon Master en Paix, Leadership et Gouvernance.


Une fois fini (en 2014), je postule à un programme de l’Alliance des Nations Unies pour les Civilisations je suis retenu pour aller à New York et j’étais le tout premier congolais à y participer. Mais entre-temps pendant mon séjour au Zimbabwe, j’ai eu plusieurs certifications avec une université suédoise sur les questions de droit de l’homme, droit des refugiés, et d’autres certificats juste par intérêt.

Et après je décide de revenir au pays, mais au lieu d’aller à Lubumbashi où se trouve la famille, j'ai décidé d’aller à Kinshasa d’où je suis parti en 1997.

Mais en arrivant c’était assez compliqué parce que j’avais des idées sur ce que je voulais faire, créer une structure qui allait s’occuper des jeunes dans le renforcement des capacités, question de leadership, question d’entrepreneuriat, question d’engagement citoyen etc.… Il me fallait trouver un environnement qui allait me permettre de commencer tout ça. Aujourd'hui je peux dire que j’ai été chanceux de tomber sur des personnes qui m’ont permis de rentrer dans ce que je voulais faire. Ils se reconnaitront.

Au lieu de commencer une structure j’avais préféré rejoindre une autre, parce qu’en échangeant avec des ami(e)s j’avais trouvé que ce qu’ils faisaient ou ce qu’ils avaient l’intention de faire rencontraient pour beaucoup les idées que j’avais. Comme ça j’ai rejoint AveC (Avenir Citoyen) et on à commencé à former des jeunes.



Comité AveC lors de l'activité Self  Discovery Journey le 30 juin 2016


Apres c’est comme ça que plus tard j’ai eu l’opportunité de devenir consultant et formateur pour NDI (National Democratic Institute) une ONG américaine qui fait la promotion de la démocratie. Comme ma spécialité à l’université quand j’ai fait mon Master c’était plus du côté gouvernance, gestion de conflit, leadership,…Voilà j’ai commencé à former, mais d’avantage j’ai formé les jeunes qui sont dans les Ligues des jeunes des partis politiques sur les questions de leadership et de politique.

Par la suite j’ai eu  un autre contrat toujours avec NDI pour donner une formation  sur la réflexion prospective sur le processus électoral en RDC. Donc j’ai dû faire moi-même une formation en prospective pour former des gens.

Que faites-vous actuellement ?

Je suis un consultant indépendant, j’ai travaillé avec NDI et pendant que j’étais à Washington pour YALI j’ai rencontré le responsable de Global Intergrity (une structure qui suit les tendances de la gouvernance et de la corruption dans le monde entier en utilisant des équipes locales) qui m’a sollicité pour devenir évaluateur national en RDC 2014-2015. Et cette année je suis devenu chercheur principal de Global Intergrity au Congo.

En dehors de Global Intergrity, je suis en train de mettre en place un institut de politique publique qui s’appelle BUSWE. Hormis cela je suis Coordonnateur National du réseau YALI-Congo, je suis chargé de formation de l’ONG Avenir Citoyen (AveC), je travaille beaucoup avec des structures de jeunesse.

Comment trouvez-vous  le temps pour vous départager ?

Comme consultant indépendant, je ne suis pas quelqu’un de tenu par une structure où je suis bloqué. Dans le cadre d’AveC par exemple, ce n’est pas un emploi, mais une position que j’occupe, c’est du volontariat, ce n’est pas une structure où tu es là en permanence et c’est le cas de YALI également. Ce qui me prend peut être plus de temps c’est Global Intergrity avec les recherches.

Qu’est-ce que YALI ?

YALI (Young Africain Leaders Initiative) c’est une initiative du président sortant des USA Barack OBAMA pour le renforcement des capacités des jeunes leaders africains mise en place depuis 2010. Dans sa conception actuelle, YALI compte 3 composantes et le programme phare est le Mandela Washington Fellowship. La première édition de Mandela Washington Fellowship a eu lieu en 2014 avec 500 jeunes africains du Sud-Sahara dont 12 congolais qui se sont retrouvés aux USA dans des universités pendant six semaines et après ils ont eu un sommet avec le président Barack OBAMA en suite en 2015 y a eu encore 500 jeunes qui se sont rendus aux USA, il y avait 14 congolais dont moi-même.



Les bénéficiaires de la bourse « Mandela Washington Fellowship » 2015 
 

Les bénéficiaires de la bourse « Mandela Washington Fellowship » 2015


Les bénéficiaires de la bourse « Mandela Washington Fellowship » 2015 à Washington



Mandela Washington Fellowship C’est 3 programmes : Business et entrepreneuriat, Leadership civique et Publique management, et moi j’étais dans public management. C'est-à-dire, la gestion de la chose publique.

Comment êtes-vous devenu coordonnateur national de YALI-Congo et en quoi cela consiste?

Après 2014, il y a eu une forte volonté de réunir les YALI, d’organiser une structure qui puisse gérer ou coordonner les YALI dans le pays comme dans d’autres pays aussi. Il y a d’abord eu une plate-forme en ligne avec Google où l’on rajoutait  les jeunes qui sont membres du réseau YALI en ligne. Finalement il s’est posé un problème, il fallait formaliser la structure et avec d’autres YALI, y a eu l’idée de se réunir à Kinshasa en mars 2016. Nous avons eu des jours des travaux sur la création de la structure et le dernier jour y a eu des élections. Je n’avais jamais pensé à être coordonnateur national, mais y a eu des voix qui m’ont poussées à poser ma candidature, je l’ai fait et j’ai été élu pour un mandat de 2 ans non renouvelable en présence des représentants de l’ambassade des USA.

Comme coordonnateur national, je suis là pour coordonner toutes les activités du réseau. On élabore un programme national sur les formations qui vont dans le sens des domaines de Business et entrepreneuriat, Leadership civique et Public management. Ces programmes sont suivis à travers le pays avec les autres coordinations provinciales qui sont autonomes. Dans mon travail, j’essaye de faire en sorte de davantage faire connaitre le réseau YALI à travers le pays, faire en sorte que les jeunes congolais  bénéficient au programme des formations que ça soit aux USA ou à Nairobi et même ici sur place à travers des cours que nous avons en ligne, des formations et conférences que nous organisons.

Etant donné que YALI est une initiative du président Barack OBAMA, remplacé aujourd’hui par Donald TRUMP qui nous a montré sa position sur la politique étrangère lors de la campagne électorale. Ne craignez-vous donc pas qu’il puisse suspendre le programme?

Ça ce sont des choses qu’on verra…

En 2015 nous  avions posé la question au Président Obama de savoir si le programme allait continuer après lui. Sa réponse était que le programme va continuer. Il pense que le programme va continuer parce qu’il va être institutionnalisé. Donc il ne va plus dépendre de l’administration Obama.

Quelle est la contribution de YALI dans la jeunesse congolaise ainsi que tous ces programmes et actions qui l’accompagnent ?

L’idée derrière YALI c’est de renforcer les capacités des jeunes leaders africains. Généralement ce sont de jeunes qui sont déjà engagés dans leurs communautés, qui font bouger certaines choses, qui sont des acteurs de changement dans leurs communautés qui sont sélectionnés pour participer aux programmes Yali (USA, KENYA). Yali leur donne des connaissances et outils dont ils ont besoin pour améliorer ce qu’ils font déjà. Pour être pris dans business et entrepreneuriat par exemple, il faudrait montrer des connaissances dans ce domaine, soit avoir déjà un business qui roule ou avoir des idées pour construire un business.

En termes d’impact, quand les jeunes reviennent des formations YALI, il y en a qui bénéficient des subventions pour le lancement de leurs projets ou pour renforcer leurs business. Et à leur retour au pays ils influencent leurs communautés par l’amélioration de leurs business. Ces jeunes reçoivent des connaissances qui leur permettent d'améliorer leurs performances comme leader, le travail de leurs différentes structures   
Autre chose avec YALI c’est ce qu’on appelle le Giving Back to the community, c’est rendre à la communauté. Nous qui avons bénéficié, on ne garde pas ces connaissances pour nous, on doit partager avec les autres. C’est ainsi que nous organisons des formations par-ci, par la pour permettre à ceux la qui n’ont pas eu la chance d’aller là-bas d’avoir les mêmes connaissances que de fois notre système éducatif ne nous donne pas.

Et s’il faudrait que je revienne à moi, le travail que j'ai fait avec NDI comme consultant et formateur des jeunes des partis politiques, me renforce dans la position de public management parce que je travail de tel sorte à améliorer la gouvernance en RDC.

C’est quoi le volontariat et qu’est-ce que vous gagnez en retour ?

Pour moi, le volontariat c’est donner de son temps, de sa personne, de son intelligence, de son énergie pour contribuer à un bien-être commun au sein de la communauté.

Nous, les Alumni (Anciens boursiers de programmes d’échanges sponsorisés par le Département d’Etat Américain) avons lancé un programme qu’on appelle le Community Service Day (CSD) c’est-à-dire jour de service communautaire. Tous les mois une fois, nous descendons quelque part rendre des services gratuits dans la communauté et aujourd’hui nous avons atteint un grand nombre de volontaires qui viennent.

Photo prise apres la journée CSD de juin 2016




Photos prises lors de la Journée Internationale du volontariat organisée le 3 décembre 16


Qu’est-ce que l’on gagne ? Déjà, pas de l’argent, mais nous gagnons beaucoup.

Le volontariat est une sorte de formation car on acquiert de l’expérience qui peut nous servir à l’avenir ( Le volontariat est considéré dans beaucoup de structures comme une expérience professionnelle. Ce qui est une bonne chose pour les Étudiants et ceux qui viennent de terminer les études. Dans les structures internationales par exemple le volontariat a une importance.
Au-delà de tout ça, en faisant du volontariat tu contribues au bien-être de ta communauté, le volontariat t’apporte une sorte de reconnaissance sociale, ça te permet de rencontrer des gens qui  peuvent t’ouvrir des portes dans l’avenir. Qui sait?


CSD du 29 octobre au jardin botanique de Kinshasa

CSD du 29 octobre au jardin botanique de Kinshasa

Pendant que vous organisez vos activités dans le cadre de CSD, y a-t-il des sponsors qui sont derrière vous ?

Non, il y a pas  de sponsors, c’est vraiment du volontariat. Le don en matériel  ce n’est pas ce qui vient en premier pour nous. Ce qui compte le plus pour nous, c’est le don de soi, donner de sa personne, mais des fois quand on a l’occasion de faire un don de matériel , on le fait. Comme par exemple quand on a besoin de repeindre une école ou réparer des bancs, on effectue un appel à la contribution où chacun apporte ce qu’il peut (des clous, des ciments, de la peinture, des brosses, etc.).

Pensez-vous avoir atteint le quota normal des volontaires partout dans le pays ?

On veut avoir d’avantage des volontaires, on veut avoir beaucoup plus de gens parce que l’idée c’est de transmettre une culture. Plus on aura des gens, plus la culture va s’installer. L’idée c’est plus tard avoir des millions de volontaires dans le pays. Pourquoi pas du Congolais un volontaire, une personne engagée dans la vie de son pays ?

Nous avons des grandes ambitions par rapport à ça qui vont au-delà du rêve, c’est une vision pour que ça devienne un véritable phénomène dans notre société.

Et à chaque fois que les volontaires arrivent, nous leur demandons d’aller multiplier ces connaissances ailleurs.

C’est quoi le leadership ?

Par essence, le leadership est une forme de volontariat. Parce que si l’on doit prendre un leader c’est quelqu’un  qui a une vision qui veut amener les gens à atteindre un objectif commun, il sait comment y arriver, mais il doit transmettre cela aux autres parce que seul il n’y arrivera pas, il y arrive qu’avec le concours des autres. La base c’est le volontariat.

L’objectif du leadership c’est de créer d’autres leaders c’est de transformer les gens. C’est pour ça que le leader agit en montrant l’exemple, lui-même devient un volontaire, lui-même est dans l’action, et ensemble vous êtes transformé. Ce n’est pas quelqu’un d’accompli ou qui n’a plus besoin d’avancer, c’est quelqu’un qui continue à se perfectionner et il se perfectionne dans l’échange avec les autres, il se perfectionne dans le fait que les autres grandissent et s’améliorent.

En tant qu’un jeune leader congolais, encouragez-vous les jeunes à jouer à la DV Lottery ?

En ce qui me concerne, je ne me suis jamais vu postuler à la DV Lottery, peut être que ça changera un jour... Mais je pense que ça dépend de ce que les gens recherchent, s’il y a des jeunes qui veulent aller étudier, apprendre certaines choses par exemple ou qui ont des intentions nobles et que c’est la voie pour eux d’y arriver pourquoi pas. Ce qui serait mauvais c’est de croire qu’aller aux usa c’est la fin de tous les maux.

Vous œuvrez dans les activités qui encouragent l'entrepreneuriat, le leadership, la démocratie et le développement. Quel est votre point de vue sur la situation politique actuelle de la RDC où la démocratie semble être handicapée et comment pensez-vous que la RDC pourrait se développer et améliorer ses conditions de vie partant de ses ressources humaines et richesses naturelles actuelles ?

La situation actuelle est une situation très délicate. On devait organiser les élections, on se retrouve à un point où les  élections ne sont pas probables. C’est douloureux de voir que nous sommes un pays avec un énorme potentiel, ce qu’on a les ressources qu’il faut pour bien faire les choses, mais on ne l’a pas fait et on a là, l’occasion d’envoyer un signal fort au reste du monde par rapport à l’avenir de la démocratie dans notre pays, si nous réussissons à avoir une bonne transition. Ça sera une très bonne chose.

Il faut voir dans quelle mesure amener le potentiel humain à fonctionner à son maximum, c’est-à-dire comment est-ce que développer d’avantage l’humain. Aussi longtemps qu’on n’aura pas créé cet humain capable de porter cette émergence, ça va rester dans le monde des rêves. Le plus important c’est de renforcer l’humain et ça avec notre système éducatif.

Bien que certains considèrent ça comme une malédiction, on a quand même la chance d’avoir ces ressources naturelles et  si l’on sait les exploiter, ça sera une bonne chose. C’est ainsi il faut avoir l’homme capable de les exploiter.

Quel est le rôle que devrait jouer l’Etat congolais dans ce que vous faites et qu’a-t-il déjà apporté comme contribution ?

En termes de contribution, je ne voudrais pas dire rien…
Je crois que gouvernement devrait d’avantage s’impliquer dans les questions d’accompagnement des  jeunes. Il y a plusieurs structures des jeunes qui essayent de se battre en donnant le meilleur . Elles ont besoin de l’appui de l’Etat, cet appui ne sera pas nécessairement financier, mais des fois l’impression juste de se savoir soutenu, accompagné, permet de se donner d’avantage.

Avez-vous des ambitions politiques ou d’autres types d’ambitions ?

Je pense que l’avenir nous en dira d’avantage.

Mes ambitions ne tournent pas nécessairement autour de ma personne, mon souci c’est de contribuer à construire un pays grand où il fait beau d’y vivre…
Je vis ce que j’ai appris au quotidien. J’ai toujours pensé que l’influence pour moi ne se résume pas à une position, à occuper un quelconque poste pour influencer.

Je suis quelqu’un d’ambitieux, j’ai une structure (BUSWE) qui apportera beaucoup dans les années à venir. C’est un réservoir de pensées. L’idée c’est d’avoir une structure qui travaille sur les politiques publiques, c’est-à-dire on mène  des recherches et on propose des politiques publiques innovantes. Et on devra travailler avec le gouvernement, l’assemblée nationale… BUSWE nous permettra de quitter dans le monde des théories superficielles et d’avoir des sujets enrichis qui vont faire avancer le pays, nous l'espérons.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez par rapport à vos activités ?

Avec le CSD La difficulté que nous pouvons souligner est celle liée aux moyens financiers. Parce que si l’on voudrait vraiment impacter comme on le souhaite, il faudrait qu’il y ait beaucoup des moyens. Après une activité, quand vous partez avec le sentiment de n’avoir pas assez donné, de n’avoir pas fait ce qu’il fallait, cela dérange un peu. Mais le fait d’avoir donné avec le cœur nous apaise.

L’autre difficulté est la non implication de l’Etat. C’est quand même triste de voir que c’est plutôt des structures étrangères qui vous aident et accompagnent alors que votre propre gouvernement ne s’implique pas vraiment.

Et avec YALI, la difficulté est qu’au lieu d’être vu comme un acteur à utiliser pour influencer positivement le pays, vous êtes vu comme des opposants, des gens qui veulent renverser le pouvoir.


C’était donc là l'essentiel de notre interview, si vous avez des questions ou proposition à soumettre, laissez les nous dans l'espace des commentaires ou écrivez nous par mail et nous vous répondrons rapidement.

Abonne-toi par email 📬

Amour coupable