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vendredi 23 décembre 2011

Etienne Tshisekedi a prêté serment à domicile

Etienne Tshisekedi, rival de Joseph Kabila, n'a pas pu aller prêter serment comme il en avait l'intention au stade des Martyrs, entouré de ses partisans. Le président autoproclamé a donc prêté serment chez lui. La police l'a empêché de sortir de sa maison. Le quartier de Limete est bouclé. Les supporters de l'opposant n'ont pas réussi non plus à accéder au stade, ce vendredi 23 décembre 2011.
L'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection de Joseph Kabila à la présidentielle et s'est autoproclamé président « élu » de la RD Congo, a prêté « serment » vendredi 23 décembre 2011, chez lui à Kinshasa. Le rival et opposant de Kibila a été empêché de le faire en public comme il le souhaitait, a constaté l'AFP. Etienne Tshisekedi a prêté serment dans sa maison du quartier de Limete à Kinshasa, en présence de plusieurs dizaines de ses partisans et devant des responsables politiques de l'opposition, a encore constaté l'Agence France presse.
Les autorités avaient interdit le rassemblement prévu dans la matinée dans un stade de la capitale où l'opposant voulait faire sa prestation « devant le peuple congolais ».

A Limete, commune de Kinshasa où se trouve la résidence d’Étienne Tshisekedi, la situation paraît calme : la circulation est normale sur le boulevard Lumumba qui mène vers le centre-ville, mais l'activité est quelque peu ralentie sur la place la plus importante de la ville.
Une forte présence policière est cependant visible tout autour du quartier où réside Etienne Tshisekedi, le leader de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social).
Tous les issues pour accéder à la résidence du leader de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), proclamé président de la République, sont verrouillées. On peut sortir de ce périmètre quadrillé mais personne ne peut entrer. Des pick-up de la police patrouillent avec ses proches et Etienne Tshisekedi est donc coincé dans sa résidence.
Côté stade des Martyrs où l'opposant a prévu de prêter serment en tant que chef de l'Etat, trois chars de la garde républicaine sont toujours là.
Des camions, bondés de militaires armés jusqu'aux dents, sont visibles dans les environs. Au rond-point Victoire, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et on a entendu des tirs en début d'après-midi.
Certains combattants de l'UDPS ont été brutalement interpellés par la police et d'autres portés disparus.

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