Fady ambroisE

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mercredi 19 septembre 2018



D’ici-haut,
Je regarde le ciel
Je ne me vois plus sur terre
Je me vois  faire un voyage,
Seul, et sans bagage.

D’ici-haut,
Je contemple ce beau paysage
Que seule la nature peut offrir
Et que seul l’humain sait démolir
Au-delà des nuages. 

D’ici-haut,
Je m’autorise de virages
Que je ne pouvais
Ici-bas.

Ô !
Comme elle est belle la terre sous ce soleil !
Comme elle est belle cette sphère sans couleur !

D’ici-haut,
La terre est ronde, sans race ni rage
On ne peut pas y barioler des mauvais présages
Que des mages et sages nous peignent en image.

D’ici-haut,
Séparé des années lumières
Pourtant, je ne me sens pas en étranger
Aucun bourreau à t’étrangler.
Il n’y a pas de caste ni de cage
Tout comme il n’y a pas de case ni d’âge.
On ne parle pas d’égalité
Personne ne se sent opprimée,
Personne se plein d’être comprimée
Et chercher contre qui lutter.

C’est d’ici haut que je chante
Pour une fois, le chant de mon cœur
Avec ardeur et sans peur
Loin des moqueurs.

Quand je m’entends fredonner
En sursaut, je cesse de raisonner
Pour mieux songer
Car il était non seulement l’heure du réveil
Mais également de l’éveil.

Au-dela des nuages, poème de Fady-Ambroise Dibaya W.
Plume d'Adam, recueil à paraître
©Fady-Ambroise


samedi 15 septembre 2018


Malafi'arts Production, collectif d'artistes pour le management et la production des événements culturels, lance les appels à candidatures pour ces différents programmes.

1. Appel à Candidature Rencontre MutuBuku 3 

(atelier d'écriture et de lecture) 

  • Devenir MutuBukeur et MutuBukeuse
L'objectif de cet atelier d'écriture et de lecture est de mettre en œuvre plusieurs compétences chez les enfants de 8 à 16 ans : lire librement une œuvre littéraire ; être capable d'écrire son idée ; savoir critiquer une œuvre ; comprendre les expressions théâtrales ; établir le pont entre littérature, théâtre (la mise en scène) et numérique.

Cet atelier désigne trente jeunes lecteurs de N'djili/Kimbanseke autour du livre « Samouraïs dans la brousse » de Guillaume Jan. (Parti en funambule sur les traces de Takayoshi Kano, primatologue japonais des bonobos et des folies avides de Mobutu, Guillaume Jan en rapporte un récit ébouriffant, qui explore les liens entre le Japon et le Zaïre des années 1970, entre les origines de l'humanité et un village isolé de l'actuelle République démocratique du Congo. Une aventure peu commune, un voyage sur les traces des derniers bonobos et d'un homme qui leur a voué une grande partie de sa vie, du Congo au Japon.)

MutuBuku, ce néologisme est la concaténation de deux mots en lingala : Mutu, soit la tête ou l'homme et Buku, le livre. Les MutuBukeurs exposent leurs MutuBukus (une large explication à en quelques minutes d'un livre de leur choix ou imposé, devant un public)  et partagent leurs découvertes et coups de cœur.

La restitution de cet atelier sera en présence de l'auteur le samedi 26 novembre 2018 de 13h°° à 15h°°, à l'occasion de la fête du livre de Kinshasa, dans la Maison Culturelle des Mwindeurs.  Réf : Église Armée des héros, 34, Nsamu, Quartier Maviokele, Commune de Kimbanseke.
  • Animateurs d'atelier :
Tony ELEBE ma Ekonzo : Libre penseur non affilié, écrivain depuis peu et toujours, car il s'agit à la fois d'un état d'âme permanent et matérialisé. Auteur du roman « AU-DELÀ DES ÉTOILES. LA PART D'OMBRE DES HÉROS ».
Jean-Claude Ntuala : Grand lauréat du premier Prix Makomi dans le cadre de la Fête du livre de Kinshasa, édition 2017. Journaliste et écrivain précoce.
Vicky Kananda : éducatrice maternelle et amoureuse de la poésie urbaine.
  • Participation : gratuite


2. Festival Mwinda Na Molili, 

Appel à candidature Battle hip hop (concours rap)
Vous êtes rappeur ou un groupe de rap, vous pouvez traiter les maux à travers les mots. Vous souhaitez représenter valablement votre commune sur la scène du festival Mwinda Na Molili ?

Composez une belle chanson sur le thème de la Fête du Livre de Kinshasa "CONGO, REGARDS CROISÉS" et inscrivez-vous au Battle Hip Hop MNM (Concours  Rap).
  •  Prix à gagner : 

Enregistrement d'une chanson audiovisuelle pour le premier et d'un son pour le deuxième et le troisième.
  • Pour participer, envoyez votre freestyle de 1 minute, votre photo, nom, prénom, numéro de téléphone et adresse à : Malafiartsproduction@gmail.com.
  • Date limite le 20 septembre 2018.


3. Appel à Candidature "DEEJAYKIN'G "

À l’occasion de la troisième Phase du festival Mwinda Na Molili, le Collectif Malafi'arts Production, en association avec l'Institut Français et Racine Alternative Production lancent un grand concours de DJs, dénommé "DeejayKin'G " à travers la ville de Kinshasa (24 DJ représenteront les 24 communes de la ville Kinshasa).
  • À gagner ?
- Une Platine Dj,
- La participation à un grand atelier de Deejaying [sur : 1. quels sont les matériels d'un dj (à la radio, boite et aux concerts) et comment les entretenir ?  2. comment préparer son set, quel mixe pour quel public ?  Et 3. La place d'un Dj dans la société ! ] Et
- Des sets aux événements mythiques de la ville (Radio, barbecue, Pique-nique, Concert...) aux côtés des grandes figures de la scène urbaine de Kinshasa.
  • Envie de vous produire en dehors de votre chambre ?
Pour participer, envoyez votre mix de 3 minutes, votre photo, nom, prénom, numéro de téléphone et adresse à Malafiartsproduction@gmail.com.
  • Vous avez jusqu’au 28 septembre !!!
Une fois les auditeurs auront choisi les 24 élus, les mixes seront soumis au vote d’un jury de pro­fessionnels et animateurs de l'atelier parmi lesquels Dj Abdoul (Dj, Producteur et manager des vies de nuit) et Dj Daddy (Responsable de la programmation musicale à la radio Okapi).

Faites-nous voyager dans le monde entier du passé au futur,  À vos platines !
Président Directeur Artistique
NIAMBA MALAFI JL Caillera
Malafi’arts production, est l’une de branches de la C.C.A.H, un collectif d'artistes pour le management et la production des évènements culturels, un Centre de Création Artistique et de Recherche en milieu urbain, crée par NIAMBA MALAFI Jehovahnissi–Lumière Caillera.
Il a pour objectif global : - la vulgarisation des arts de spectacles dans les milieux périurbains avec une mission de former, - de produire, de manager et d’accompagner les artistes ainsi que leurs œuvres pour une visibilité globale et - une cohésion socioculturelle.
Malafi’arts production se bat pour mettre la lumière pour une culture de la culture en RDC.

samedi 8 septembre 2018


Entrepreneure par passion et désireuse d’être indépendante depuis son enfance, Judith Nonda décide de se lancer dans la mode comme styliste et modéliste.
Judith Nonda
Belle et ambitieuse ; agée de 24 ans, Judith Nonda est licenciée en Gestion des entreprises de l'UPC. En septembre 2016, elle crée sa marque de vêtements appelée : « JNF ». Dans un laps de temps, elle arrive à conquérir un bon nombre des kinois par des petites touches, mais qui font toute la différence.
Ce qui l’a fait apprécier parmi ses clients dans un marché aussi concurrentiel sont : la qualité des tissus utilisés ; la couture ; la rapidité de service avec une livraison offerte ; un emballage pro au design de la marque ainsi que sa disponibilité en étant à l’écoute de sa clientèle. « L’élégance dans la simplicité ».

Comment Judith Nonda se qualifie-t-elle ?
Elle se qualifie comme une souriante acharnée du travail, celle qui se préoccupe à rendre la vie facile aux autres dans ce qu’elle entreprend.

Quels sont les mots qui la décrivent mieux ?
Il y'en a tellement beaucoup mais les 3 tops de ceux qui lui passent par la tête sont : souriante, indépendante et  intègre.
Judith Nonda
Comment s’est-elle lancée dans la mode ?
« J'ai fait mes débuts dans la mode en 2013 en tant que mannequin et au fur et à mesure j'y ai pris goût, ensuite et venu le moment où je devais arrêter. C'est alors que je me suis lancée dans la création d'une ligne de vêtement dénommé JNF où nous proposons à notre clientèle des vêtements conçus avec des tissus africains soigneusement sélectionnés dont les chemises, des t-shirts et polos jusque-là mais nous projetons d'élargir notre panel d'ici peu et à l'achat la livraison est offerte car jusque-là  nous ne vendons qu’en ligne »

Pourquoi avoir créé sa propre boite ?
« J'ai lancé JNF par conviction et par passion. J'ai toujours voulu être libre et indépendante dans mon travail; l'entrepreneuriat c'est le lieu où  nous avons la liberté de faire un travail que nous aimons, un travail où on est en accord avec nous-mêmes, l'entrepreneuriat nous donne le pouvoir de travailler à notre façon et de changer les choses à notre façon.  JNF c'est mon pari, mon rêve, mon travail et ma passion ».

D'où lui est venu l'idée du nom de la marque "JNF" ?
Il ne faut jamais négliger ces petites inspirations qui nous traversent l’esprit ! Elles peuvent provenir de notre famille ou entourage. Ces pensées  de fois bêtes et banales peuvent prendre un sens à la longue et être l’élément déclencheur de ta réussite.

À la question de l’idée du nom de sa marque, Judith nous répond par ces mots : « En 5ième secondaire j'avais un ami que faisait des graffitis derrière mes cahiers avec mon nom et il m'avait dit si jamais un jour tu as besoin d'un logo tu pourras utiliser ton nom. Ce souvenir m'est revenu  le jour où je devais décider. JNF c'est donc l'acronyme de mon nom Judith Nonda Fatuma. »

Dans quelle mesure intervient-elle dans la création de ses modèles ?
Judith Nonda intervient lors de la création des modèles en commençant par le choix des tissus, le design de chaque pièce et la vérification du produit fini.

A-t-elle suivi une quelconque formation en rapport avec la mode, la couture ou le stylisme ?
Ce qui a trait à la mode, c’est sur le tas qu’elle l’apprit s’est-elle confiée. «  Je n'ai suivi aucune formation dans la mode que ça soit en couture ou en stylisme. »

D’où lui vient l’inspiration de ses modèles ?
Judith s’inspire à travers l’observation des tendances actuelles sur le marché et en écoutant la demande de sa clientèle.

Comment fixe-t-elle les prix de ses produits ?
« Nous partons du coût de la matière première principalement les tissus, du coût de la main d'œuvre, du service de livraison et nous mettons une marge bénéficiaire pour continuer à tourner. »

JNF utilise quels moyens de distribution pour ses produits ?
Pour la distribution, JNF passe très souvent par internet via les réseaux sociaux notamment Facebookhttps://www.facebook.com/jnfdesign/ et Instagram: @JNF_design, sur un site revendeur de leurs articles ou parfois lors des descentes sur les lieux où  leurs cibles se réunissent.
JNF a également un service commercial qui s'occupe de partager et publier sur Whatsapp (+243812662074) a des différents contacts à chaque fois qu'il y a un arrivage ainsi elle reste proche et à l'écoute de sa clientèle.

De qui est composée l'équipe JNF ?
Étant une petite entreprise en croissance, elle est composée d’un concepteur, un photographe, un couturier, des revendeurs qui travaillent à temps partiels juste quand le besoin se présente et d'un manager dont Judith qui coordonne tous les travaux.


Quelles sont les difficultés que Judith Nonda rencontre en tant que jeune entrepreneure ?
« Les difficultés sont nombreuses mais dans mon domaine je soulèverai premièrement la qualité de la main d'œuvre sur le marché et la seconde difficulté c'est les moyens financiers. »

À part la mode, y a-t-il encore un autre domaine dans lequel elle aimerait se consacrer ?
Oui, il y en a : en dehors de la mode, Judith souhaiterait se consacrer à l'éducation et l'encadrement des enfants en général et de la jeune fille en particulier.
Quelles sont vos ambitions ?
« Faire de JNF l'une des marques reconnues en RDC, et pourquoi pas au niveau international. »
Judith Nonda Fatuma
FacebookJNF
Instagram : @jnf_design
Whatsapp : +243812662074

Alors, vous savez à présent qui contacter pour vos vêtements en tissus africains !
Si vous avez également des avis ou question sur JNF, merci de les laisser en commentaire.
Fady-Ambroise D.W. vêtu en JNF

jeudi 6 septembre 2018

En marge des activités de la 3ème phase du Festival Mwinda Na Molili (MNM) prévu au mois de décembre, la coordination du festival lance un appel aux sponsors et/ou mécènes !!!

"Vous êtes une église, une école, une université, une ONG, un commerce, une banque, une entreprise, une association ou même, tout simplement, un particulier, amoureux de la culture à Kinshasa et ses parages : vous pouvez devenir partenaire, sponsor ou mécène du Festival Mwinda Na Molili !

En contrepartie, vous serez abondamment cités dans toutes nos communications, nos médias, etc.
Nous sommes en quête de contributions financières ou d'apports en nature tels que : la sonorisation, le podium, la lumière et d'autres moyens de communication ; du catering ; de la restauration pour le public du festival, etc."

Qu’est-ce que le Festival Mwinda Na Molili ?
Mwinda Na Molili  est un festival des familles de Kinshasa pour la promotion de l’éducation des jeunes à travers les arts, en milieux périurbains.
Lors du festival, les activités telles que : ateliers, conférences, musiques, théâtre et Battle hip hop sont organisées. Avec la participation des grands acteurs culturels du pays et Kinshasa en particulier.
Lexxus Légal à la 2ème édition du festival MNM
Pourquoi soutenir notre festival ?
Votre image sera associée à un projet de décentralisation culturelle, aux valeurs d'échanges, de développement, d'éducation et de solidarité entre les familles et les jeunes en particulier, favorisant l'économie locale et les pratiques artistiques.
Cette image positive sera visible et relayée au niveau local et national.
  • Impact Culturel

Le festival MNM participe à la décentralisation culturelle dans la ville de Kinshasa et à la promotion de l'éducation des jeunes à travers les arts, en véhiculant un message d'amour, de paix, de partage et de conscientisation.
  • Impact Économique

Économiquement, l’événement stimule l’emploi, le commerce et le tourisme. À chaque édition, le festival programme une cinquantaine de personnes sur scène, à la technique et travaille en collaboration avec les opérateurs culturels régionaux.
  • Impact Social

Nous touchons un public jeune grâce à la programmation musicale originale et dans un lieu favorisant l’intégration et le partage entre individus des différents coins de  Kinshasa.

  • Les atouts du festival

Pour cette année, la collaboration entre l'Institut Français de Kinshasa,  la Fête du Livre de Kinshasa, le Collège BONSOMI, l'Institut National des Arts, Médiaspaul, 50 CLASH URBAIN & MALAFI'ARTS PRODUCTION, Collectif d'artistes pour le management et la production d'évènements culturels.
Cette alliance apporte à l'évènement une dimension à la fois dynamique et professionnelle dans une ambiance particulièrement conviviale.

Si vous êtes intéressés, contactez-nous par :
- Email              Malafiartsproduction@gmail.com
- Téléphoner     : +243898346508

Pour cette édition 2018 :
- 3 jours de concert : le samedi 1er, le dimanche 02 et le samedi 08 décembre 2018
- Plus de 2000 personnes sont attendues
Paf : presque gratuit
Pass d'honneur + t-shirt  à 35$

- 2 lieux : Commune de N'djili et de Gombe.
- Menu : Atelier/Conférence/ Musique/Théâtre/ Battle Hip Hop (Concours Rap et Deejaying)
- Sous le thème Partage et Vigilance.
Chaque commune de Kinshasa présentera ses talents.

Des Guests de haute facture !
Une poignée d'artistes, une foire pour les enfants, un moment de formation pour les jeunes et un univers de talents à découvrir pour certains et à confirmer pour les autres. Plus une programmation artistique une fois par mois dans la Maison de la Culture MNM.
Président Directeur Artistique
NIAMBA MALAFI JL Caillera

samedi 1 septembre 2018


                                        

A Princesse Nicole

Ce bel enfant qui ne prendra jamais d'alcool.

Elle aimera par-dessus tout l'école,

et s'attachera à sa famille comme la colle.
Elle ne laissera jamais sortir de sa bouche des fariboles,

et elle remuera la terre comme un agricole.

Dans son sac à dos, ne manqueront pas les babioles.
Polyglotte comme ses parents, elle parlera aussi l'espagnol.

Avec sa voix angélique comme un rossignol,

elle fera frémir des cœurs sans protocole.

Que le Seigneur la patafiole,
et la couronne d'auréole.

Très heureux anniversaire Princesse Nicole.


Christian EBONGO Y. 
Écrivain et Poète 

mardi 14 août 2018

Dans une lettre ouverte adressée à l'opinion publique, le candidat député national dans la circonscription de Lukunga, l'artiste rappeur Lexxus Legal s'explique sur les raisons de sa candidature et son alliance avec la Dynamique de l'opposition.


Bonjour très chers, en espérant que ça va. En attendant la version simplifiée en lingala et mon programme dans les prochains jours, merci de lire et de partager cette lettre ouverte expliquant ma candidature.

Kinshasa, le 14 Août 2018

Ma lettre de candidature à l’élection législative nationale pour la circonscription de Lukunga à Kinshasa sur la liste de la Dynamique de l’opposition coordonnée par M. Martin FAYULU. "
                              
DENDE ESAKANU Alex Lexxus

Mesdames, Messieurs, chers Compatriotes, 

Actuellement la démocratie dans notre pays est de nouveau confronté à un test,  une phase essentielle pour sa maturation, à cet effet chacun de nous est appelé à donner le meilleur de lui même pour que triomphent les idéaux qui ont étés à la base de son avènement.
Cette interpellation de la conscience coïncide avec les manifestations d'une société prise dans une tempête où les repères sont désordonnés, la raison désorientée, les valeurs inversées, l'urgence devenue mode de vie, le chacun pour soi triomphant au détriment du destin solidaire,  ainsi nous sommes devenus une société « sauve qui peut » (article 15, le fameux « débrouillez-vous »).

Si dans cette tempête tourbillonnante qui a obscurci l'horizon, l'étonnement sur l'inflation des candidatures est compréhensible, tant les évidences sont perdues, toutefois l'indexation de l'engagement des artistes dans cette course électorale pourrait cacher un malaise de ceux qui se sont accommodés de cet état de fait et qui en tirent depuis un profit personnel. Les auteurs moraux des phrases telles que : « mboka oyo ekobonga lisusu te » ou « yo, okanisi okobongisa mboka oyo ? ». 

Dans cette situation de tempête, toute réflexion à froid ainsi rendue impossible, l’analyse profonde de la naissance des mouvements citoyens ne s’est pas faite, alors que fondamentalement à mon avis, ces mouvements exprimaient un rejet, une rupture et un appel au retour aux valeurs.

Ce même aveuglement accompagne la vague des candidatures des artistes. Il est vrai que les artistes pourraient gêner car ils ne rentrent pas dans cette tradition politique qu'une certaine élite se serait évertué sans succès jusque là a ériger en culture politique.

Je tiens à rassurer avant tout le peuple : ma candidature ne doit pas être perçue comme la recherche d’un ticket  pour participer à la "mangeoire nationale", véritable perversion de la mission de l’Assemblée Nationale. 

Qui sommes-nous? Et pourquoi à l'Assemblée nationale ?

Nous sommes avant tout des citoyens, hommes de culture et artistes. « La culture étant la Somme des réponses qu'un peuple a réservé tout au long de son histoire aux questions fondamentales de son existence ». (A. Zaïdi Ngoma).

Comment notre société actuelle se retrouve avec autant des mauvaises réponses à des si bonnes questions ? Comment avec des legs tels que celui de l’émancipation, de dignité, de résistance, d'affirmation de soi, de l'auto-prise en charge, portés par Paul Panda, Kimbangu, Lumumba, M’zee Kabila, pour ne citer que ceux-là, le « chacun pour soi » a pris le dessus sur le destin solidaire ?

Parmi les réponses, il y a la tradition politique, « Les réponses non décodés, la poursuite sans questionnement des réponses qui ont peut être fait leur preuves à l'époque sur des situations actuelles alors qu’elles ne sont pas actuelles ». 

Cette répétition des gestes et politiques incohérents a fini par heurter les hommes de culture et artistes que nous sommes. Qui plus que nous dans cette société fait preuve de générosité égalitaire en produisant une œuvre d'esprit pouvant conserver la même émotion, accessible  de la même manière à un jeune de la Gombe et de Malueka ? 

La politique est champ clos d'intérêts, j'aime à croire qu'il s'agit d'un engagement personnel pour la production des intérêts collectifs et non l'inverse.

Les artistes dans la noblesse de leur travail sont les seuls dont l’activité fait appel au meilleur de l’homme, son esprit à même d’apporter des solutions solidaires. 

Pour ceux qui ne me connaissent pas, qui suis-je ?

Dende Esakanu Alex Lexxus (Legal), 40ans cette année dont 25 dans le Hip-hop du République démocratique du Congo. Des prémisses de la danse à partir de mon Lodja natale, une fois à Kinshasa,  j'ai peaufiné la technique entre Dodoma, Kato dans la commune de Kinshasa et mais aussi dans la commune de Lingwala et Barumbu. Devenu rappeur dans le milieu des années 90, sous l'influence du groupe américain Public Enemy, dès le départ comme eux, j'opte pour des textes qu'on qualifiera plus tard de conscients et aujourd'hui d'engagés.

L'ensemble de mon œuvre artistique et de mon engagement peuvent se résumer en un mot « Combat » et ce combat s’est mis au Service de plusieurs causes :

L’éveil des consciences de la jeunesse de mon pays et  d’Afrique ;
L'espoir, la paix, l'unité, la justice sociale, les droits des enfants valides et handicapés, l'alphabétisation, le droit de la femme, la liberté d'expression ;
L'écologie ;
La reconnaissance de la Culture Hip Hop dans notre pays ;
L'accès au soin de Personnes Vivant avec le VIH ;

Mais aussi ce combat s’est engagé contre le sida, la stigmatisation et la malaria.

Ma démarche artistique a été récompensée de plusieurs titres honorifiques notamment au pays, 3 fois meilleurs artistes Hip-hop Ndule Awards consacré par l’ensemble de la presse du pays, Artiste du Cinquantenaire et en Afrique, Prix de la Renaissance Africaine par Hip-hop Award au Sénégal. J’ai été fait ambassadeur de la lutte contre le Paludisme entre autres. 

À ce jour, rappeur, producteur, conseil et développeur des programmes sociaux en rapport avec le hip-hop et entrepreneur agricole. Expert de l'OIF pour les jeux de la francophonie (Nice, France 2013), pour la mise en place de la discipline Danse hip-hop,  j'ai eu la responsabilité d'écrire et standardisé les règles de la danse hip-hop pour l’ensemble des pays de l’OIF et à ce titre, je fus le 1er président du jury de la 1ere joute de cette discipline à ces jeux. Pour les 50 ans de l'Union africaine, invité à Addis Ababa, j’ai été co-auteur ARCH, des propositions de vision de 50 prochaines années de Union Africaine.

À la tête depuis 2006, de Racine Alternative ASBL,  la 1ere association de protection des droits et développement du Hip hop en RDC dont le Festival aiR D'iCi, 8ème édition est l'émanation. Ce festival est à ce jour le plus grand rendez-vous culturel annuel centré sur le Hip-Hop en R.D. Congo. 

Malgré plusieurs tournées dans le monde et des opportunités offertes pour le développement de ma carrière à l’extérieur, m’a toujours fait revenir et explique que j’habite toujours Kinshasa.

Ma motivation.

Je fais parti de ceux et celles qui pensent que la principale cause de la tempête tourbillonnante dans laquelle se trouve notre société actuelle est la déconnection de la source des réponses enfermées dans notre culture.

Ma carrière encore au vert, j'ai la possibilité de créer, de me vendre, de m'exporter voir même m'expatrier pour un ailleurs présumé meilleur. Je peux garder et améliorer les conditions de ma vie personnelle, tout en restant à l'écart de la politique.

L'engagement dans la politique pour des artistes et hommes de culture comme  Jean Goubald, Ados Ndombasi, tant d'autres et moi-même en ce moment précis, doit être perçu comme une réponse au défi de l'urgence, du sauve qui peu, du sur place généré par l'opposition de sens et directions engendrant l'immobilisme de notre société actuelle. C'est une conviction forte que les artistes conscients sont les plus en mesure de reconnecter notre société à la source des réponses, à l'essentiel qui est la solidarité basée sur un destin commun, la chance pour tous d'accéder à une nation offrant une chance à tous. 

Je ne ralentirai pas ma carrière à cause d'un profit personnel, en tant qu'artistes, nous le savons mieux que quiconque que,  tout nous est prêté et tout doit être rendu. Que notre bonheur se trouve dans la transmission de ce que nous avons reçu. Que notre joie est avant tout, votre joie, c'est le destin de solidarité inscrit dans nous.

Une pause dans le chant faite de vos voix que les représentants n'écoutent plus,  pour aller dans le champ politique, à l'Assemblée nationale car humblement nous pensons que c'est là-bas, dans la représentation nationale que la connexion s'est rompue, donc c'est là qu'elle doit impérativement être reconnecté.

Ici, il est nullement question de laisser l'art, l'engagement politique n'est pas une nouvelle carrière, il s'agit de déshabiller nos textes des mélodies, pour que ceux qui n'écoutaient plus vos voix, vos préoccupations, les attendent.

Le choix de l'Alliance avec la dynamique de l'opposition

En tant qu'artiste, Je suis un indépendant, dont l'œuvre artistique est positionnée et politisée mais pas politicienne.
Dans cette approche, j'ai toujours été très critique à l'égard d'une opposition focalisée *sur et contre les personnes* et ne présentant pas des alternatives sur des éléments de gestion, très hostile à l'égard d'une majorité pour sa gestion incohérente, de ce faite, j'ai dénoncé sans détour la médiocrité de cette classe politique.

Ainsi, j'ai longtemps muri l'idée d'une candidature indépendante mais j'ai dû me résoudre à l'idée d'une nécessité d'alliance par réalisme sur le calcul électoral consacré.

Dans ce réalisme,  il m'a  paru fécond d'aborder la question par l’angle négatif : avec qui je ne devrais pas m’allier, quelles que soient les opportunités et les circonstances ?
d'emblée j'ai éliminé le cercle de la majorité à qui je reproche globalement une gestion incohérente, teintée d'une politique anti culturelle notoire.
Ceci étant clairement assumé, je suis allé dans le camp de l'opposition où j'ai opté pour une rencontre en tête à tête axée sur la recherche de compatibilités en terme de valeurs, des convictions mais aussi d'ouverture sur la politique culturelle.

Ici, je tiens à remercier les différentes personnalités et plateformes pour l'accueil et l'attention portés à ma démarche ainsi qu'à mon projet.

Je rappelle que techniquement un parti politique ou plateforme ne se présente pas aux élections, il soutient des candidats. Dans cette vision horizontale, la question se pose plutôt dans les termes : “Avec quels partis ou plateforme un candidat peut éventuellement s’allier et espérer garder son indépendance. 
En tant qu'artiste, je suis fondamentalement opposé au conformisme, devenu tradition politique chez nous,  c’est à dire la tendance d’un groupe à s’uniformiser, se caporaliser, en terme de comportements, de pensées autour d'un chef, coordonnateur ou autorité morale.

Pour ne pas faire l'éloge d'un compromis, mes convictions comme boussole, mon choix d'alliance avec la Dynamique de l'opposition s'est basé sur ces éléments :
Une accessibilité de sa coordination et une certaine compatibilité dans la manière d'aborder cette période,
L'inclusion de notre projet sur la politique culturelle dans le programme politique du candidat à la présidence de la dynamique en la personne de Mr Martin Fayulu,
Lui même démontrant un passif d'une certaine constance, cohérence ainsi qu'une liberté de pensée au sein de l'opposition,
Des garanties offertes pour la  défense de notre projet culturel.
Une convergeance des valeurs basées sur des convictions partagées.
Sur le social libéral, nous sommes tombés d'accord que la culture telleque nous la voulons constituerait un rempart contre la sauvagerie du libéralisme.

Pourquoi devriez-vous me soutenir dans cette démarche ?

Humblement, je pense que moi et certains artistes conscients candidats, nous portons en nous cette faim et soif puissantes que vous avez, vous peuple de vous définir par ce que vous êtes réellement, comme une nation, un peuple à vocation de puissance.
Notre plus grande puissance est d'abord notre culture, cette culture doit imprégner tous nos acquis, politique, économique et même spirituelle.

Nous devons revisiter le champ des valeurs en se basant sur les réponses prévues dans notre culture. Ceci n'est pas un renfermement, au contraire bien se connaître pour mieux s'ouvrir. 

Quel député serai-je ?

Pour ma circonscription Lukunga et pour la Nation, comme l'artiste que je suis, à l'écoute du peuple, des voies et expressions artistiques choisies par ce dernier, au front avec vous pour contraindre l'exécutif à résoudre les problèmes quotidiens dans notre circonscription. Peser sur l'exécutif nationale et urbaines et participer à l’élaboration des textes de lois sur les questions qui prennent la culture comme base et référence des réponses à apporter aux défis actuels et aux besoins quotidiens de mes concitoyens. 

La culture ne faisant pas de discrimination, je serai un député consensuel pour les questions d’intérêt général que je ne laisserai pas obstruer par un positionnement partisan. 

Pour finir

Je n’oublie pas qu’un député doit aussi porter la voix de la RD Congo. Avec la détermination d'ériger la culture comme  rempart contre la balkanisation, vous pouvez être sûr que ma voix défendra de façon certaine une RD Congo une et indivisible dont la souveraineté est non négociable. Le droit de disposer de nos terres, nos eaux et richesses de notre sous-sol, de sa défense et celle de ses filles et fils partout dans le monde, du respect des traités internationaux en conformités avec notre culture.

Si vous faites de moi votre élu, voilà, en substance ce que je veux faire pour vous et cela, je ne pourrais le faire qu’avec Vous.

Dende Esakanu Alex Lexxus, citoyen artiste candidat à l'élection législative nationale  dans la circonscription de Lukunga/ ville province de Kinshasa-RD Congo.

Un vendredi pas comme les autres