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mardi 28 décembre 2010

JOYEUX NO√čL A TOUS

La f√™te de no√ęl et de bonne ann√©e √† Kinshasa, certains s'int√©ressent et d'autres s'en foutent car c'est ne pas leurs affaires comme le cas des musulmans, des sacrificateurs et d'autres non chr√©tiens.





Et pendant que certains parents ach√®tent de jou√©s pour leurs enfants d'autres ne savent pas comment s’en sortir.


Il faut noter que dans certains pays il est impossible de fêter car il neige abondamment et aussi qu'il pleut incroyablement.
Les neige on paralysé une partie de la France, à Roissy et à Londres.
En cote d'ivoire les habitants f√™tent no√ęl avec une crainte de la guerre suite √† la crise politique qui r√®gne.


mercredi 22 décembre 2010


Souverain Sacrificateur Kadima Bakenge Musangilayi
LES DIX PRINCIPALES LE√áONS DU PROPH√ąTE KADIMA sont:
1. La Vocation ou l’appel de Dieu ;
  • th√©ologie :une personne ne peut devenir sacrificateur s'il n'a pas r√©ussi l'appel de Dieu.
  • cat√©chisme :les 4 √©tapes qui conditionnent l'incorporation au sein de la famille des sacrificateurs sont : avoir la vocation ou l'appel de Dieu ,r√©pondre √† l'appel ,renoncer d√©finitivement √† tout mal ou p√©ch√© ,se faire baptiser.
2. La Sainteté ;
  • th√©ologie :voici je te recr√©√©
  • cat√©chisme :thermom√®tre de conversion
3. Le Sacerdoce ;
  • th√©ologie :Mon fils Kadima mets toi a genoux.
  • cat√©chisme :tous ce que fait un sacrificateur constitue sa pri√®re .

4. La Soumission ;
  • th√©ologie :Mon fils Kadima mets toi a genoux.
  • cat√©chisme : La parole de notre DIEU dit ceci .

5. Les prophètes et leurs enseignements ;
  • th√©ologie :l'enseignement d'un proph√®te
  • cat√©chisme :nous t'avons vu ;nous t'avons connu et nous t'acceptons.

6. La genèse du royaume des Sacrificateur ;
  • th√©ologie :Il me donna un livre et un sceptre dans la droite et dit :ceci sont pour r√©√©difier mon √©glise qui est souill√©e sur la terre.
  • cat√©chisme :Le v√©ritable √Čglise est celui qui provient de DIEU.

7. Les épreuves que rencontre un sacrificateur dans son ministère sacerdotal ;
  • th√©ologie :Victoire sur 4 monstres.
  • cat√©chisme :Les epreuves qui surgissent dans la vie sacrificatrice sont les tentations pour vaincre le mal.
8. Comment surmonter des épreuves dans la vie sacerdotale ;
  • th√©ologie : Apr√®s la recr√©ation, je me vis habill√© d’un costume royal, des chaussures, d’une couronne et tenant un sceptre √† la main droite, le tout en m√©tal blanc.
  • cat√©chisme :Applaudissons et proclamons nous avons gagn√©s.

9.Le sacerdoce est la vie matérielle ;
  • th√©ologie :Il me donna dans la main gauche 30.000 francs.
  • cat√©chisme :Attention voici ce qui domine actuellement le monde.
10. Les quatre catégories des sacrificateurs et leurs enseignements;
  • th√©ologie :Tu es sacrificateur √† pr√©sent tu retourne sur la terre en compagnie des ch√©rubins et des s√©raphins
  • cat√©chisme : attention avec la camera.



vendredi 17 décembre 2010



Les pr√©sidents connu par la RDC: J. KASA-VUBU, J. MOBUTU, L.D. KABILA et J. KABILA 



LA R√ČPUBLIQUE D√ČMOCRATIQUE DU CONGO

La géographie

LE CADRE

La R√©publique D√©mocratique du Congo √©tend son vague profil √©l√©phantesque sur 2 344 932 km2, soit un peu moins de cinq fois que la France et 80 fois la Belgique. Compris entre 5° 2' de latitude nord et 13° 5° de latitude sud il s'√©tend de 120 15' √† 31° 15' eu longitude est. Il a 9165 km de fronti√®res : avec la R√©publique populaire du Congo et la R√©publique centrafricaine √† l'ouest et au nord ; avec le Soudan au nord-est ; l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie √† l'est ; avec la Zambie au sud-est et au sud ; avec l'Angola √† l'ouest. Au nord de l'estuaire du fleuve Congo, une quarantaine de kilom√®tres de c√ītes constitue la seule ouverture sur l'oc√©an Atlantique.






Le Climat

Le pays se situant de part et d’autre de l’√Čquateur, le climat dominant est √©quatorial, chaud et humide en permanence, avec cependant des nuances selon la latitude et l’altitude. La partie centrale du territoire subit des pluies abondantes r√©parties sur toute l’ann√©e, la temp√©rature se maintenant constamment autour de 26!°C. Au nord et au sud du pays se succ√®dent, en revanche, saison des pluies (durant en moyenne huit mois) et saison s√®che. Sur les reliefs les plus √©lev√©s, les chutes de neige sont importantes, le climat √©tant temp√©r√©, de type alpin, aux altitudes interm√©diaires

Du point de vue climatique on peut schématiser la situation du Congo en imaginant une frontière septentrionale "moyenne" qui serait placée au 4ème degré de latitude nord et une frontière méridionale "moyenne" placée au l2e degré de latitude sud.

La zone de climat √©quatorial travers√©e en son milieu par l'Equateur occupe donc presque enti√®rement la moiti√© septentrionale du Congo, limit√©e toutefois √† l'est par le rebord montagneux. Elle est caract√©ris√©e par une humidit√© abondante et constante, une chaleur √©lev√©e et assez uniforme (minimum 25 oC), des pluies √©galement r√©parties tout au long de l'ann√©e atteignant une hauteur moyenne de 150 √† 200 cm dans une bande de 300 km environ de largeur centr√©e sur Mbandaka o√Ļ passe l'Equateur et Kisangani situ√©e √† 75 km au nord de l'Equateur.

Les deux zones de climat tropical sont très inégales en étendue. Dans le Nord, la grande foret caractéristique du climat équatorial ne fait place à une savane arborée qu'à 100 km environ de la frontière (RCA) dans le quart Nord-ouest et à 250 km environ de la frontière (RCA et Soudan) dans la région de l'Ue1e. Dans le Sud, la zone de climat tropical à saisons de plus en plus nettement marquées (de trois à 6 mois de saison sèche) commence à environ 400 km de la frontière (Angola) sa moitié occidentale, et à environ 900 km de la Frontière (Angola et Zambie) dans sa moitié orientale. A Kinshasa située à 500 km de l'Equateur, l'alternance de saisons sèches (quatre mois en tout) et de saisons des pluies est déjà très nette. A Lubumbashi à 1300 km de l'Equateur,on compte six mois de sécheresse relative et les variations de température diurne et nocturne deviennent d'autant plus sensibles dans les régions montagneuses du sud et de l'est du Katanga.

La zone de climat d'attitude caractérise le rebord montagneux de la frontière orientale. La température s'abaissant en moyenne de 1 degré par 180 m d'accroissement d'altitude, on considère des variations considérables climatiques et écologiques en s'élevant le long des pentes des grands massifs de des Virunga (de 3000 à 5000 m).

Une petite zone de climat océanique doit être signaler. A l'embouchure du Congo, le présence du courant froid de Banguelo provoque un abaissement considérable de la température et une diminution de la pluviométrie qui ne dépasse guère Boma 80 cm de hauteur annuelle'.


Géologie et relief

Le relief du Congo est tout à fait particulier. Il est caractérisé par une immense plaine centrale drainée par le fleuve Congo et ses affluents. couverte par la grande forêt équatoriale et entourée d'un bourrelet montagneux irrégulier. On la compare généralement pour cette raison à une cuvette, bien que ce son altitude moyenne s'élève à 400 m.

Les lacs Tumba et Inongo ( ex-leopold-II) situ√©s au sud-ouest de la cuvette et en son point le plus d√©prim√© (340 m d'altitude) repr√©sentent les derniers vestiges de l'ancienne mer int√©rieure colmat√©e, au cours du quaternaire seulement, par des d√©p√īts fluvio-lacustres.

A l'ouest, le long du cours de l'Oubangi, la plaine centrale congolaise se continue au-del√† fronti√®re sur le territoire du Congo-Brazzaville. Partout ailleurs, elle est s√©par√©e des fronti√®res par une p√©n√©plaine sablonneuse, d'une altitude inf√©rieure √† 1 000 m form√©e √† partir du carbonif√®re sup√©rieur (√† la fin de l'√®re primaire) et dont la largeur ne d√©passe gu√®re 200 km, sauf au sud o√Ļ elle se poursuit dans l'Angola.

C'est dans la partie orientale du Congo (Province orientale, Kivu, Katanga) que se trouvent les plus anciennes formations g√©ologiques. Etaient √©galement √©merg√©es au d√©but de l'√®re primaire une partie du Kasa√Į et la zone des monts de Cristal dans le bas Congo. Ce qui existait alors de l'Afrique centrale appartenait avec l'Afrique australe √† l'hypoth√©tique "continent de Gondwana" qui comprenait √©galement l'Am√©rique du Sud, Madagascar et l'Inde p√©ninsulaire. La s√©paration des sous-continents africano-br√©silien et indien se serait effectu√©e durant l'√®re secondaire. La s√©paration de l'Afrique et du Br√©sil commenc√©e au cr√©tac√© n'aurait √©t√© compl√®te qu'√† la fin de l'√®re tertiaire.



HYDROGRAPHIE

L'immense fleuve Congo constitue la plus grande r√©serve hydro-√©lectrique du monde. A ceci, s' ajoute l'√©norme masse d'eau douce et brun√Ętre de 23 √† 75 000 m3 d√©vers√©e chaque seconde dans l'Atlantique qui se voit encore √† la surface de l'Oc√©an √† plus de 20 km de la c√īte et qu'elle a creus√© au cours des temps un chenal sous-marin descendant √† pr√®s de 3 000 m de profondeur sut pr√®s de 100 km de longueur.

Le territoire du Congo correspond à la presque totalité du bassin du fleuve Congo, sixième fleuve du monde par sa longueur (4700 km) et deuxième par son aire de drainage. Comme celui de l'Amazone qui seul le dépasse, son débit est exceptionnellement régulier variant de 23 000 à 75 000 m3, soit sensiblement de 1 à 3, alors que celui du Mississippi varie de 1 à 20 et celui du Nil (avant la terminaison du Haut-Barrage d'Assouan) de 1 à 48. Avec ses affluents, le Congo offre au total 14 500 km de voie navigable aux barges de 150 à 350 t et 2 785 aux barges de 800 t et plus.

Le fleuve Congo est apr√®s le Nil le plus long fleuve africain (4 320 km) avec un d√©bit de 40 000 m³/seconde. Sa position √† proximit√© de l’√©quateur lui vaut de poss√®der le d√©bit le plus important du continent africain. Seul l’Amazone le d√©passe sur ce plan au niveau mondial. Son bassin est vaste de 3,75 millions de km2. Sa position √† cheval sur l'Equateur et la r√©partition presque homog√®ne de ses affluents dans les deux h√©misph√®res r√©gularisent son d√©bit et en font le fleuve le plus r√©gulier du monde. 

En effet, son d√©bit varie de 1 √† 3 tandis que celui de l'Amazone varie de 1 √† 200. A bien des √©gards, le Congo est l’art√®re vitale du pays : non seulement il fournit du poisson et de l’√©lectricit√©, mais il constitue une voie de communication indispensable. Il prend sa source dans le sud du Katanga, dans le village de Musofi √† une altitude de 1 435 m√®tres et porte le nom de Lualaba jusqu'√† Kinsangani. Entre Kinshasa et Matadi, son parcours subit de nombreux √©tranglements cr√©ant des zones de rapides infranchissables avec une d√©nivellation de 265 m√®tres sur une longueur de 300 km. A 40 km de Matadi, √† hauteur d’Inga, le cours du fleuve Congo s’abaisse de 102 m√®tres en 15 km et, au-del√† de Matadi, il s’√©largit avec 4,6 km √† Boma et 10 km √† Banana, son estuaire. Il se jette dans la mer par un large estuaire et sa puissance est telle qu'on reconna√ģt ses eaux jusqu'√† 45 km en plein oc√©an. Le fleuve Congo forme avec ses affluents 14.166 km de voies navigables.

Le cours du fleuve Congo lui-m√™me est habituellement divis√© en trois portions : 

l°. Le Lualaba ou cours sup√©rieur prend sa source √† 1 550 m d'altitude √† une centaine de kilom√®tres √† l'ouest de Lubumbashi, tout pr√®s de la fronti√®re zambienne. Apr√®s avoir poursuivi un cours torrentueux sur 400 km, il devient navigable √† partir de Bukama jusqu'√† Kongolo. Sur ce parcours de 600 km il re√ßoit √† droite plusieurs affluents importants, dont la Luvua et le Luapula qui lui am√®ne les eaux des lacs Bangweolo (Zambie) et Moero (fronti√®re Congo-Zambie), et la Lukuga qui lui apporte les eaux des lacs Tanganyika et Kivu. 

Le Lualaba redevient navigable sur 110 km entre Kasongo et Kibomho, puis de nouveau sur 310 km entre Kindu et Pontierville, au-del√† duquel la navigation est arr√™t√©e par les Stanleyfalls, situ√©es imm√©diatement en amont de Kisangani ; 

2° Au-del√† de Kisangani, le Lualaba prend le nom de Haut- Congo et change de direction et s'√©largit consid√©rablement. Fleuve immense et majestueux, il re√ßoit sur ses deux rives de nombreux affluents eux-m√™mes navigables sur des distances √©normes, tels que la Mongala (329 km), la Lulongi-Lapouri (950 Km) l' Ubangi (669 km), la Tsampa (797 km), le Kasa√Į-sankuru (1100 km). Apr√®s Bolobo, le lit du fleuve se r√©tr√©cit sensiblement jusqu'au Stanley-pool, lac fluvial de 1 500 Km2 aux extr√©mit√©s duquel se trouvent Kinshasa et Brazzaville. 

Entre Kisangani et Kinshasa, le bief navigable est long de 1 724 km ; 3° En aval de Kinshasa, le Bas-Congo creuse dans les monts de Cristal une gorge √©troite profonde et sinueuse. Sur une distance de 350 km, il forme trente-deux chutes et rapides et descend de 260 m environ. A Matadi, le Congo redevient navigable et commence son bief maritime qui s'√©tend jusqu'√† Banana sur 197 km . A Boma, le fleuve mesure d√©j√† 5 km de largeur ; √† l'arriv√©e dans l'Atlantique, √† Banana, 17 km d'estuaire s√©parent la c√īte congolaise de la c√īte angolaise.

Pour se repr√©senter les dimensions gigantesques du bassin du fleuve Congo par rapport √† la petite Europe, il convient de rappeler que l'Oubangui a les dimensions du Danube ; que le Kasa√Į et ses affluents drainent un territoire grand comme une fois et demie la France ; que le site d'lnga sur le Bas-Congo

.

Les principaux affluents du fleuve Congo sont :

  • la Luvua, qui d√©verse dans le fleuve les eaux du lac Moero 
  • la Lukuga, qui est l'exutoire du lac Tanganyika 
  • la Lomami, qui prend sa source aux Monts-Mitumba, pr√®s de Kamina, et coule parall√®lement au fleuve jusqu'au confluent 
  • l'Aruwimi, l'Itimbiri, la Mongala, la Lulonga et la Ruki dans la cuvette centrale 


le Kasa√Į, dont le d√©bit est de 12.000 m³/sec. et la longueur est de 2.000 km. C'est l'affluent le plus important, situ√© enti√®rement dans la zone tropicale de l'h√©misph√®re sud. Les principaux affluents du Kasa√Į sont le Kwango, le Sankuru et la Lulua. 
l'Ubangi est l'affluent le plus long avec 2.300 km et se classe deuxi√®me par son d√©bit apr√®s le Kasa√Į. Il est situ√© enti√®rement dans la zone tropicale de l'h√©misph√®re nord.




LA V√ČG√ČTATION

Li√©e au climat et au relief, la couverture v√©g√©tale du sol congolais se r√©partit en deux grandes cat√©gories : la for√™t et la savane. 

La for√™t couvre une superficie de plus d'un million de kilom√®tres carr√©s, soit un peu moins de la moiti√© de la surface du Congo. Elle constitue l’un des derniers habitats, relativement pr√©serv√©, des Pygm√©es. De nombreuses esp√®ces d’arbres √† latex et de palmiers √† huile sont originaires de la r√©gion, ainsi que le caf√©ier et le cotonnier, et, parmi les arbres fruitiers, le bananier, le plantain et le cocotier.

Elle s'√©tend dans la zone de climat √©quatorial sur la totalit√© de la cuvette centrale qu'elle d√©borde logement au nord et surtout √† l'est, de sorte que le couloir de savane longeant les lacs tectoniques est extr√™mement √©troit. La v√©g√©tation excessivement dense. l'absence du soleil, les fonds souvent boueux et mar√©cageux y rendent la circulation difficile surtout dans l'Est o√Ļ les affluents du Congo ne sont pas navigables. 

En dehors de l'immense bloc de la grande for√™t centrale,il faut citer la for√™t du Mayumbe sur la rive droite du Bas-Congo et les galeries foresti√®res qui accompagnent le cours de reste tous les affluents du Kasa√Į-sankuru jusque loin au sud de la grande for√™t.

La savane couvre les plus hautes r√©gions p√©riph√©riques du bassin du Congo, plus ou moins arbor√©e occupe les deux zones de climat tropical. La circulation y appara√ģt beaucoup moins facile que dans la savane "soudanaise" de l'Afrique occidentale en raison du nombre et de l'importance des affluents du Kasa√Į-Sankuru qui coulent dans une direction sud-nord. Il n'existe pas au Congo de correspondant au Sahel de l'Afrique occidentale puisque pratiquement aucune portion du Congo ne conna√ģt la s√©cheresse.


Faune et protection de la nature

La faune congolaise, d'une richesse et d'une diversité remarquables, comprend plusieurs espèces rarissimes et protégées depuis longtemps.

La notion de protection de la nature est ancienne puisque, d√®s 1889. le roi L√©opold 11 ordonnait la constitution de r√©serves animales dans le but d'√©viter la destruction inconsid√©r√©e des √Čl√©phants . A partir de 1920, plusieurs r√©serves de chasses furent d√©limit√©es et un d√©cret du 26 novembre 1934 cr√©ait un Institut des Parcs nationaux du Congo belge.

Le Parc national Albert, √©tabli √† partir de 1929. repr√©sente, de l'avis des sp√©cialistes. l'exp√©rience la plus r√©ussie dans le monde entier de ce qu'on appelle la r√©serve int√©grale o√Ļ l'√©volution du monde v√©g√©tal et animal est laiss√©e sans aucune intervention humaine. Il s'√©tend sur 300 km de longueur et 150 km de largeur (800 000 ha) couvrant des milieux biologiques exceptionnellement vari√©s depuis le lac Kivu et la cha√ģne des volcans Virunga jusqu'au pied des cimes neiges du Ruwenzori, en longeant l'immense plaine qui borde le lac √Čdouard. C'est dans la foret de la Semliki, au nord du lac √Čdouard √©t√© d√©couvert √† la fin du xix √®me si√®cle le fameux Okapi, esp√®ce particuliers aux for√™ts de l'est du Congo. Le lac √Čdouard constitue le lac le plus poissonneux du Congo et sans doute la nappe d'eau la plus anim√©e du monde avec ses innombrables oiseaux aquatiques et ses milliers hippopotames.


Sur les pentes des Virunga vivent des colonies de gorilles uniques au monde. Dans toute l'étendue du parc se rencontrent à foison : éléphants, buffles, lions, antilopes, gazelles, phacochère- chères, hyènes, etc.



Le Parc national de la Garamba. institué par décret du 17 mars 1938. occupe une superficie de 492 000 ha au nord de Faradje près de la frontière soudanaise. On y trouve en plus de tous les grands mammifères du Parc Albert (sauf l'okapi et le sanglier géant ou hylochère) des animaux rares tels que le rhinocéros blanc, la girafe et l'élan de Derby.

Le Parc national de l'Upemba, créé en 1939. couvre une superficie de 1 170 000 ha dans la province du Katanga. Il englobe le: monts Kibara et d'importants secteurs des lacs Upemba et Kisale et la totalité du lac Kabwe.



Le Parc de Maiko dans la forêt de l'Ituri est essentiellement destiné à la protection de l'okapi et des gorilles, sur 600 000 ha (Province orientale). Le 12 décembre 1970, un décret signé par le général Mobutu a crée quatre nouveaux Parc nationaux :



Le Parc de Kundelungu couvre 120 000 ha dans le sud-est de la région du Shaba à 150 km au nord de Lubumbashi. On y trouve en abondance de: espèces en voie de disparition dans le reste du Congo, telles que l'Antilope-sable ou antilope noire et le et le guépard

Le Parc de Salonga a une superficie de 3,5 millions d'hectare englobant une grande partie de la province de l'Equateur et du Kasa√Į occidental


















Dans la petite réserve de Kaozi-Biega établie à proximité de la ville de Bukavu, on peut observer des familles de gorilles en liberté.


√ČVOLUTION CULTURELLE
L'√©volution culturelle a √©t√© marqu√©e par la colonisation belge dans le domaine de l'enseignement. C'est assez r√©cemment qu'une litt√©rature et un th√©√Ętre francophone se sont √©panouis. Par ailleurs, dans le domaine de la musique et des arts, le Congo joue un r√īle exceptionnel.

L'enseignement

L'enseignement au Congo s'est tout naturellement ins√©r√© dans la mouvance missionnaire. D√®s 1892, des classes fonctionnaient √† c√īt√© des poste: d'√©vang√©lisation. 

En 1906, l'Et ind√©pendant du Congo a pass√© avec le Saint-si√®ge une convention d'apr√®s laquelle chaque √©tablissement missionnaire catholique doit avoir une √©cole. Pour ce service, dont l'Et avait le contr√īle du programme et du fonctionnement, les missions recevaient des concessions de terre. 

En 1908, dès l'annexion, l'enseignement officiel est institué, qui correspond à l'enseignement. devant former les auxiliaires de l'administration et des Européens en général. Dans un rapport sur l'ins- truction publique au Congo établi en 1920, on dénombrait 100 000 écoliers des missions catholiques, 85 000 des missions protestantes et 1 861 dans l'enseignement officiel. L'enseignement officiel était assuré par les Frères de la Doctrine chrétienne à Boma et Léopoldville, par des Frères maristes à Kisangani et Buta, par des Frères de la Charité à Lusambo et Kabinda, par des Frères salésiens à Elisabethville.

L'enseignement √©tait donn√© pour les plus petites classes dans une langue locale : Ngbandi, Ngbwaka, Banda, Azand√©, Mangbetu, Mongo, Kisong√©, etc., puis dans une des quatre langues v√©hiculaires du Congo : Swahili en Province Orientale, au Kivu et au Katanga, Tshiluba dans la province du Kasa√Į. Ce Tshiluba √©tait la langue des Luba sous la forme grammaticale mise au point par un vicaire apostolique du Kasa√Į, Mgr de Clercq. Le lingala enseign√© dans la province de l' Equateur et dans la r√©gion du lac L√©opold II de la province de Kinshasa est la langue des gens du fleuve en amont de Kinshasa. Quant √† la langue kongo, elle √©tait enseign√©e dans la province de L√©opoldville. Cette langue est appel√©e ikelev√© dans les missions catholiques, Kituba ou Monokutuba dans les missions protestantes. 

Van der Kerken dans La politique coloniale belge (Anvers, 1943) complétait son exposé sur l'enseignement par une phrase dont on mesure, pour la promotion des élites, l'écrasante gravité :


Est-ce par hostilit√© flamande √† l'√©gard du fran√ßais ? Est-ce par go√Ľt du latin ? Toujours est-il que fut tent√© dans un s√©minaire l'enseignement direct du latin √† partir du kikongo. Une adaptation kikongo latin d'un manuel d'exercice fut r√©alis√©e par un j√©suite, le R. P. Bauwens. Pierre de Briey.