Fady Ambroise

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dimanche 9 août 2020

Mon arrière-grand-père était un lion, au vrai sens du mot.

Moi c'est Fady-Ambroise WISHIYA Dibaya, originaire du Kasaï-central, territoire de Demba, District de Lulua, Secteur de Tshibungu, Village de Bena Kayembe. Je suis donc Luba (de Lulua), de père et de mère. 100%.


Mon nom de famille est WISHIYA, nom de mon père (Wishiya Tshinyi). Et son père s'appelait Kabu-Kapu Nonda (Malu Kabu kapu), et il fut fils de Badibanga Kansela (mon arrière-grand-père). Je suis donc fils de Wishiya Tshinyi et Ntumba Kayembe.


L'histoire de ma famille mérite un roman, c'est d'ailleurs mon projet en cours... L'histoire de ma famille est tellement passionnante et fascinante qu'on se croirait dans un Harry Potter ou un conte. Elle est mystérieuse, sombre, triste et glorieuse en même temps : mais c'est notre identité. Voilà pourquoi j'aime et j'aimerais l'immortaliser pour Nous et les générations futures, nos traductions orales s'épuisent. Les grands-parents cèdent, demain sera nos parents, et après-demain notre tour. Que léguerons-nous ? La mondialisation est sur nos traces et elle risque de balayer notre existence et laisser nos enfants sans MÉMOIRE.


Je vais vous donner un avant-goût de notre histoire en vous parlant de mon nom de famille, « WISHIYA » :


Nos ancêtres n'avaient pas de murs Facebook ou statuts WhatsApp sur lesquels écrire leurs humeurs, guéguerres, gratitudes, attitudes, dédicaces, nargues ou « mbuakela » : alors les enfants servaient de "murs". Le nom à donner à l'enfant devait avoir une signification, une raison, une circonstance.


Hormis les noms par défaut qu'on retrouve aux Kasaï, les noms circonstanciels, les enfants qu'on appelle "Bana ba mapanga"(littéralement les enfants ratés, inattendus ou imprévus tels que : Mbuyi et Kanku (les jumeaux); Ngalula (le garçon né après 3 filles ou plus ou une fille née après 3 garçons ou plus); Ntumba wa Kulu (un enfant issu d'une grossesse que la mère ignore et accompagnée des faits mystérieux...); Mujinga (un enfant né avec cordon ombilical autour du cou); etc.), nous avons des noms des ancêtres qu'on croit s'être réincarné en fonction des signes, des noms des homonymes juste par reconnaissance ou liens et les noms selon les périodes, les circonstances, les événements ou faits autour de la naissance de l'enfant. D'où certains parents donnent à leurs enfants les noms d’insultes, de misères ou injustices subies. On retrouve ainsi chez les Kasaïns les noms tels que : Bipendu (insultes), Bijanu (Matongi, na français ekimi), Bupela (misère, pauvreté), Mukenges hayi(faites le souffrir), Tuakajika (on nous décima, très souvent dans le cadre d'une famille qui a perdu beaucoup de membres), Malubini (trop de problèmes), Tshibangu (cicatrice), etc.


Ainsi, WISHIYA TSHINYI, nom reçu par mon père à sa naissance, de son père, vient de «Ne Ushiya Tshinyi ? » Qui veut dire que laisseras-tu ? Ou encore mieux : que légueras-tu ?


C'est donc une question à laquelle devait faire face chaque jour, mon grand-père KABU-KAPU, du fait qu'il n'avait qu'une seule fille. Riche de son État, sa richesse était vaine sans héritier. 17 ans après la naissance de sa fille aînée MUSUAMBA, il eut un fils avec LUSAMBA, après avoir épousé-répudié, épousé-répudié, épousé-répudié plusieurs femmes avant elle faute de conception. Et il donna à ce fils le nom de WISHIYA TSHINYI.  Plus tard, il eut une autre fille il le nomma « NTUADILA BUNDU », porte moi pour la honte.


À bientôt pour une suite.

Fa WISHIYA DIBAYA

samedi 1 août 2020

Ta mort un coup de tonnerre 
D’après l’horloge, c’était ton heure 
Un peu dur, un peu triste, 
Dans un cœur meurtri, 
De voir un corps rempli de vie ; 
De voir un être à fleur d’âge 
Quitter la terre, plein d’énergie. 

Tu es parti emportant avec toi, 
Ce que fut Nous ; 
Tu es parti nous léguant dans l’étroit, 
Un grand trou 
L’horizon obscurci, le lendemain,
Un grand flou. 

Aucune mélodie ne sait nous apaiser : 
Les conseils, les prêches, les citations, 
Ne savent nous consoler 
De l’affliction causée par ta disparition.

On doit donc oublier ! 
Ou nous habituer,
S’habituer au vide 
Mais dur de tourner la page. 

Ta mort un coup de tonnerre 
D’après l’horloge, c’était ton heure
Un peu dur, un peu triste, 
Dans un cœur meurtri, 
De voir un corps rempli de vie ; 
De voir un être à fleur d’âge 
Quitter la terre, plein d’énergie.

"Adieu Bolamba", un poème du recueil Plume et Flûte de Fa Wishiya DibayaÉditions Mabiki-2019, que je dédie à tous nos morts, à ma mère, à ceux qui sont partis emportant avec eux notre Nous, ceux dont l'absence continue à nous attrister...

#1erAoût 
#AdieuBolamba
#PlumeEtFlûte
#LittératureCongolaise
#FaWishiyaDibaya

mercredi 29 juillet 2020


Puisque l’écriture est une expression, 
Alors j’écris ; 
Puisque l’écriture est une transmission, 
Alors je lègue ; 
Puisque l’écriture est une expiation, 
Alors je me repens ; 
Puisque l’écriture est une expansion, 
Alors je répands ; 
Puisque l’écriture est une dénonciation, 
Alors je dévoile ; 
Puisque l’écriture est une exposition, 
Alors je m’exhibe. 

J’écris pour demeurer  intemporel 
Dès que j’aurai quitté cet état corporel. 
J’écris pour naviguer, divaguer, blaguer 
Quand chez moi, l’affliction élit domicile. 

J’écris pour le meilleur et les primes de l’écrit ! 
J’écris pour le plaisir de me lire et me faire lire; 
J’écris car l’écriture est ma plume, ma flûte et ma lyre !
Zut ! Je scrute les opprimés, je sculpte les martyres.

Puisque l’écriture est sans espace, 
Pas besoin de case ; 
Puisque l’écriture est un testament, 
J’écris comme un mourant ;
Puisque l’écriture est un  voyage, 
Je lève l’ancre ; 
Puisque l’écriture est une naissance, 
J’y donne mes sens !

"L'écri-sculpture", un poème du recueil Plume et Flûte de Fa Wishiya Dibaya, Éditions Mabiki-2019

#PlumeEtFlûte
#EcriSculpture
#faWishiyaDibaya 
#LittératureCongolaise

vendredi 5 juin 2020

II


Ngaba m’a vu grandir, je l’ai à mon tour vue se dégrader au fur et à mesure que les jours passaient. J’ai vu des clubs sportifs devenir des clubs de « Kuluna », des nunchakus laisser place aux machettes ; des écoles de renom aller de mal en pis ‒ perdre leurs enseignants et ne devenir que des boutiques à diplômes ; des artères principales devenir des lacs ;...


Ngaba a évolué, c’est le cas de le dire : j’ai vu la commune de Makala devenir l’autre bout du monde, à chaque pluie. Ainsi quand il pleut, l’avenue Université qui réunit Ngaba et Makala devient une rivière de boue ; les jeunes chômeurs se voient doter d’un boulot temporaire : transporter les passants au dos (ou dans les chariots) d’une commune à l’autre.


Il y a tellement eu progrès que les jeunes ont trouvé de multiples occupations : si tu n’es pas Kuluna, tu es chargeur des Taxi-Bus et Petita ; des licenciés ‒ toutes les facultés confondues ‒ sont devenus des entrepreneurs, des tenants des cabines téléphoniques et vente papiers mouchoirs.  


L’harmonie y règne tellement que voir un policier s’échanger un bout de chanvre avec un Kuluna est une image fréquente. C’est normal, quand on en a assez de cette vie des « epaka » et « affrontement », c’est dans la police qu’on s’en va prendre la retraite. Tout s’explique par la qualité des policiers qui doivent assurer la sécurité dans ce coin : il suffit juste de savoir tirer.


À suivre...

Partie I - Partie II

mercredi 27 mai 2020

I

Je ne me pensais jamais dire ça un jour, mais je dois l'avouer : « Ngaba m'a traumatisé ce dimanche ». Oui je sais, je ne suis pas étranger à cette commune, j'y ai passé presque la moitié de mon âge. Mes parents y vivent encore. Mais, ce dimanche, elle m'était méconnaissable : je ne l'ai jamais vue dans cet habit ; je ne l'avais jamais entendue sous ces flonflons. Elle ne m'avait jamais inspiré autant de tristesses qu’hier. J'ai failli pleurer. Mais où suis-je ! me demandé-je.


Après une semaine agitée par le travail, la famille et l’actualité : ma soirée était mal finie ! Je me demandais comment nous en sommes arrivés là, tous ces cerveaux étaient-ils formatés ? Malgré l'éclairage des réverbères, tout était sombre. Très sombre. Ce genre d'obscurité qui tâche facilement du blanc et obscurcit la vue...


Les jours ouvrables étant consacrés au boulot, le dimanche est celui où nous en profitons pour voir la famille, les amis et prendre l’air, de fois. Et d’autres dimanches, c’est un total repos. Une sieste revigorante pour affronter la nouvelle semaine. Ainsi, pour ce septième jour du mois d’avril deux mille dix-neuf nous sommes allés moi, mon égérie et notre prunelle chez mes parents à Ngaba.


Ngaba, l’une des vingt-quatre communes de la ville province de Kinshasa. Entourée par « Lemba », « Limete » et « Makala » : elle est séparée de Lemba par la rivière « Yolo », de Limete par l’avenue « Kikwit » et de Makala par l’avenue « Université ». Pour y accéder en véhicule nous avons le choix entre les deux grandes routes principales : celle de « Kianza » via Lemba ou celle d’Université via Limete et « Kalamu ». Bon, le reste il vous faudra demander « Noko Google » (Oncle Google). Je ne suis pas là pour un cours sur la cartographie de « Ngaba » quand-même ! Lol.


J’ai perdu mon porte-monnaie ! m’exclamai-je une fois à l’arrêt de bus sur « Super-Lemba », après avoir tapoté mes poches puis les ai fouillées dans tous les sens pour ne rien trouver. Ton porte-monnaie ? Tu l’as laissé à la maison, sur la salle à manger, me rassura mon épouse. Ces paroles, bien que réconfortantes ne me rassurèrent guère. J’eus comme un pincement de cœur, recensant tout son contenu : cartes d’identités, bancaires, de visite et argent en cash.

Dans cet air crispé nous prîmes le chemin de la maison via Kianza dans un « Petita », comme on l’appelle à Kinshasa, ce tricycle motorisé thaïlandais. Un moyen indispensable et très pratique pour ce coin de la capitale dont l’asphalte est devenu un luxe.


De Super-Lemba à l’avenue Mopulu à Ngaba, on assiste à toutes les scènes : tristes, désolantes, déconcertantes, répugnantes, motivantes et… révoltantes. Avant de saluer ma commune c’est sur le petit pont au-dessus de la petite rivière Yolo que l’on passe. La traversée nous oblige à inhaler différents remugles et miasmes. J’aperçois justement comment tristement elle n’arrive plus à couler, pauvre rivière ! Tellement alourdie par ces amas de plastiques, multiples ordures et déchets ménagers. Pas étonnant qu’elle déverse sa colère sur ces maisons riveraines à chaque pluie !


À suivre...

Partie I - Partie II

dimanche 24 mai 2020

La sphère congolaise est capable de faire parler même les muets. Depuis le début du confinement je n’ai pas écrit au sujet du Coronavirus sur ce blog, mais ce n’est pas la matière qui manquait. Ah Kinshasa, ata olobi oko koma te, mais makambu ezo salema kaka na misu nayo. Osala boni ? Awa covid19 ekomi shida !

Cette pandémie fait des ravages, des perturbations, et tant d’autres aléas parmi lesquels le ralentissement des activités économiques. Afin d’empêcher la « circulation du virus », les gestes barrières ont été recommandés. À ces mesures ont été rajoutées : la fermeture des établissements d’enseignement ; la fermeture des bars – terrasses – restaurants ; la fermeture des églises ; la suspension des rassemblements de plus de 20 personnes, ce qui impliquent les fêtes, funérailles et autres sorte de célébrations ; la réduction de passagers dans le transport en commun ; la déclaration de l’État d’urgence ; la fermeture de toutes les frontières de la République, suspensions des vols et la mise en quarantaine de la ville de Kinshasa ;… et plus tard le port obligatoire des masques dans les lieux publics. 

Ces mesures, bien que sanitaires, ont perturbé plus d’un ménage. Déjà que la majorité de congolais, plus précisément des Kinois, ne vivent que de l’informel. Les sièges de plusieurs entreprises et institutions étant concentrées à la Gombe, le confinement de cette commune a paralysé tout Kinshasa : certains employeurs ont suspendu les contrats avec leurs travailleurs, d’autres (comme des banques) ont décentralisé leurs activités et personnel dans d’autres communes ; les prix des biens de première nécessité ont très remarquablement augmenté. Que faire ? C’est le Covid19 le responsable. Personne n’était préparé !

Le Covid19 a été l’objet de plusieurs théâtres dans la scène congolaise, perturbant le Covid lui-même. Au point de ne pas en venir qu’on ne puisse pas le prendre au sérieux malgré les décès causés en chine, comme à l’occident. 

Les balbutiements du Ministère de la Santé autour du premier cas du Covid n’avait fait qu’augmenter les doutes sur la véracité de cette maladie au pays. Ainsi, plus les contradictions se suivaient, plus les doutes s’accumulaient : « est-il vraiment malade du Covid ? » ; « N’est-ce pas un montage pour avoir des millions, de l’État et de l’OMS ? » ;… Toutes les raisons se présentaient pour alimenter nos doutes : 

- L’incapacité du Ministère à déterminer la nationalité du premier cas contaminé ; 
- Le spectacle des policiers devant l’hôtel où résidait le patient, d’abord sans masques et en suite avec masques devant la caméra ; 
- L’interview du patient – en stars – pour informer sur sa bonne prise en charge, à côté des gens non-protégés…

Le 6 avril le confinement de la Gombe fut déclenché, la police et l’armée étaient au rendez-vous dans toutes les entrées de cette commune. Étant de la commune voisine, je ne pouvais sortir chez moi sans assister au spectacle ou en être victime. Il faut faire les pieds ou prendre une moto pour arriver à l’arrêt où prendre un taxi. Sur 24, ceux qui souhaitaient accéder en ville passaient au contrôle munis de leur badge d’accès. J’aperçois de l’autre côté de la rue une vingtaine de policiers debout dans la carrosserie de ce véhicule semblable à celui qui transporte les prisonniers. Je me retourne pour tirer attention à ce que racontent les individus avec moi à l’arrêt, parmi lesquels, quelques policiers en tenue civile. L’un d’eux fait son topo, fièrement, sur comment ce véhicule est un parquet à lui tout seul : « les procès ont lieu dans ce véhicule que vous voyez… » ; « les sorts des gens se décident là-dedans avant d’atteindre la Prison de Makala… » ; «…c’est une administration complète avec tout, y compris un OPJ ». Au milieu de son speech à côté de ses collègues en uniforme qui semblaient valider ses dires, je l’interromps avec une question :

– Mais pourquoi les policiers dans le véhicule n’ont pas respecté les gestes barrières ? Regarde comment ils sont coincés entre eux.
– La tenue qu’ils portent est une meilleure protection qui soit ! me répond son collègue. 

Sur le coup, j’ai juste ravalé ma salive et continué mon chemin essayant de comprendre comment cette tenue leur protège contre le Coronavirus au point qu’ils n’étaient plus concernés par les gestes barrières.
Deux semaines plus tard, le port du masque a été rendu obligatoire. Les policiers ont de nouveau vu là l’occasion de racketter les paisibles citoyens. Sans porter ce masque, tu paies une amende de cinq mille francs congolais en cash auprès des agents de la Police sans rien en échange. Ni masque ni quittance. 

Le côté positif de cette pandémie est les changements et nouvelles habitudes qui ont (revu) vu le jour. Là-dessus je me questionne : nous fallait-il cette saleté de Corona pour en arriver là ? Les flâneries ont finies ; l’ambiance a pris fin ; le lavage des mains est devenu un credo ; on s’assoie à présent à l’aise dans le transport en commun ; les églises aux boucans ont mis une pause, les fidèles passent maintenant par Dieu sans intermédiaire et sans payer des frais. Bref, nous avons donné priorité à ce qui est utile. 

Ce qui est marrant dans cette histoire est qu’alors que sous d’autres cieux les malades du Covid19 se plaignent de manque d’une bonne prise en charge, de l’absence des masques ou de respirateurs : chez nous les malades du Covid19 se plaignent auprès du Président de ne manger le Fufu qu’une seule fois par jour au lieu de trois. Rire. 

Malgré nos doutes sur le virus, malgré que le Covid19 est pour beaucoup un moyen d’enrichissement illicite, malgré la maladresse des autorités sur la prise en charge et la communication autour de cette pandémie : le Coronavirus est une réalité, nous avons l’obligation de prendre soin de nous en pratiquant les gestes barrières afin de nous protéger et protéger nos proches !!!

samedi 2 mai 2020

Ça doit faire un moment que je ne vous ai pas écrit !
Ces derniers temps, les jours d’intervalle entre nos échanges sur ce blog ne font qu’augmenter. Panne d’inspiration ? Je ne pense pas !
En ce temps de confinement où tout semble fini, arrêté, bouleversé, les événements autours de la… « Pandémie » ( ?) devraient normalement inonder mon blog des écrits. Mais, ce n’est pas le cas. Certains s’imaginent que ce break tombe à pic dans ma vie de Littéraire, et que je serai en train d’écrire mon prochain livre, mais, ce n’est pas le cas.

Alors, suis-je en panne d’inspiration ? Non, je ne le suis pas !
J’écris toujours, mais dans ma tête. Chaque jour dans ma tête circulent des mots, fruits de l’observation, de mes exaspérations, de mes coups de cœur et mes ras-le-bol. Je vous jure, le décor congolais est tellement littéraire qu’il rendra qui le souhaite Écrivain.

Je ne suis pas en panne, je me le constate et me réalise que : je suis devenu sélectif à ce que je dois écrire et comment je dois l’écrire. Je suis devenu rigoureux, en vers moi-même et en vers mes écrits. Car chaque jour des milliers de mots et de sujets d’écriture cogitent dans ma tête, une lutte en permanence entre mon cerveau et mes doigts : « ça doit sortir, ça doit sortir ! », mais je résiste, pour ne ressortir que le meilleur.
Ainsi, je deviens comme une fille à la vingtaine, belle, élégante et…célibataire.  Imaginons le nombre de dragues et de cours qu’elle enregistre ! Parmi des milliers de sollicitations, il lui arrive d’accepter une proposition (ou deux, même plus) de la personne qui l’aurait marquée, d’une manière ou d’une autre. Et c’est ce qui m’arrive : des mots, des phrases, des sujets bouillonnent dans mon esprit. Ils se heurtent jusqu’à celui qui va effleurer ma sensibilité, un peu comme une course des spermatozoïdes.

Alors, voilà où j’en suis, à emmagasiner autant que possible, pour notre plaisir à tous !

En attentant de me lire très bientôt : prenez soin de vous ! Nous sommes confinés, mais pas finis. RESTEZ CHEZ VOUS !

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Plume & Flûte, un livre de Fa. Wishiya Dibaya aux Éditions Mabiki

Bonjour chers lecteurs et chères lectrices, Ça fait un bail, je sais ! Mais pour me rattraper : je vous amène une bonne nouvelle, ...