Fady Ambroise

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lundi 31 décembre 2018

Maman !
Si un père est un repère
Ma mère tu es la lumière
Qui m’éclaire.

Tu es cette la lampe
Qui mérite une palme,
Cette main qui essuyait mes larmes,
Ce réveil de minuit sans alarme.

Tu as passé des nuits blanches
Pour que les miennes soient douces.
Tu te privais de la bouffe
Dès que rien ne rentrait dans ma bouche.
Tu es celle qui m’a appris ma première douche.

Maman,
Je t’appelle une lampe
Car tu étais pour moi dans les endroits sombres,
Cette flamme qui chassait mes ombres
Quand l’horizon me semblait obscur.

Tu t’es privée des précieux atours
Pour que je sois vêtu.
Même si je n’étais qu’un petit têtu,
Ma mère tu as supporté mes caprices
Et soigné avec délicatesse, mes cicatrices.

Dans tes seins j’ai tété,
Dans tes mains j’ai été bercé.
Tout en guidant mes pas
Tu as cru en moi alors que pour l’humanité
Je n’étais qu’une vacuité.

Femme d’affaire
Femme de fer
Pour me préserver de l’enfer,
Tu as été femme à tout faire.

On dit de moi que j’ai ton sourire,
Mais en moi je vois tout de toi.

Je t’ai écrit ces mots au rythme des chants de mon cœur
Des mélodies de mon enfance remplie de bonheur.

Joyeux anniversaire maman, maman Agnès Ntumba
Ton fils, Fady-Ambroise DIBAYA 


Extrait de "Ma mère, ma lumière", l'un des poèmes du recueil Plume d'Adam, livre à paraître ©Fady-Ambroise

À LIRE AUSSI : 👉🏾Je suis artiste 👨‍🎨👨🏾‍🎤📚✍ (Plume d'Adam)
                           👉🏾Au-delà des nuages ☁ (Plume d'Adam)

samedi 22 décembre 2018

Bonjour à tous ! Et à toutes 😉
Chers lecteurs/chères lectrices, ça fait un bail que je vous ai écrits, je sais. En dehors de "275 JOURS & CONTRACTIONS", je suis dans plusieurs projets d'écriture : deux romans et deux recueils (récits et poèmes) que j'espère mettre en votre disposition dans les jours à venir. J'espère que vous allez bien ?

Quant à moi, je vais bien. Du moins, comme d'habitude, au rythme du pays : il y a un soleil, une lune et des étoiles; il y a un matin, un midi, puis, un soir ; il y a le jour, la nuit, et nos ennuis habituels ; le ciel est toujours bleu-ciel et le soleil a gardé son lit...

Rien à changer ! Du moins, au temps. Il est resté pareil. Mais pas nous ! On a pris, perdu et repris du poids ; on prend de l'âge - on tourne des pages - on devient sage (ça dépend). 
On a appris à compter ! La retenir puis la voir répartir ; se voir seul ; faire une nouvelle rencontre ; se marier ; avoir un bébé, puis un deuxième (jamais un sans deux, deux sans trois. Dit-on)...tout comme perdre un être cher (là, je pense à mon grand-père). Tout ceci, la vie nous a appris à les compter : à soustraire, additionner, multiplier...La mathématique de la vie. 

Aujourd'hui est un nouveau jour ! Mais rien à changer au temps. Le soleil va se lever à l'est pour se coucher à l'ouest. On aura les mêmes soucis. Peut-être ou pas, ou même encore plus...Gardons juste la morale : ce qui ne te tue pas, te rend plus fort. Les insultes, du moment où elles ne te collent pas à la peau, garde ton chemin, la tête haute. De tes échecs, apprends ! Et de tes expériences, mûris !

Joyeux noël et mes voeux de bonheur pour ce nouvel an, nouvel élan 💪
@FadyAmbroise

dimanche 2 décembre 2018

275 JOURS & CONTRACTIONS, 
Une nouvelle de Tony ELEBE Ma Ekonzo et Fady-Ambroise DIBAYA W.

PARTIE IV : Et cetera, demain sera... 

Voici, elle prend ses premiers souffles ; pas plus de mille à son actif... À l’air libre, la vie lui apparaît bien différente... Sa peau sitôt sèche − collée contre sa mère − et tous ses sens encore en éveil, lui font entendre leurs cœurs battant à l’unisson…, Elle est ailleurs... Elle ne comprend pas... Neuf mois, ça ne s’oublie pas… Et pourtant, déjà, elle oublie… Car déjà, sa mère, son extension, est un trait d’union entre les deux mondes. Sa frayeur fut brève, le temps d’un cri et d’une caresse... 

Me voici donc Père ! Cet enfant, je le tiens dans mes bras, non pas comme un trophée brandit − revanchard ou vantard − à une assemblée tantôt indifférente, tantôt entreprenante. Je le tiens dans mes bras, comme un être fragile à aimer, à protéger, à façonner... Il est ma semence, mon appel à la vie, ma sentence. Qu’avais-je à toucher sa mère ? 

Dorénavant, je me tiens sur un chemin nouveau, long, contraint de tenir la route, sans jamais m’en détourner, ni à gauche, ni à droite, jusqu’à ce qu’un jour, à cette même croisée de chemin, ma fille se tienne à son tour, prête et téméraire, pour reprendre le flambeau qu’aujourd’hui je prends moi-même de mon père... Dieu me vienne en aide !

***

Il est 15 heures quand j’arrive enfin à la maternité. À chacun de mes pas, dans les couloirs qui me conduisent à la chambre de l’enfant et de la mère, les talons de mes chaussures claquent fortement sur le ciment dur, puis le carreau étincelant. Je me réjouis de cette distance qui s’estompe progressivement entre elles et moi. Je jubile… Bientôt, mon visage s’illuminera ; maintenant, mon excitation est à son comble. Dans un dernier couloir, bien long, tel un marathonien en bout de course, je brûle les 30 secondes qui me séparent encore de mes trésors. Mon rythme cardiaque s’accélère, je ne sens plus mes pieds toucher le sol. Transis, je franchis le seuil de la porte, éblouit par les sourires radieux qui se dessinent sur le sur le visage de Stella et de notre fille. Stella a faiblement ouvert les yeux pour me voir, tandis que, dans les bras de ma belle-sœur, Owr souri aussi ! Je ne pouvais rêver d’un meilleur accueil. 

− Voici notre fille, Owr, nous y sommes enfin arrivé chéri, elle pèse 3 Kg …

Affectueusement, je dépose mes lèvres sur le front de celle qui vient de faire de moi « un père », lui glisse à l’oreille quelques compliments et mots de gratitude. Puis, je prends Owr dans mes bras, la dévisage, l’admire, savourant cet instant unique dans la vie d’un père. Aux côtés de sa mère, elle envahit et prend possession de mon cœur. 

Dès le premier regard, j’observe que l’enfant ressemble à ma belle-sœur. Dans ma lignée, nous avons le visage oblong. Owr, elle, a une belle petite tête ronde, tout comme les membres de ma belle-famille. 

Je scrute et contemple chaque partie de son corps : ses cheveux humectés couchés sur son front ; ses petits yeux, semblables à de petites billes brillantes, mi-ouverts et pleins de vie, qui lui donnent un air asiatique ; ses mains glacées très pâles qu’elle n’arrête de sucer … Elle est tellement jolie que des vers joyeux défilent dans ma tête. Je prête serment à moi-même, me promettant d’assurer son avenir, de faire de mon mieux qu’elle ne manque de rien. 

***

J’étais devenu papa d’une petite fille : « BUTUMBI » (gloire en tshiluba), née à midi comme son prénom « Owr » tiré de l’hébreu, 11h58 exactement. Et, depuis ce premier juin 2018, notre maison est de plus en plus illuminée. Je me retrouvais entre deux astres, Stella (étoile) et Owr (lumière du soleil). Comment n’est pas être embrasé ?


Merci d’être nombreux à nous lire. C'est sur cette 4ème partie que prend fin notre nouvelle.  Nous espérons que vous avez aimé, vous pouvez télécharger la version complète en cliquant ICI. 
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mardi 27 novembre 2018



MUTUBUKU RENCONTRE LITTÉRAIRE, 2018



Après deux jours des ateliers (le 16 et le 17 novembre), avec 30 enfants de 08 à 18 ans autour de l'ouvrage de Guillaume Jan, « Samouraï dans la brousse », plus de 300 visiteurs, petits et grands ont fait le déplacement le 24 novembre dernier à Kimbanseke, une zone périurbaine de la ville de Kinshasa, à la rencontre d'un auteur venu de la France afin d'assister à la restitution des enfants dans la Maison Culturelle des Mwindeurs et de partager le goût de lire et d'écrire auprès des enfants.



Le vendredi 16 et le samedi 17 novembre 2018,  les animateurs des ateliers ont remporté un énorme succès auprès des enfants, dont tous ont présenté leurs créations lors de la restitution en présence de l'auteur.

- Pour l'atelier de Jean-Claude Ntuala (Grand lauréat du premier Prix Makomi dans le cadre de la Fête du livre de Kinshasa, édition 2017. Journaliste et écrivain précoce) : les enfants ont présenté les portraits des personnages par des poèmes.


- Pour l'atelier de MBA Merveille (étudiant en communication visuelle à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa) : Les enfants ont présenté l'extrait d'une planche de BD.


- Pour l'atelier de Tanguy Samzun (professeur d'histoire-géographie, au Lycée Français René-Descartes de Kinshasa) : les enfants ont présenté une carte postale, traçant les parcours des personnages dans le bouquin.


- Et enfin pour l'atelier de Jovitha Songwa (parlementaire du rire à Abidjan, humoriste et comédienne formée à l’Institut National des Arts.) : les enfants ont présenté une scénette par rapport à des situations de l'ouvrage.


Impression de l'auteur Guillaume Jan :
Devant toutes ces paires d'yeux qui brillaient fougueusement, toutes ces paires d'oreilles qui écoutaient consciencieusement mes affouillements et mes approximations, en voyant les dessins illustrés les voyages de Takayoshi Kano dans la brousse, en écoutant les poèmes et les chants inspirés de ses errances, en riant devant la pièce de théâtre si bien interprétée, j'ai retrouvé la même énergie que dans la forêt. Merci aux enfants d'avoir été si nombreux et enthousiastes, merci aux adultes qui les ont si bien encadrés, et à leur chef d'orchestre, le providentiel Niamba Malafi JL. C. (Artiste pluridisciplinaire - metteur en scène, producteur culturel - et Ambassadeur de bonne volonté pour la décentralisation culturelle et pour la promotion de l’éducation des jeunes à travers les arts et les lettres.) !
Guillaume Jan
Cette 3ème édition de MutuBuku confirme sa position de rendez-vous littéraire régional incontournable, dans la fête du Livre de Kinshasa.

L’affluence a été au rendez-vous avec une augmentation du nombre de visiteurs de 70% par rapport à 2017, et un accent sur les ateliers.

Suivant la volonté de Malafi'arts production (collectif d'artistes pour le management et la production des évènements culturels), Lycée Français de Kinshasa, Institut Français de Kinshasa, et Poole EUNIC, cette rencontre organisé à l'occasion de la Fête du Livre de Kinshasa, avait pour objectif de favoriser l’accès à la culture et de développer l’envie de lire et écrire chez 30 enfants, de 08 à 18 ans en milieu périurbain : une mission accomplie !

Un grand remerciement aux éditions Paulsen pour le don de 30 ouvrages,  à toutes les personnes qui ont participé au succès de la manifestation, notamment les co-animateurs, enseignants et élèves de complexe scolaire Mbala-fils/Simba, Le Minu, à Monsieur Arnaud Mermet et à toute l'équipe de la Maison Culturelle des Mwindeurs.


Rendez-vous à la prochaine édition !

Président Directeur Artistique
NIAMBA MALAFI JL Caillera
Téléphoner      : +243898346508

samedi 24 novembre 2018

275 JOURS & CONTRACTIONS, 
Une nouvelle de Tony ELEBE Ma Ekonzo et Fady-Ambroise DIBAYA W.

PARTIE III Une lumière à midi ! 

Vous ont-ils fait croire que ce n’est rien, que vous en sortirez indemnes ? Ils vous ont menti. Vous êtes marqué à vie ; désormais différents des autres hommes et femmes qui peuplent la Terre. Un esprit nouveau est venu vous habiter. Il fera le siège infini de votre âme… Vous voici donc possédés, envoûtés, ensorcelés, par l’amour, par la peur, par l’espoir. Vous ne serez jamais plus la même personne. Vous êtes pères et mères. 

***

Dans le silence de la frayeur, le bruissement de l’espérance, du-haut d’un imposant édifice sur le boulevard du 30 juin, je travaille avec hâte. Je ne m’occupe que des urgences ! Le reste peut attendre ; la banque survivra bien au report de mes tâches secondaires. Plus le temps passe, plus il me semble que chaque minute s’étire en quart heure d’anxiété. 

En ce premier jour de juin 2018, je m’étais levé tôt, incapable de trouver le sommeil la nuit durant. Travailler matinalement au bureau, y gérer les urgences, m’aiderait peut-être à rendre l’attente moins longue, m’étais-je dis. Mais rien n’y fit. 

Plus tôt dans la matinée, quand je m’étais rendu à l’hôpital, Stella n’avait toujours pas fait ses couches, mais le niveau du col était passé à 5 cm. C’était bon signe ! L’espoir d’un dénouement rapide refit surface. Les fronces de ma frimousse stressée se déplièrent, ma mère me rassurant qu’à 10 heures au plus tard, ma dulcinée aurait accouchée. Je les laissais donc là pour me rendre au bureau...

À 10 heures, j’appelle l’hôpital. Toujours rien. Je m’affale sur mon fauteuil de bureau, tous muscles relâchés. De toute mon existence, je me suis rarement senti si faible et si léger à la fois. Mon cœur, dans sa veine tentative de s’envoler, comme une montgolfière, semble retenu par ma cage thoracique. 

− Allo maman !
− Allo, « Fady wanyi waku kola! Stella waku lela mwana wa bakaji…Fady tu as grandi ! Stella a accouché d’une fille…».

Il aura donc fallu attendre 2 heures de plus pour enfin entendre la nouvelle tant espérée. Ma mère n’avait pas encore fini sa phrase que je criais déjà de joie. Tout le 17ième étage de l’immeuble le découvrait : j’étais papa ! Avant de raccrocher, je m’assurai auprès de ma mère que mon épouse allait bien. 

Dès lors, rien ne pouvait m’arrêter. Si c’eut été possible, je me serais envolé vers l’hôpital ou téléporté comme Hiro Nakamura... Car, sur le moment, voir mes amours, les embrasser et les prendre dans mes bras étaient les seuls objectifs pertinents de ma vie. Je voulais voir les yeux de ce poupon, ses cheveux, sa petite tête, le chouchouter et entendre ses cris.

Ce que j’ignorais, c’est que l’accouchement n’avait pas été une partie de plaisir. Ma tendre Stella avait été bien courageuse, sans que je sois à ses côtés au moment crucial. À plusieurs reprises, tandis qu'elle fut prête pour la salle d'accouchement, elle eut des malaises et s’évanouie. Surprise, Mima sa sœur cru bon de lui administrer quelques tapettes sur les joues pour la garder éveillée. De tout cela, sans concertation, ma mère et ma belle-sœur décidèrent de ne pas me tenir informé, tandis que moi je broyais du noir au bureau. Elles-mêmes n’échangèrent d’ailleurs aucune parole dans les couloirs de l’hôpital au moment où Sella était déjà en salle d'accouchement, tant la tension et même l’anxiété, étaient vives. Chacune priait cependant... et ne retrouva le sourire que quand la femme sage apporta enfin le bébé avec des hululements joyeux en guise d’annonce. Stella et toute la famille, nous étions tous enfin délivrés ! 

Mon autorisation de sortie obtenue, je m’empressai à quitter le bureau quelques heures plus tard pour rejoindre l’hôpital…
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dimanche 18 novembre 2018

Homme du monde, il voyage dans plusieurs contrés, adopte plusieurs styles de musiques et devient en même temps polyglotte.  BOSBO surnommé l'architecte de la musique par ses pairs, apprécié par ses fans à cause de son savoir dans le domaine, fait de la musique du monde, mais il est bien de Kinshasa. Nous vous le faisons découvrir à travers cet article.

Qui est BOSBO l'Architecte ?
De son vrai nom Theggy Kyezu Bokanga, il évolue sous le blaze de BOBSO l'Architecte. Il grandit bercé par les sonorités rumba congolaises notamment du Grand Mopao KOFFI OLOMIDE. Non seulement qu'il était amateur de bonne musique, il avait aussi en lui du swing car il dansait comme un dieu au point qu'on le comparaît à Bourro Mpela ou encore à Anelcka Fally Ipupa.

Homme du monde
À 11 ans peu après l'entrée de l'AFDL, il quitte le pays pour aller rejoindre sa mère en Hollande. De là, s'ouvre à lui un autre monde, des nouveaux horizons musicales tels que : Dance Hall et Reggae etc. qu'il commence à pratique au fur des ans.

Il voyage dans plusieurs contrés, adopte plusieurs styles de musique et en même temps devient polyglotte en parlant notamment le jamaïcain qui l'aide à mieux faire son délicieux dance hall et reggae. 

Il évolue pendant un bon moment au sein du groupe Deadly Zoo ou ils sortiront le titre One Word qui est à ce jour un grand succès.

Parti pour une carrière solo !
L'Architecte BOBSO se voit charger d'une mission par sa musique, celle d'édifier par le biais de ses belles mélodies.

Ladies ans gentlemen ! 
Voici en quelques lignes l'architecte de la musique BOBSO. 

Mwana Kin By Amsterdam

Découvre le titre One Word de lui et son groupe Deadly Zoo en cliquant ici 👇

samedi 17 novembre 2018

275 JOURS & CONTRACTIONS, 
Une nouvelle de Tony ELEBE Ma Ekonzo et Fady-Ambroise DIBAYA W.

PARTIE II : Pas en mai !

La joie d’une mère, d’un père, n’est-elle pas de voir sa progéniture emprunter les mêmes voies, assumer les héritages et triompher bien mieux des épreuves, poursuivant ainsi l’œuvre de consolidation entamée, et assurant la bénédiction du sang, de génération en génération ? Mon fils, ma fille, c’est là le plus grand des cadeaux que tu puisses nous faire, à nous qui t’avons fait être parmi les vivants…

***

Les lits étaient séparés par des rideaux. Mon épouse occupait le premier lit, tout près de la porte d’entrée. Tant mieux !, me disais-je. Le moment venu, cela facilitera le transfert vers la salle d’accouchement. Là, dans la salle de travail, les émotions sont partagées et les solidarités spontanées. On entend, à tour de rôle et parfois à l’unisson, les hurlements de ces femmes qui toute leur vie durant ont soupiré après ces moments qui à l’instant les répugnent ; tant la douleur de l’enfantement leur est insupportable. Chacune a son humeur, ses sauts d’humeur. La même scène se répète à l’infinie : étouffement, cris, hurlements, au rythme des contractions, et ce besoin incontinent de déféquer. Sans retenue ni tabou, elles étalent leurs envies et leurs douleurs... L’heure n’est pas aux mièvreries, l’heure est à la vie.

Il est midi ! Mon épouse s’impatiente. Le col n’a pas évolué, mais est désespérément resté à un 1 cm, bien loin des 10 cm requis pour que soit ordonné son transfert en salle d’accouchement. Quant à moi, je lui raconte des histoires drôles pour la calmer, la réconforter et, en même temps, dissiper ma propre inquiétude. Stella rit. Entre douleur et contraction, elle rit. Me voilà un peu soulagé… Les médecins font des rondes pour s’enquérir de l’état des patientes et de leurs grossesses. Elles ont parfois l’impression d’être des rats de laboratoire, tant les médecins, sages-femmes et internes disertes sur leurs cas, souvent en leurs présences, diagnostiquant et prescrivant les traitements appropriés. 

Cela fait plus de 12 heures que nous sommes là. Nous décidons alors d’en informer la famille. Rapidement, Mima sa sœur arrive dans l’après-midi, suivie de nos mères respectives. Après une brève prière, ma belle-mère prend congé de nous pour se rendre à l’hôpital Saint-Joseph où une autre de ses belles-filles s’apprête aussi à donner vie. Quant à moi, je profite du sûr renfort de garde pour partir au boulot, y faire acte de présence et y décanter les situations d’urgence.

Le soir, de retour à l’hôpital, Stella attend toujours sa délivrance. Je la trouve dans la cour intérieure de l’hôpital, faisant courageusement les 100 pas sous l’œil vigilant de Mima, tandis que ma mère sieste sur une banquette en béton inconfortable de la salle d’attente à l’entrée de la maternité. Le col n’a toujours pas évolué. Je m’agace, m’inquiète, interroge et tempête un peu contre le personnel médical, sans raison cohérente... En fait, debout depuis 3 heures du matin, je suis complètement exténué. L’adrénaline qui m’a tenue en éveil de la nuit profonde à l’aube obscure, jusqu’au zénith rayonnant, a fondu comme un bloc de glace. Revenu à la normalité, je commence à sentir le poids de la fatigue…

− Tout est sous contrôle, monsieur, nous avons la situation en main. Votre épouse devrait accoucher sous peu dans les meilleures conditions, me disent les femmes-sages pour que je ne cède pas à la paniquer, tandis que ma mère me ravigote et me demande de rentrer me reposer à la maison.

Il est 22h quand je rejoins mon domicile, affaibli, affamé mais sans appétence. Owr ne viendra pas en mai ! Nous avions pourtant cru qu’elle naîtrait le mercredi 31 mai 2018, date du premier anniversaire de notre mariage coutumier. Mais hélas, le bébé avait son planning différent de nôtre. Je m’endors sur le canapé du salon, après un coup de fil à l’hôpital et une prière, …

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vendredi 16 novembre 2018

💔Écœuré ! Mon cœur est pelé !

Chaque jour je sens mon cœur être pelé par les atrocités de mon pays. Où est partie la part d'une humanité qui nous définit ?

Vos tirs ont-ils emportés avec eux vos cœurs et cerveaux ?

Quand d'un simple revers de la main vous balayez des vies humaines pour nous le balancer en information dans la "rubrique du chien écrasé" comme un simple détail parmi tant d'autres de dégâts d'une excursion policière.

Ceux sur qui vous tirez, ne sont-ils pas vos semblable ? Si "frères" est trop proche, ne sont-ils pas des êtres vivants : aimés, chéris, appartenant à des familles sur qui repose un espoir ?

D’une vie usée dont on essaie de joindre les deux bouts avec des économies de bouts de chandelle, on nous sert un avenir brisé sur une assiette de mensonges.

C'est quoi ce lieu où l'élite et le kuluna subissent les mêmes sorts ? Et c'est même le kuluna qui est revêtu en agent de l'ordre avec comme officiers, des agents de l’ombre.

Peuple affaibli, c’est sur le pilier qui lui permettait de se tenir qu’on vient tirer ! Peuple affamé, incapable de le nourrir, vous l’abattait pour amoindrir vos dépenses !

Lâches ! Vous tirez au moindre cri à l’unisson, même si cela ne concerne que l’éducation !

C'est avec une plume humectée par mes larmes que je tente d'écrire sur ces pages ensanglantées de ces âmes innocentes.😭       
Hommages aux étudiants de l'Unikin tués cette semaine à balle réelle alors qu'ils manifestaient dans l'enceinte du campus pour la reprise des cours et la fin de grève des professeurs : Hyacinthe Kimbamfu Rodrigue Eliwo


               

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Amour coupable