Fady Ambroise

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dimanche 2 décembre 2018

275 JOURS & CONTRACTIONS - PARTIE IV (Et cetera, demain sera...), Tony ELEBE et Fady-Ambroise DIBAYA

275 JOURS & CONTRACTIONS, 
Une nouvelle de Tony ELEBE Ma Ekonzo et Fady-Ambroise DIBAYA W.

PARTIE IV : Et cetera, demain sera... 

Voici, elle prend ses premiers souffles ; pas plus de mille à son actif... À l’air libre, la vie lui apparaît bien différente... Sa peau sitôt sèche − collée contre sa mère − et tous ses sens encore en éveil, lui font entendre leurs cœurs battant à l’unisson…, Elle est ailleurs... Elle ne comprend pas... Neuf mois, ça ne s’oublie pas… Et pourtant, déjà, elle oublie… Car déjà, sa mère, son extension, est un trait d’union entre les deux mondes. Sa frayeur fut brève, le temps d’un cri et d’une caresse... 

Me voici donc Père ! Cet enfant, je le tiens dans mes bras, non pas comme un trophée brandit − revanchard ou vantard − à une assemblée tantôt indifférente, tantôt entreprenante. Je le tiens dans mes bras, comme un être fragile à aimer, à protéger, à façonner... Il est ma semence, mon appel à la vie, ma sentence. Qu’avais-je à toucher sa mère ? 

Dorénavant, je me tiens sur un chemin nouveau, long, contraint de tenir la route, sans jamais m’en détourner, ni à gauche, ni à droite, jusqu’à ce qu’un jour, à cette même croisée de chemin, ma fille se tienne à son tour, prête et téméraire, pour reprendre le flambeau qu’aujourd’hui je prends moi-même de mon père... Dieu me vienne en aide !

***

Il est 15 heures quand j’arrive enfin à la maternité. À chacun de mes pas, dans les couloirs qui me conduisent à la chambre de l’enfant et de la mère, les talons de mes chaussures claquent fortement sur le ciment dur, puis le carreau étincelant. Je me réjouis de cette distance qui s’estompe progressivement entre elles et moi. Je jubile… Bientôt, mon visage s’illuminera ; maintenant, mon excitation est à son comble. Dans un dernier couloir, bien long, tel un marathonien en bout de course, je brûle les 30 secondes qui me séparent encore de mes trésors. Mon rythme cardiaque s’accélère, je ne sens plus mes pieds toucher le sol. Transis, je franchis le seuil de la porte, éblouit par les sourires radieux qui se dessinent sur le sur le visage de Stella et de notre fille. Stella a faiblement ouvert les yeux pour me voir, tandis que, dans les bras de ma belle-sœur, Owr souri aussi ! Je ne pouvais rêver d’un meilleur accueil. 

− Voici notre fille, Owr, nous y sommes enfin arrivé chéri, elle pèse 3 Kg …

Affectueusement, je dépose mes lèvres sur le front de celle qui vient de faire de moi « un père », lui glisse à l’oreille quelques compliments et mots de gratitude. Puis, je prends Owr dans mes bras, la dévisage, l’admire, savourant cet instant unique dans la vie d’un père. Aux côtés de sa mère, elle envahit et prend possession de mon cœur. 

Dès le premier regard, j’observe que l’enfant ressemble à ma belle-sœur. Dans ma lignée, nous avons le visage oblong. Owr, elle, a une belle petite tête ronde, tout comme les membres de ma belle-famille. 

Je scrute et contemple chaque partie de son corps : ses cheveux humectés couchés sur son front ; ses petits yeux, semblables à de petites billes brillantes, mi-ouverts et pleins de vie, qui lui donnent un air asiatique ; ses mains glacées très pâles qu’elle n’arrête de sucer … Elle est tellement jolie que des vers joyeux défilent dans ma tête. Je prête serment à moi-même, me promettant d’assurer son avenir, de faire de mon mieux qu’elle ne manque de rien. 

***

J’étais devenu papa d’une petite fille : « BUTUMBI » (gloire en tshiluba), née à midi comme son prénom « Owr » tiré de l’hébreu, 11h58 exactement. Et, depuis ce premier juin 2018, notre maison est de plus en plus illuminée. Je me retrouvais entre deux astres, Stella (étoile) et Owr (lumière du soleil). Comment n’est pas être embrasé ?


Merci d’être nombreux à nous lire. C'est sur cette 4ème partie que prend fin notre nouvelle.  Nous espérons que vous avez aimé, vous pouvez télécharger la version complète en cliquant ICI. 
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