Un vendredi pas comme les autres

Chaque vendredi c'est presque pareil, on se lève, on mange aprèss'être lavé, on sort pour l'église, après quelques salutations à la famille, on rentre dormir. Mais celui-ci étaitdifférent (14/7/2017). Est-ce un vendredi 13? 
Après culte, nous nous sommes rendus à l'arrêt de "Lemba-terminus" pour prendre un taxi de victoire et rentrer à la maison après quelques courses.
Il était 19 heures passées quand on s'est décidé ma femme et moi de prendre le bus "Esprit de vie". Avec la nouvelle imprécise tombée dans les après-midis (oh mascarade, oh Kamwena, tantôt Ne Muana, etc), qui n'était pas pressé de rentrer chez soi ? Ou prendre le risque d’entrer dans un taxi-ketch (kaka boye)? Une fois dans le bus je remarque que la majorité était en Uniforme. Dans un bus ? Détendez-vous ! Pas des militaires, sûrement qu’ils avaient une fête comme c'est vendredi, ou plutôt un groupe de chorale vu qu'ils étaient habillé en un même pagne (belle couture en pa…

La vie de l'homme


La vie de l'homme
Une vie plein de contrastes ,
Pas besoin d'être élitiste ,
Pour paraître réaliste.

Dès l'aube on se réveille,
au crépuscule on sommeille .
L' envie du lucre nous hante,
On elucubre dans l'attente.

Le succès anime notre désir,
L'excès reprime notre plaisir .
À la quête de l' amour,
On subit les humours,
Et surtout les humeurs.

On s'acquitte du devoir,
Le droit nous dit au revoir .
Tôt le matin on s'arcle,
Malgré le soleil accablant ,
On sème pour assurer notre survie.

Dans ce monde impétueux,
Où  vivre  impecunieux,
Est  chose périlleuse.

La vie devient  un champs de bataille
Où on doit se battre,
Se défendre au quotidien
Comme de gardiens.

Dans cet instin de survie, hélas!
L'argent s'érige en Allah,
L'humanité plonge dans l'animalité,
L'injustice s'accumule sans calcul.

Les anti valeurs deviennent de valeurs,
La vie devient un calveur,
L'existence même est compromise,
Par l'emprise de la crise.

Ce tableau sombre,
Augure un avenir macabre,
Dans un horizon lugubre,
Où on court pour fuir le déclin
Comme si tel était nôtre destin.

Ô Pauvre nous ! 
À quand nous souviendrons- nous du créateur ???
Qui nous appelle par grâce,
Pour nous assurer une vie grasse.

Saisissons sa main,
Et rassasions nous de ses mets.

François Onoya Otshiembe
Économiste,  écrivain et poète.

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