Fady ambroisE

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vendredi 9 novembre 2018

Souvenir d'enfance,
Une histoire dépourvue de romance.
Je rêvais vivre comme les enfants d'en face,
Hélas!

Ils baignaient dans la rivière de remontrances.
En réalité, j'étais mieux qu'eux.
Car malgré les brimades,
Mon cursus scolaire honorable me donnait droit à une partie de balade.

Mon enfance n'avait pas que des doléances,
Elle avait aussi ses moments de réjouissance.
Tout repas spécial était fruit d'une obéissance.

Mon enfance,
Une vraie école de persévérance.
Car on ne pouvait cueillir des roses sans la piqûre de ses épines.
J'étais aussi victime de la rapine.
Contre mes maux, je prenais aussi quelques aspirines.

Mon enfance,
C'était l'époque de minerval en franc belge.
Le dessin animé de blanche neige...
Le Président Fondateur qui sortait des nuages,
Cela nous paraissait étrange. 
Sans oublier la période de pillage,
et le fameux discours de la N'sele:
Comprenez mon émotion.

Mon enfance,
C'était la naissance de deux mondes.
Soit Imana soit Vita,
Soit JB mpiana soit Werra,
Soit Raga soit Antenne A
Soit groupe Simba soit Karashika.

A Cette époque là,
J'avais des amis réels,
Il n' y a avait pas d'amitié virtuelle.
C'était des appels avec un telecel.
Mon enfance,
L'une des plus belles périodes de ma vie.


Crédit photo :  KEY

©Christian EBONGO Y. Novembre 2018

Du même auteur :
- Merci Papa Alain ;
- ...Et Dieu Créa Ange Trésor ;
- Au Gré De L'amour ;
- Merci Papa Lutumba

jeudi 8 novembre 2018

275 JOURS & CONTRACTIONS, 
Une nouvelle de Tony ELEBE Ma Ekonzo et Fady-Ambroise DIBAYA W.



PARTIE I : L’attente

Une attente interminable…, des secondes sans fin… Elles s’égrènent au rythme des battements de mon cœur, lourds…, lents…, parfois saccadés, presque à en suffoquer. Impuissant, je n’y peux rien. Ces corps, bien que miens, sont étrangers à ma chair. Mes jambes flanchent, j’en perds l’équilibre. L’émotion me prend à la gorge, des larmes me montent aux yeux, moi le redoutable. Donnez-moi du répit ! Je soupire après un souffle nouveau, un cri, une délivrance. Non pas les miens toutefois, mais les vôtres, mes bien-aimées ! 

*** 

− Fa, je perds les eaux, me dit-elle. 

Salués par les réverbères qui éclairent l’avenue de la «libération», nous roulions à allure modéré en direction de la clinique Ngaliema, escorté par des aboiements de chiens vagabonds et le craquètement des grillons. À cette heure tardive de la nuit, noire et si calme – il était environ 4 heures du matin – la voie était libre comme un horizon sans fin. Pourtant, Junior, chauffeur de taxi de son état, bien soucieux de sa charge, failli enfoncer une barrière de contrôle de la garde républicaine, juste à l’entrée de l’avenue des cliniques … Ce bon Junior, prévenu de se tenir prêt à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, s’était immédiatement rendu disponible, aussitôt que je l’avais appelé … Fort heureusement, les hommes en armes qui se tenaient là furent cléments envers nous, dès lors qu’ils surent l’état de Stella à mes côtés. Ils mirent donc promptement fin à leur devoir sans se faire prier… 

Arrivé à la clinique, nous fûmes accueillis par les infirmières et le médecin de garde. Elles emmenèrent mon épouse dans une salle proche de la réception. Puis, après quelques examens, le médecin revint me dire : « Le niveau du col n’est pas encore suffisamment avancé et votre épouse n’a pas encore de contractions. Nous allons cependant l’hospitaliser et la garder en observation … ». Ni Dieu, ni l’enfant ne semblaient entendre les prières que nous leurs adressions pourtant depuis plusieurs jours… 

− Calme-toi chérie ! lui répondis-je, tant elle semblait s’inquiéter et s’irriter du dépassement de la date prévue de l’accouchement. Deux semaines déjà ! 

La veille, dans notre chambre à coucher, je posai ma main sur son ventre, m'adressant à son doux locataire : « Owr, nous t’attendons. Tout est prêt. Ne fatigue pas d’avantage ta maman. Viens mon enfant. Viens, s’il te plait ! ». Puis, nous priâmes ensemble, Stella et moi. 

− Ma chérie, vois-tu comme ils sont beaux ces deux-là ? C’est sûr, c’est toi la prochaine ! lui disais-je enthousiaste − sans grande certitude cependant − tandis que l’émotion m’envahissait. 

Il est 9h du matin. Nous sommes installés dans une chambre commune qui accueille huit lits. C’est toujours l’attente, interminable…, notre bébé n’est décidément pas pressé de se montrer au monde. Il reste là, blotti dans le confort du sein de sa mère, sans même se laisser émouvoir ni encourager par la venue des jumeaux que vient de donner la femme qui occupait le lit en face du nôtre. Ses bébés à elle, nés l’un par voie basse, l’autre par césarienne, la précèdent dans la chambre commune, tandis qu’elle demeure encore en salle d’observation, sous anesthésie. Quand elle apparaît enfin, tout le monde lui sourit, l’applaudit. Nous aussi. Nous avons bon espoir. Bientôt nous partagerons la même joie…



La suite de la nouvelle : « Pas en mai ! » , la semaine prochaine. 
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dimanche 4 novembre 2018

Enfin ! De l’éclairage sur le programme de la 3ème phase du festival Mwinda Na Molili ! 3 journées : le 1er, le 2 et le 8 décembre 2018. 3 journées d’intenses activités éducatives et culturelles avec des grands artistes du pays et jeunes des quatre coins de la ville de Kinshasa qui se détaillent comme suit :

Jour 1 : Battle Hip Hop/Rap Scène

Après plus de 250 candidatures et 1 mois d’audition, le comité chargé de la programmation du festival Mwinda Na Molili est heureux de vous présenter les artistes sélectionnés pour la scène Rap de l'ouverture du festival, ce 01 décembre 2018 à l'Institut Français. Une sélection des plus actifs artistes du moment pour une édition toujours interculturelle et qui promet d’être historique !
Fidèle à son engagement comme une belle épouse, le festival Mwinda Na Molili propose cette année une scène extrêmement riche et local à la Fête du Livre de Kinshasa.
Le 01 décembre 2018, à l'Institut Français de Kinshasa, Halle de la Gombe, 24 rappeurs représenteront les 24 communes de la ville de Kinshasa en mode Congo regards croisés  et  porteront un message de partage et de vigilance à l’attention d’un public toujours plus hétéroclite et dont le nombre ne cesse de croître édition après édition.

Liste des artistes par district et commune :

FUNA
- Bandalungwa           : BLACK'CHE
- Bumbu                     : NEGUSONE
- Kalamu                    : TEAM LEGACY MUSIC
- Kasa – Vubu            : ISSA FLAMME
- Makala                     : Star B Poto
- Ngiri – Ngiri            : MAT IZI
- Selembao                 : ANTIDOTE

LUKUNGA
- Barumbu                  : KRIS-KRAS aliance BANA YA 10ANS
- Gombe                     : LABEL LMB RECORD
- Kinshasa                  : KENADOR
- Kintambo                 : MÉGANE FOX
- Lingwala                  : FÉROCE IZI
- Mont – Ngafula        : MOYINDO
- Ngaliema                  : EMPIRE G.T.A

MONT AMBA
- Kinsenso                  : WAKE OF ALL
- Lemba                      : DIPS
- Limete                      : SEIGI BOY
- Matete                      : YOUVOIX STREET
- Ngaba                       : STEV BIG MAN

TSHANGU
- Kimbanseke             : OZAYI NIGGS
- Maluku                     : Gener'Art Man
- Masina                      : PFOX
- N’djili                       : LERIZ BOA
- N’sele                       : MISS LUCIA

Jour 2 : Grande scène BONSOMI
Nous préférons  garder le mythe de cette journée du 02 décembre 2018 à N'djili, pour l'écrouler en quelques jours du festival. Ça va faire du bieeeeen !

Jour 3 : Battle Hip Hop/DeejayKin'G Scène

Le 08 décembre 2018 à la Halle de la Gombe, ce nouveau programme mettra en avant deux têtes d'affiche : Master DJ Virus (Mr Kamulangu, membre de Fvicteam de Fally Ipupa, actuel Dj et co-manager de spirit night-club) et DJ ABDOUL (connu aussi sous le pseudo de Papa Berry), DJ, producteur et manager des vies de nuit. Le même jour, une trentaine des DJs, qui représenteront les quatre districts de la ville de Kinshasa autour d'un concours partageront la scène avec les têtes d'affiche et d'autres guest électro et/ou urbains, parmi eux : DJ REY, DJ S, BIG BROWN, MIC MAC, LM SOLDAT, sans oublier UNE GRANDE SURPRISE.


Gagnez et Achetez vos tickets, dès maintenant sur la page Facebook : Malafi'arts production.

Président Directeur Artistique
NIAMBA MALAFI JL Caillera
Téléphoner      : +243898346508

lundi 15 octobre 2018

À travers cette photo de l'artiste Lexxus Légal alias Alex Dende, le festival Mwinda Na Molili remercie encore, à l’infini : les artistes de la deuxième édition, ses partenaires, les responsables des lieux qui l'accueillirent (Collège Bonsomi, Cabaret Sauvage et Centre Féminin Elikya), les structures de communication qui s’associent ainsi que ceux qui lui apportent : des conseils, des idées, et tout ce qu’on ne peut imaginer.

Nous vous donnons rendez-vous à la troisième édition qui se déroulera le 01, 02 et 08 décembre 2018, avec les artistes sensés et engagés dans la promotion de l'éducation des jeunes à travers les arts. C’est donc une fête de 3 jours !
3 jours de partage des expériences, des joies multiples, des motivations diverses, de bonheur simple, de l'instruction utile, de l'éducation, du brassage culturel dans la vigilance face aux enjeux de l'heure.

Le thème de l'édition 2018 : Partage et Vigilance
En attendant la programmation, sauvez les dates dans vos agendas :
  • Samedi 01/12/2018 IFK Halle de la Gombe
  • Dimanche 02/12/2018 Collège Bonsomi/Ndjili
  • Samedi 08/12/2018 IFK Halle de la Gombe


Le festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue.

Le Festival Mwinda Na Molili ne s'éloigne pas de ses objectifs. Cette troisième édition a une programmation très interculturelle : De l'Électro, Deejaying, Rap à la Rumba, en passant par le Funk ou le Gospel, ainsi que des ateliers et conférences. 

À très bientôt !

Président Directeur Artistique
NIAMBA MALAFI JL Caillera
Téléphoner      : +243898346508

dimanche 14 octobre 2018

Mes parents Jeanot Wishiya et Agnès Ntumba le 23 novembre 1992 à Kamonia, Kasaï.
Mes parents sont mes héros sur terre. Tout au long de leur vie, ils n'ont travaillé que pour leur bonheur. Et ce bonheur réside dans le fait de voir leurs enfants épanouis. 

Mes modèles, ils se sont privés de précieux atours pour que nous ne mourions pas de froid. Ils ont passé des nuits blanches sous des branches et sur des planches, à vendre à même le sol, éclairés par la lune, éclaboussés, arrosés par la pluie, mouillés et ensuite séchés par le soleil, tout au long au de la voie routière, au-delà des frontières (du Kasaï au Kongo central en passant par Bandundu et ses villes) pour que nous ne manquions : de quoi remplir le ventre, où mettre la tête et des cahiers avec lesquels étudier.
Mes parents n'ont pas connu l'université, mais ils sont aujourd'hui des Masters en Management des ressources humaines, des licenciés en Économie et en Communication des Organisations à travers nous leurs enfants.
Mon père nous dit toujours: "je n'ai pas eu de chances ou quelqu'un pour payer les études supérieures, mais je me priverai  de tout pour ne pas que vous mes enfants connaissiez la même souffrance par laquelle je suis passé. Alors, profitez-en tant que je suis en vie et avec mes forces, pour vous donner aux études".
Mon papa et ma maman sont les parents que tout enfant rêverait d'avoir.

Livre à photos, un Papa nostalgique

Mon père avait l'habitude d'inscrire au verso de chaque photo: la date et l'occasion qui a permis sa capture. C'était sa façon à lui d'écrire l'histoire. Car sur chaque photo, il y avait une histoire, un moment précieux qui méritait d'être conservé pour les générations futures. C'était aussi pour lui l'occasion de nous parler de sa vie, de sa famille et nos origines. Ainsi, on avait connaissance de nos parents proches, éloignés, vivants et décédés. Sur les visages de ceux qui ne sont plus, on y voyait un signe de croix (+) écrit au stylo à bille.

Couple normal

Sur certaines de leurs photos de couple au salon, au dessus d'elles, il y avait la mention: "COUPLE NORMAL". Une mention que mon père composait en rassemblant les lettres des titres des vieux journaux et qu'il collait en suite à l'aide du scotch transparent ou d'une colle liquide. C'était à la fois artistique, romantique et prophétique. Prophétique car en dehors de la décoration, c'était un souhait qu'il s'émettait; un désir de voir son mariage mûrir et porter ses fruits. Quoi de plus normal si un couple marchait selon la volonté du créateur ! 
En dehors de cette volonté d'une union réussie, il s'est investi lui et sa compagne, ma mère, sa partenaire de depuis des décennies dans leur succès. Ils se sont supportés mutuellement, partageant des sourires et fous rires à mourir jusqu'à contaminer leur progéniture.  
Mes parents: Jeanot Wishiya et Agnès Ntumba à Lufu (Kongo central, Rdc), 14 octobre 2018.

À lire aussi : 👉Ma vie est un livre que je pensais ne jamais écrire

La génétique 

Il y a des choses qu'on n'apprend pas. Des choses qui se transmettent de père à fils, de mère à fille, de père à fille, de mère à fils, bref : de parents aux enfants, de grands-parents aux petits enfants. Des choses qui sont génétiques. Rien à voir avec la ressemblance physique. Des choses telles que: la joie, le sourire, le sens de l'humour, l'art, la romance, le style, les goûts, le courage, le charisme...
De mes parents j'ai beaucoup reçu, chaque jour je me découvre et je réalise qu'ils sont empreints en moi, et en chacun de mes frères et soeur. Leurs qualités et défauts font de nous des Wishiya.
Mes parents à gauche, moi et mon épouse Stella Kapinga à droite
Je savais que j'avais son sourire, mais pas comme une pub de dentifrice 😂😂😂
Du même auteur : 
👉L'orage à  l'horizon
👉Rossy Mukendi : Rêve amer 💔
👉Kinshasa, les rapaces en plein ville !
👉Les églises de réveil, nos coqs au chômage

Mon papa et ma maman sont les parents que tout enfant rêverait d'avoir.

Vos parents sont-ils aussi vos héros? Pourquoi? Laissez vos avis en commentaire 😉👇👇👇

lundi 8 octobre 2018


[Honneur et horreur]
Lettre au Docteur Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018
Par Biatitudes


Bonjour Docteur,

Je prends la liberté de te tutoyer. Je n'aime pas la distance que crée le vouvoiement. Et aujourd'hui c'est de ta proximité dont j'ai besoin. De la proximité de ton sourire paternel. Cet air zen que tu dégages perpétuellement alors que ta vie doit être furieusement stressée. J'avais prévu de t'écrire une lettre pleine d'effusion, dans laquelle on aurait mis entre parenthèses les horreurs que toi et ce pays, en particulier la partie où tu officies, vivez au quotidien.

Oui j'avais prévu de faire une lettre positive. J'aurais juste souligné la magnifique récompense que ton dévouement a enfin gagnée. J'aurais souligné la joie de toutes ses femmes pour lesquelles tu as un peu pris la place de Dieu. J'aurais dit merci de placer le Congo sur la carte égoïste des opinions occidentales et les autres. J'aurais parlé du bien que va faire ton prix Nobel à la cause que tu défends. J'aurais dit mon admiration à la personne que tu es, au courage dont tu as fait preuve, à la résilience que tu as développée, à l'humilité que tu as continuée d'afficher. J'aurais écrit que désormais dans la galerie des hommes que j'admire, ton buste prendra une place méritée à coté de celle de Lumumba.
Pendant que tournaient dans ma tête, les mots pour dire tout ça, les meilleures formules pour ressortir toute ma fierté, mon admiration, ma joie, pendant que prenaient corps dans mon esprit les tournures pour que les horreurs que tu répares ne gâchent pas la fête, pendant ces moments où mes plus belles phrases prenaient forme, il y a eu Mbuba.

L'horreur encore une fois. L'horreur s'est imposée encore dans l'actualité congolaise. Jalouse et furieuse, que toi, son antithèse la plus en vue, lui vole la vedette. C'est vrai, cette fois, c'est bien un accident, ni forces obscures manipulées par les impérialistes, ni troupes isolées et hors de contrôle. C'est un banal et cruel accident comme il y en a dans le monde entier. Les ministres peuvent respirer ! Cette fois, le docteur Mukwege ne pointera pas le doigt sur leur incurie et leur incompétence. Mais oui voilà, le candidat (autoproclamé favori) pourra cette fois, dire le fameux « Dieu a donné, Dieu a repris », c'est la fatalité n'est-ce pas ? La fatalité de l'horreur qui a élu domicile dans ce pays, qui ne l'est plus que de nom, la fatalité qui prend le visage des difficultés à intervenir efficacement pour venir en aide aux victimes de ce regrettable accident. C'est la même fatalité qui empêche certainement le gouvernement d'intervenir efficacement contre les forces obscures qui endeuillent le Congo, à l'Est, au Sud-est, au Nord-est, au Centre.

Cette fatalité, toi, docteur Mukwege, tu as fait le choix de la combattre. Chaque jour, tu nous administres une magnifique leçon, la fatalité n'est que l'autre nom que nous donnons à nos démissions. Nous pouvons porter en nous le déclenchement du cycle vertueux qui transformera nos êtres et celui de notre Nation. Au-delà de l'habilité de tes mains, au-delà du courage dont tu as fait montre pour persister dans ta mission malgré le danger, c'est cette magnifique leçon que l'académie des héritiers de Monsieur Nobel a décelée et valorisée. Et cette leçon vaut bien une lettre ratée.

Bravo, compatriote.
Par Biatitudes
Biatitudes, écrivain et poète Rd congolais

vendredi 5 octobre 2018

Si les yeux sont le miroir de l’âme,
L’artiste est celui de la société.

Il dessine
Ceux qui déciment,
Il résiste et persiste
Tant qu’il existe.

Je suis artiste,
Celui qui s'exprime
Même quand tout lui déprime.
L'expression de l’opprimé.

Je suis artiste
La bouche des autistes,
Celui qui parle quand tout se tait.
La voix des sans voix.

Je suis artiste,
Celui qui habille l’imagination
Et réveille la magie des nations,
Je suis l’éveil de la population
Contre la domination.

Je suis artiste,
Celui qui vaut plus qu’un talent
L’homme au multiple talents.

Je suis écrivain
Avec ou sans vin
J’écris sans fin,
Je suis poète et plein de prouesse.

Je suis, artiste
Je me sers de mon stylo
Ce compagnon de mes nuits,
Pour écrire sans dactylo
Dans le silence de minuit.

Avec ma guitare, ma voix
Je montre des voies
À ceux qui sont resté sans foi
À cause des hommes de loi.

Avec mon pinceau
Je peins les plaintes des cois,
Je décris les peines des esclaves
Et les libère de leurs jougs.
Je suis, artiste.
...
👨‍🎨👨🏾‍🎤📚✍
Extrait de "Je suis artiste", l'un des poèmes du recueil Plume d'Adam, livre à paraître
©Fady-Ambroise
https://www.fadyambroise.com/p/a-propos.html
Fady-Ambroise Dibaya Wishiya

lundi 1 octobre 2018

Pendant que la ville de Beni cherche à se débarrasser de la fièvre hémorragique à virus Ebola, cette terre qui depuis un moment a subi le martyr se retrouve à nouveau baignée dans son propre sang suite aux tueries qui regagnent peu à peu le terrain.

"Je crois que chacun doit agir à son niveau pour rendre cette lutte effective, et surtout la demande est que les autorités territoriales de notre république ne demeurent pas silencieux face à cette situation qui en fait devient agaçante. Avec l'aide de Dieu, la ville de Beni et tout le reste du pays retrouveront la Paix tant attendue. Mes sincères condoléances aux familles biologiques des victimes, et qu'elles trouvent en Dieu la plus grande consolation.Dr Slam Stone

Note sur Ebola:
La fièvre hémorragique à  Ébola est une maladie virale très souvent mortelle et tue 50 à 90% des cas présentant des manifestations cliniques.
Son agent pathogène qui est le virus Ébola est issu de la famille des Filoviridae.


Des quatre sous-type de ce virus, trois sont effectivement présents en République Démocratique du Congo et attaquent l'homme et se transmettent par contact direct avec le malade atteint, ses organes, ou ses différents fluides biologiques, voire le cadavre du défunt. La transmission peut aussi se faire par la manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts.

Des précautions anti-infectieuses nécessaires sont prises et des techniques d'isolement sont appliquées pour éviter la contamination du personnel soignant et autres agents de santé.
La période d'incubation varie entre 2 et 21 jours.

Symptômes
Une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et des maux de gorge. Cette fièvre est souvent suivie de vomissements, des diarrhées , d'éruptions cutanées, d'insuffisance rénale et hépatique et d'hémorragies internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, ainsi qu'une élévation des enzymes hépatiques.

Diagnostic
Des tests spécialisés sur les échantillons de sang mettent en évidence des antigènes spécifiques ou des gènes du virus. Il est possible de détecter des anticorps contre le virus et d'isoler celui-ci en culture cellulaire. Ces examens de laboratoire présentent un risque biologique extrême et ne doivent être pratiqués que dans les conditions de confinement les plus rigoureuses possibles. Les progrès des techniques de diagnostic ont abouti à l'élaboration de méthodes non invasives (sur des échantillons de salive ou d'urine) et à des tests sur des échantillons inactivés qui accélèrent le diagnostic au laboratoire et contribuent ainsi à la prise en charge des cas et à la lutte contre les flambées.

Traitement
Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, car les malades sont souvent déshydratés et doivent être mis sous perfusion ou réhydratés par voie orale avec des solutions d'électrolytes.

Un dessin de Dr Slam Stone, l'artiste multidisciplinaire.


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Amour coupable