Fady Ambroise

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jeudi 5 décembre 2019

Interviewer: SAMBA Saphir
Interview de Fa. WISHIYA DIBAYA

Fa. WISHIYA DIBAYA, la puissance des mots, baume à l’âme.

Plus connu sous Fady-Ambroise, Fa. WISHIYA DIBAYA, de son nom d’auteur, est un congolais se distinguant de ses confrères par sa pluridisciplinarité. Passionné de mots et féru de lecture, il maitrise la langue, jouit d’une aisance à passer d’un genre littéraire à un autre et développe avec délicatesse et finesse, des thèmes dits tabous.

Poète dans l’âme et virtuose de son art, il fera de l’aquarelle vierge qu’est la vie, sa toile de fond, surfant sur les vagues de l’anthologie, mémoires de l’histoire et morale devenue circonstancielle au fil du temps.

Tout naturellement, il gratifiera l’humanité de plusieurs opus, parmi lesquels, Plume & Flute publié en 2019. Fa. WISHIYA DIBAYA a accepté, le temps d’une interview, nous transporter dans son monde.

1. Bonjour Fa. WISHIYA DIBAYA. ITWK et son lectorat, sont ravis de vous compter parmi les invités vedettes de ce groupe culture, ce mois. Vos talent et complexité, sont relevés par votre plume prolifique.Avant de parcourir les courbes de votre plume, il serait judicieux de connaitre l’homme. Qui est-il ?

Fa. WISHIYA DIBAYA, je suis un auteur congolais : Blogueur, Libre penseur et Écrivain – poète. Licencié en Économie, je suis congolais, né le 19 août  1991 à Tshikapa, République démocratique du Congo. Marié et père de deux filles, je navigue entre ma profession de Comptable au sein de la Banque Commerciale Du Congo, BCDC et l’univers littéraire. 

2. Vous êtes pluridisciplinaire, serait-il possible d’avoir un  aperçu de vos différentes caquettes ?

Je suis un artiste né, je suis un dessinateur inné, libre penseur, blogueur avec mon blog www.fadyambroise.com où je partage sur la littérature avec mes poèmes, récits, nouvelles et pensées. J’y publie également certains jeunes artistes de notre sphère question de les promouvoir. Je suis un Comptable de profession, et Écrivain – poète par passion.

3. Pourquoi Fa. WISHIYA DIBAYA ?

Mon nom complet est Fady-Ambroise DIBAYA WISHIYA,  « Fa. WISHIYA DIBAYA » est mon nom d’auteur, question de mettre en avant, nos noms africains. Mais mes pairs m’appellent souvent Fady-Ambroise, ainsi que les lecteurs de mon blog.

4. Pourrait-on avoir une ébauche de votre bibliographie et résumés afférentes aux œuvres ? 

Ma première publication avec un éditeur est « Plume & Flûte », publié aux éditions Mabiki. Je suis également auteur de plusieurs récits et poèmes qu’on peut retrouver en ligne sur mon blog www.fadyambroise.com, ainsi qu’auteur de la nouvelle « 275 jours & contractions », téléchargeable en ligne, coécrit avec Tony ELEBE. 275 Jours & Contractions est une nouvelle de 4 partie à travers laquelle je relate mon expérience de la naissance de ma fille ainée en assistant mon épouse. Dans un élan poétique et d’intrigues : on assiste à l’attente, aux stress, à la peur, à l’impatience, à l’inquiétude, à l’espoir, ... qui envahissent les parents à la venue de leur bébé.

5. Votre bibliographie pourrait susciter bien de vocations, pourrait-on avoir une ébauche de vos parcours académique et artistique ?

Comme parcours académique, je suis détenteur d’un diplôme de Licence en Économie, option Développement de l’Université Libre de Kinshasa, 5 ans après mon obtention du diplôme d’État (Bac) en option Commerciale & Administrative au Complexe scolaire Nepoko.

J’ai intégré l’univers littéraire  après avoir créé mon blog en 2010. À la base, l’objectif était d’y partager mes dessins et pensées, mais au fil de temps il est devenu est vrai livre électronique. J’y partageais non seulement mes pensées et avis sur des sujets d’actualité mais également des récits fruits d’une expérience personnelle, d’une histoire imaginaire ou d’un fait de société. Il est né alors l’envie de perfectionner de plus en plus mon style, en écrivant certains faits en poésie ou en empruntant un style d’écriture d’un roman lu ou encore celui de l’écrivain congolais Zamenga, à travers son roman « Chérie Basso ».

Et grâce à mon blog j’ai rencontré des jeunes auteurs et autres amoureux de la littérature, qui par ces contacts et sur demande de mes lecteurs (surtout lectrices) naquit l’envie de publier un livre.

6. Pourquoi avoir courtisé la belle dame qu’est la littérature ? La complexité de vos œuvres dénote la vivacité de votre esprit ? Quelles parures de la belle dame, appréciez-vous particulièrement ? 

Le pourquoi n’est rien d’autre que l’envie de m’exprimer. Étant naturellement timide pour exprimer à l’oral certaines choses, la littérature s’est avérée être un moyen par lequel je pouvais m’ouvrir, m’étaler, me dévoiler et voyager. Je suis beaucoup plus dans la littérature séduit par la poésie : elle est un moyen d’exprimer avec harmonie, images, musique, et avec l’âme. Elle a plus de magie et de spiritualité que tout autre genre littéraire. On m’appellerait « poète », mais je vois « griot » plus approprié. Je ne me définis pas également comme appartenant à un genre spécifique. Ce que m’importe c’est m’exprimer ! Par poèmes, récits, nouvelles, romans ou contes. 

7. Vos mots ont plusieurs assonances et peuvent de ce fait, participer aux réformes profondes de la société. Pensez-vous être un leader d’opinion ? Êtes-vous un artiste engagé ?

Je ne me qualifie pas d’un leader d’opinion ni d’un artiste engagé, mais juste un artiste plein d’opinions. Rires. Un leader serait trop me prendre la tête, il n’y a pas d’un côté l’Artiste et de l’autre côté l’Artiste engagé. Le fait déjà d’être un artiste est un engagement. Mon rôle d’artiste est de : éclairer, dénoncer, soulager,… par mes mots ! C’est une vocation, un devoir. Me taire ferait de moi un traitre.

8. Que pensez-vous de la littérature africaine  ?

La littérature africaine a une force et des valeurs n'ont exploité. Elle est beaucoup plus influencée et dominée par les normes de la littérature occidentale que nos auteurs trouvent plaisir à copier. La littérature africaine se veut d'être plus spirituelle qu'esthétique ; elle est instructive que divertissante, et cette fonction est restée à l'oral.  La littérature africaine est un luxe pour une partie de sa population qui ne peut y accéder à cause du coût des livres dû par manque d'industries littératures, et l'absence de la bonne part dans les budgets des nations africaines

9) De quoi, est-il question dans Plume & Flûte ?

Plume & Flûte est un recueil de poèmes, 37 au total, 36 écrits en français et un en lingala. Un livre de beaux écrits et belles illustrations fruits de ma plume. Il est subdivisé en quatre chapitres principaux et un cinquième comme bonus, un clin d’œil à la culture et à ma langue maternelle. Les quatre premiers chapitres sont consacrés respectivement  aux : - Rôle de l’écriture, la place de l’écrivain, l’inspiration, et l’Artiste ; - Dénonciation, la paix, la justice, la misère, la famille et la mort ; - L’amour, ses non-dits et mots-dits, la rupture et ses blessures ; - La femme, ses flemmes et, sa flamme. On y retrouve la femme dans ses multiples facettes. Il y a donc de quoi exciter ou stimuler l’artiste et sa plume en mode veille, séduire les amoureux de la plume, réconforter les âmes tristes et panser les plaies.

10. Dans Plume & Flûte, vous explorez avec ingéniosité les mémoires africaines, réouvrant certaines pages taboues de l’humanité. À votre avis, procéder à un effeuillage perpétuel du puits sans fond qu’est l’amour, serait-il positif pour l’évolution de la société ?  

L’amour est une maladie et le remède en même temps. À cause de lui les méfaits sont connus, de cœurs sont brisés et des âmes perdues. En parler dans toutes ses facettes c’est bien et ça permet à ceux qui sont dans l’abus de se rétracter,  et ceux qui en sont victimes de s’en sortir. Surtout pour les dames, car elles sont majorité à souffrir à cause de l’amour…

11. Dans le même registre, amour et désamour, sœurs jumelles ont marqué certaines ères de leurs empreintes. A votre avis, serait-il possible de grader douleurs et souffrances humaines selon des critères civilisationnels ?

Le bien et le mal font partie de l’homme. Il est du devoir de ce dernier de faire le bon choix. Douleurs et souffrances feront toujours partie de l’homme.

12. La Shoah au même titre que la traite négrière et multiples génocides, sont des périodes ayant assombri la face du monde et marqué l’humanité. Rouvrir ces pans de l’histoire et leur conférer une éternité par le biais des livres, permettrait-il aux nations les plus puissantes de classer la traite négrière au rang de catastrophe ? Quel pourrait être le rôle de l’auteur africain dans cette quête ?

Le rôle de l’auteur africain est simple : écrire. Écrire pour marquer l’histoire. Nous avons l’obligation d’écrire notre histoire avant qu’on l’écrive avec déformation pour nous. L’écriture a une mémoire. Les livres sont les meilleurs héritages que l’on puisse léguer à nos enfants. L’africain est déjà victime d’une perte identitaire, d’une histoire falsifiée et effacée : la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie ; la profanation de tombes et sabotage  des statues et monuments de pharaons ; les pillages à grande d’échelles d’œuvres au profit des musées occidentaux. 

Nous devons écrire sur la traite négrière ! Pas pour attendre son classement à un quelconque rang, mais parce que c’est notre histoire. La reconnaitre nous-même comme catastrophe suffit amplement. Le plus drôle dans l’histoire est qu’on recourt auprès de nos bourreaux pour que nos lésions soient reconnues

13. Dans Plume et Flûte, après l’humaniste, votre sensibilité anthropologique, est découverte. Vous luttez à votre manière et participez à la préservation de votre culture, à travers un poème dans votre langue maternelle. Pourquoi avez-vous faite le choix d’inclure ce poème dans ce recueil, au lieu de faire un recueil de poèmes uniquement dans votre langue maternelle ?

Plume & Flûte est majoritairement écrit en français, mais j’en ai profité pour insérer quelques pages en Lingala et en Tshiluba. Soucieux de transmettre en ma langue maternelle et par la même occasion immortaliser ma culture qui est en partie transmise à l’oral (avec déformation et mauvaise interprétation de nos traditions et coutumes), j’ai des projets en cours : un recueil de poèmes, un recueil de contes et un roman, en Tshiluba. C’est d’ailleurs pour ça mon choix de la maison d’éditions à porter sur « Mabiki » qui est une promotrice des langues africaines, congolaises particulièrement. 

14. Dans Plume et Flûte, vous vous exprimez à grand renfort de rhétorique et postures langagières, telles la concaténation, asyndète et paranomase. Quels en sont les impacts sur les messages véhiculés ? 

Le multiple styles sont utilisés dans le but de ressortir le beau, d’égayer les lecteurs, en renforçant le message et l’émotion véhiculés par mes écrits, et sans changer ni déformer l’esprit du poème. 

15. Pensez-vous qu’écrire en langue, réduirait votre lectorat et/ou la compréhension de votre « moi » ?

Oui et non. Oui dans le sens où sa réduirait mon lectorat non congolais et, non dans le sens où ceci augmenterait mon lectorat de mes compatriotes qui se sentent à l’écart quand on écrit en langues étrangères.

16. Le tranfèrement des poèmes d’une langue à une autre, est une tentative de mutation linguistique, sujette à une transformation voire déformation sémantique. La perte en sens, signification, aperçu doctrinal ou idéologique, est non-négligeable ; ce qui soulève une thématique et non des moindres, celle ayant trait à la culture et sa préservation. Pourrait-on dire que l’on pense et réfléchit dans une culture ou sa culture ?

Toute traduction implique une trahison,  je ne compte pas procéder à des traductions de me texte en langues, mais plutôt écrire en ma langue, en pensant en ma langue : pour mieux transmettre fidèlement l’esprit du mot employé. J’affirme donc qu’on peut penser et réfléchir dans une culture ou sa culture.

17. Chaque culture ayant ses codes, est-il possible au nom de l’universalité de la littérature, de faire vivre une culture dans une langue, sémillant canal, autre que celle d’origine ?

Oui cela est possible, mais ça demande une forte maîtrise de toutes ces deux langues pour transmettre fidèlement l’esprit de la langue d’origine.

18. « Aucun peuple ne s'est développé sur les paradigmes des autres peuples : langue, spiritualité et culture », est une assertion du Pr. Bingono Bingono. Qu’en pensez-vous ?

Tout à fait d’accord avec lui. Il s’agit là vraiment de l’identité d’un peuple. Et c’est ce peuple qui ignore son identité qui s’ouvre à toutes les identités importées. Trouvant la sienne primitive.

19. Quel serait votre mot de fin ? Où se procurer vos ouvrages ?

Merci à vous de m’avoir accordé cette occasion de m’exprimer !

Toute l’équipe d’ITWK, vous remercie.
ITWK, IN TOUCH WITH KALARA

jeudi 14 novembre 2019

LOUANGE NDE ANGELOU, PO !

Longtemps pataugé dans le gouffre de la solitude
Où tout le temps, les déceptions faisaient son habitude
Une main forte et douce a suffi pour me tirer de là
A présent, suis le deuxième vivant sur terre sorti de l’au-delà
Nulle part ailleurs, je trouve le bonheur d’être moi que dans toi
Grave et imposable l’amour en moi pour toi faisant sa loi
En tournant seconde après seconde, de tes mots, se nourrit ma foi

Sans toi, mon corps n’aurait jamais connu le vrai faire l’amour
Avec mon esprit et mon âme désirons ta présence tout le jour
Même  dans le doute, mon amour pour toi demeure
Une chose est vraie, ton cœur vouer à m’apporter le bonheur

Toi aux lèvres rose dorée, arrosé par ta salive suave
On dirait que Dieu l’avait envoyée pour qu’elle me sauve
Nez joli, au milieu de deux petites pierres précieuses
Dont je ne me fatigue pas d’admirer en toute délicieuse
Avec ou sans lunettes, excitant est son regard envers moi son gars

"LOUANGE NDE ANGELOU, PO !" Un poème Sed TEMBO
Sed Tembo
Poète, slameur et performeur
Congo-Kinshasa
+243822450517

Image par Bessi de Pixabay 



lundi 11 novembre 2019

Eldorado : la lettre d'une mère à sa fille
Peniel Katombe M.
(Nouvelle) 

Raïssa écrivait depuis déjà une dizaine de minutes sur un des papiers duplicateurs qu’il y avait sur sa table de nuit. Elle avait le visage empreint de rides et les yeux bordés de gouttelettes de larme qu’elle retenait. 
Elle écrivait :

Je suis idiote. Sotte. Que te dire de plus ? J’ai toujours été stupide et naïve, ni plus ni moins. Sinon, comment ai-je pu me faire berner de la sorte ? oui, berner. Carrément. Comment l’expliquer ?
Tu totalises tes quinze ans aujourd’hui et je n’ai aucune excuse à avancer qui puisse expliquer mon absence en ce jour où tu deviens presque déjà femme. Ni d’ailleurs pour toutes ces cinq années où je n’ai pas été à tes côtés.
Ou peut-être bien que si, j’ai une excuse. Mais alors, parce que j’ai droit à quelque honte, je la formulerai ainsi : Ne crois pas à toutes les apparences que prennent les hommes au moment où ils te font la cour. Non, mieux, ne crois pas à toutes les apparences que peuvent prendre ces gens-là quand tu ne sors pas avec eux. Je te le dis et te le répète mille fois si tu veux, préfère des longues amitiés qui débouchent sur l’amour à une courte cour qu’on te fera.
Demande-toi, si jamais tu avais du mal à me croire, à quoi ressemblaient les époux qui battent leurs femmes avant qu’ils n’aient eu leurs mains quand ils leur faisaient la cour ? A des saints, crois-moi ! des doux agneaux. Avec toute la douceur, la tendresse, la galanterie et la poésie qu’il faut pour conquérir le cœur d’une femme.
Tu deviens une femme. A quinze ans, tu as déjà, sûrement, des seins moyens, une ébauche de rondeurs, la chevelure attrayante … tout pour accrocher les regards des hommes. Mais, tu sais, mon vœu le plus ardent est que tu ne deviennes pas la femme cataloguée dont on dit tous : pour plaire à une femme, donne-lui de l’argent, amène-la au resto, achète-lui des fringues, fais-lui des cadeaux, ouvre-lui la porte, et rince-lui les oreilles avec des paroles enjouées et alléchantes. C’est avec des clichés pareils que des brutes sont arrivées à avoir des femmes et leur font vivre à présent un enfer. Comme si nous étions toutes faites de la même matière, on croirait des cafards observés et catalogués à partir de l’observation faite sur un seul spécimen, en bouteille, dans un laboratoire.
Chérie, je te conjure de regarder à plus que cela, quand tu vois un homme. Exerce ton discernement. Du reste, je souhaite tant que tu deviennes une de ces femmes qui le sont devenues dès … quinze ans, pourquoi pas ? Une de ces femmes que le resto n’impressionne pas. Quand elle y va, elle paye sa facture. Pour qui l’argent, les voitures et les fringues ne sont pas tout, rien que vanité. L’attention, tu sais, peut être forcée. La galanterie est souvent un habit, et beaucoup prisé par des psychopathes. La poésie est un art qui s’exerce et pas un état d’âme.
Et pour en arriver là, chérie, tu dois avoir du ca.rac.tère. Dis-toi toujours que c’est ta dignité avant tout.
N’arrête jamais de te battre. Au grand Jamais. En toute circonstance, en tout domaine. Sue, ma chérie. Va jusque dans la boue pour cela. Ça en vaut la peine. Il n’y a qu’ainsi que tu échapperas aux bougres dont je parle.

Assez parlé. Je crains de t’effrayer. Ce n’est pas ça mon but, non. Tu sais, il existe des hommes bien. D’ailleurs, ils se comptent par milliers. Tu en croiseras un, si seulement tu suis mes conseils.
Je m’arrête là, en espérant, chérie, que tu me comprennes et me pardonnes. Une fois de plus, Joyeux anniversaire. Incessamment, vraiment bientôt, je trouverai le courage qu’il faut pour venir te retrouver.
Je t’aime.
Maman.

Raïssa plia en quatre le papier duplicateur sur lequel elle venait de coucher ces mots. Elle le glissa par après dans une enveloppe blanche, rectangulaire.
Elle allait ôter le ruban gluant de l’enveloppe pour la fermer hermétiquement quand, elle hésita un moment. Un doute la prit soudain.
Elle déplia alors activement la lettre après l’avoir sortie de l’enveloppe. Elle la reposa sur la table et reprit son stylo noir. 
Advienne que pourra, se dit-elle.

J’ai comme le pressentiment, chérie, que tu ne prendras tous mes précédents mots que pour une excuse.  Tu penseras sûrement que je veux juste me dédouaner et laver mon honneur. Mais, non.  Pour que tu me croies, je vais te raconter toute l’histoire, le plus brièvement possible. Seulement, j’espère que tu me comprennes. Tout ce que je te dirai ici-bas n’est que vérité. Je prends, pour cela, Dieu à témoin. Que la mort m’advienne, si jamais je mentais.
Je pense qu’il ne te suffirait que de me voir en ce net moment, pour, ne fut-ce-que, essayer d'imaginer tout ce par quoi je suis passée.
Si tu me voyais actuellement, chérie. Mes cheveux crépus, le teint de ma peau assombri et le plus poignant, comme si j’avais sauté d’âge, c’est cette rondeur qui me déforme, la rondeur des femmes qui ont déjà donné vie. Je parais vielle et fanée, alors qu’il y a une époque, j’étais une fleur rayonnante. Mon épopée angolaise, mon périple à Luanda, m’a pressé comme une orange. Je n’ai plus ni jus ni saveur. Un homme a soufflé et mâchouillé toutes mes pétales, je ne suis plus qu’une tige desséchée.
Quand je regarde encore la première photo que j’ai prise quand j’atterris à Luanda, je me demande où est partie cette grâce dans mon corps de jeune-fille innocente que je revêtais et qui me promettait d’accrocher des nombreux oiseaux. J’étais divine, moi. Hélas, j’y étais partie fille, et j’en suis revenue femme, bien avant l’âge.
***

Luanda, l’Eldorado. Je portais tant d’espoir en y allant. Mes motifs étaient justes. Enfin, tous, nous croyons toujours nos motifs justes, quand on émigre. Mais il faut croire que l’émigration est un jeu de loterie. On peut y gagner, tout comme on peut y perdre. Pour mon cas, j’ai remporté des déceptions, une fois arrivée dans ce pays frontalier. Des peines et des supplices.
C’était une ville cosmopolite, tout autant que Kinshasa. La vie y coûte chère tout autant qu’à Kinshasa, et pourtant elle faisait rêver, Luanda. Aujourd’hui encore elle fait rêver des Kinois. En tout cas, ceux-là qui croient que c’est toujours mieux ailleurs.
J’ai eu la chance inespérée, mais pas surprenante pour le moins, d’y trouver aussi de l’amour. Pour une gamine qui va chercher la vie ailleurs, dans un territoire lointain, tomber sur un national stable financièrement et qui l’affectionne et la prend chez lui, quand même il ne l’épouse pas, c’est remporter le jackpot, vois-tu ?
Sam, ton père, nous tuait de rire, ses sœurs et moi, quand, affalées dans leur véranda, ses sœurs me réquisitionnaient pour leurs tresses, parfois des journées entières.
Il faudrait que tu saches que mes mains, chérie, m’ont payé le billet de voyage pour l’eldorado. Elles m’ont tenu en vie du premier jour où j’ai foulé ce sol sinistrement nostalgique à ce jour-où mon mari … enfin, mari, ton père, quoi, a pris le relais. Je savais sculpter une panoplie des coupes. Ce qui me rendait spéciale aux yeux des femmes.
Et donc, disais-je, toute cette hilarité dans l’air, c’était pour me faire des appels en douce. Ils t’en feront tant, ces … brutes. Et moi, je lui répondais, en me mettant bien en valeur.
Alors … le temps est vite passé. Ou peut-être bien que non, c’était exactement comme si je m’étais assoupi sur le canapé en regardant un film romantique et je me réveillais avec un film d’horreur devant mes yeux. Un meilleur poète dirait que, j’avais piqué un somme dans un jardin fleuri aux multiples essences excitantes … et je m’éveillais au milieu d’odeurs de sang, de souffre et de poudre de carabine. D’un conte de fée à un western, quoi !
Du parfait amour que nous filions au début de notre relation, quand alors je me suis installée chez lui à Quiçama, nous avons basculé en véritable champ de boxe où j’ai joué chaque jour le rôle du punching-ball.
Le plus dur, je pense, c’est de vivre, de visu, comment son prince charmant se transforme en bête, et toi tu demeures la belle tant parce que tu aimes que parce que tu ne peux rien.
Ah oui, comme le dit la chanson, le pire ce n’est pas la méchanceté des hommes, mais le silence des autres. Les autres. Qui ne m’avait jamais vue dans ce quartier-là avec le visage tuméfié, l’œil enflé, avec des contusions multiples çà et là, ou enfermée dans la maison des jours durant ou encore avec deux dents de moins, parce qu’une chaise en bois, écrasée sur mon visage, les avait envoyées valdinguer un jour où j’avais osé lui suggérer de ne plus boire. Seulement ça ! Ou encore, mon cuir chevelu exposé, tellement il avait coupé mes cheveux le matin d’après une nuit où j’étais indisposée à satisfaire sa libido. Il avait dit : « si tu n’es pas belle pour moi, tu ne le seras pour personne d’autre ».
Ou encore cette autre fois où je ne m’affichais plus qu’avec le même haut fleuri et un pantalon jean, parce qu’il avait mis en feu toute ma garde-robe pour je ne sais plus quelle raison … et tant d’autres cauchemars. 
Les autres. Tant qu’on y est, va demander aux autres s’ils n’ont jamais entendu des hurlements venir de notre maison tout le long de ces huit années infernales. Des cris de pleur, des bruits sourds de coups portés sur une masse de chair humaine, de la vaisselle se casser, des sifflotements de fouet… Quoi ? ils pensaient que nous nous battions ? Et non que je me faisais rosser chaque jour de ma vie, et pour des bagatelles souvent ? Pourquoi ne venaient-ils donc pas vérifier ? Non, dans cette maison-là vivaient un angolais et une zaïroise. Une zaïroise ! Une étrangère. Mais encore pire, une putain de zaïroise. Une sale zaïroise. L’une de ces gens qui nous emmerdent désormais. S’ils se battaient, c’était tant pis. Pourquoi a-t-il donc épousé une zaïroise ? S’il la battait, c’était tant mieux.
Voilà, j’étais esseulée. Entourée mais seule. Entourée des truands. Allant de mon mari à mes voisins, en passant par sa famille. Je respirais la trouille. Je retenais mes mots face à lui, je tremblais pour un rien. Il ne fallait pas réveiller l’hystérie chronique de Sam.
Je l’aimais cependant. Ça, je dois te l’avouer.  Et je vivais à ses crochets. C’est peut-être ça tout le mal, vivre aux crochets de quelqu’un, en sentiments comme en subsistance. Il faudrait peut-être rester à même de se dire qu’on peut aimer quelqu’un d’autre, comme on doit toujours rester capable de subvenir à soi-même. Puisse, l’amour, ne pas t’aveugler tant.
Lui aussi m’aimait. Je te l’ai dit, je ne lui ai pas donné ma main par terreur, je l’aimais et puis … il y avait cette autre raison, mais je l’aimais. Je ne sais pas d’où lui venait cette manie coléreuse, cette possessivité malveillante. Un amour haineux peut-être, si l’alliage existe.
De mes espoirs de changement et de ce peut-être amour qu’il portait, est née notre petite fille, que tu es.
En demandant aux autres, ils auront peut-être le courage de faire autre chose que condamner la victime qui, en réalité, a pris le courage de ne plus subir, quoiqu’elle eût laissé derrière elle un enfant de 10 ans. Va demander à Samba, à Cazenga, ou encore à Quiçama, partout où on a pu résider un jour.

Ma fille, ne grandis-tu pas ? tu seras appelée à commettre des sacrifices un jour. Tu sauras alors que seuls des sacrifices engendrent souvent des précieux prix.
Quand tu auras ta majorité, tu pourras décider de celui avec qui tu veux vivre, ton père ou moi. Mais avant, tu es la leur. Une angolaise, en tout point.
Quand un chauffeur a, enfin, accédé à ma demande de me conduire gratuitement à la frontière, je ne pouvais pas le faire attendre, ni y réfléchir à deux fois, comme tu étais à ton école. Et une fois arrivée là à la frontière, des congolaises émues par mon récit me payèrent la traversée jusqu’à Kinshasa.
Ma puce, ce n’est que ça toute la vérité. Je ne te condamnerai pas de dire que j’ai été lâche. Ça ne reste pas moins la vérité. Puisses-tu me croire, je te supplie.
Les cinq années que j'ai  passé loin de toi, je ne les ai pas non plus passées à brûler la vie par les deux bouts de la chandelle. J’ai sombré dans le noir, et voilà trois ans depuis que je vis dans un centre neuro psychopathologique, un asile, avec l’esprit engourdi, à chercher à voir le bout du tunnel.
Les médecins et moi savons pertinemment que t’avoir dans mes bras est le seul remède au coma dans lequel s’est plongé mon âme. Cette lettre n’est qu’un commencement de ma guérison, car bientôt je reviendrai, pour te voir et être avec toi. Qu’est-ce que je t’aime !
Je n’épancherai pas plus mon cœur sur cette lettre. Tu as des belles années à vivre devant toi. Je veux tant que tu les vives heureuse, légère et sans haine ni de ton père ni de moi, sans fardeau. Heureuse, légère et lucide.
Je t’aime, Maman.

Raïssa finit d’écrire. Elle renversa doucement la tête sur sa table. Elle pleura quelques minutes. Silencieusement. Puis, elle plia la lettre et la plaça soigneusement dans l’enveloppe. C’est alors qu’elle se leva et sortit de sa chambre. Elle arriva devant le vestiaire des infirmiers. Remy y rangeait ses affaires. Il avait été dans cet hospice depuis près de sept ans. Il avait entendu parler de meilleures affaires en Angola. Il s’y rendrait demain, dans la matinée. Ce sera pour un long moment. Nombreux des Kinois qui y allaient avaient glissé en Europe. Il espérait que cette chance lui sourirait aussi.
Il s’approcha de Raïssa et prit l’enveloppe de sa main. Celle-ci répandait toujours des larmes silencieusement.
Une affection singulière commençait à poindre entre ces ceux-là. Lui, a été son infirmier depuis qu’elle est dans cet hospice. Depuis près de 3 ans. Dieu merci, il partait, et la chose allait s’arrêter là.
C’est une dépression chronique qui avait amené Raïssa dans cet asile. Cependant, elle commençait à reprendre ses états normaux. Enfin, d’après elle.
Remy, assis sur le rebord de son matelas dans sa chambre, à la lueur d’une bougie blanche, retournait l’enveloppe dans tous les sens. Il était vingt-trois heures. Il l’avait lue, cette lettre, dans un accès d’indiscrétion. À présent, il se posait mille questions auxquelles se heurtait une évidence : Raïssa est folle. Et Remy n’avait accepté qu’elle écrive cette lettre que pour qu’elle laissât parler son cœur. Ce n’était qu’une thérapie.
C’est vrai, comment allait-il faire pour retrouver cette fille dans ce Luanda si vaste et inconnu en même temps. Et puis, comment allait-il s’y prendre pour que la lettre n’atterrisse pas entre les mains du père, Sam ? Il y risquerait tout, lui.  Ce monsieur était gendarme et hystérique au sujet de sa femme, Raïssa.
Il déposa la lettre sur une sorte de table basse qui jouxtait son lit. Il se permit un bref sommeil, pour, se promit-il, se réveiller à cinq heures.
Là alors, à cinq heures, il empoigna ses sacs de voyage et sortit sans plus revenir.
La lettre resta là. Oubliée. Tristement.
***
Manuella regardait trop les films. Dès que tout le monde eut fini de chanter en chœur « Joyeux anniversaire » juste avant qu’elle ne soufflât les quinze bougies plantées dans son gâteau, elle fit un vœu dans le cœur, en silence, comme elle en a toujours fait toutes les fois qu’elle voyait passer une étoile filante.
Elle dit dans son vœu : Fais que l’amant de maman meure où il est. Qu’elle se sente aussi seule que je le suis. Puisqu’elle a préféré aller avec lui et nous laisser, papa et moi.
Eldorado : la lettre d'une mère à sa fille", une nouvelle de Peniel Katombe M.

À propos de l'auteur
"Je suis Peniel Katombe Mwanavita. Je suis étudiant en droit, auteur et blogueur Rd Congolais. J'ai été publié pour la première fois en 2018 , avec la nouvelle Les desseins du destin parue dans "Ce jour-là" aux Editions du Pangolin, et la deuxième fois en mai 2019, avec le roman Quand l'amour s'en mêle publié aux éditions muse et en novembre, en autoédition sur Amazon Kindle en version e-book et livre broché."
Pour contacter l'auteur , visitez :
Ou écrivez à penielkatombe949@gmail.com

mercredi 30 octobre 2019

Du nouveau à Kinshasa, enfin une application mobile e-book congolaise !!! 
Link corp, le Start up congolais basé à Dallas (USA) et à Kinshasa dirigé par Arnold Ilonga lance, ce 15 novembre, une application mobile de lecture de livres & magazines appelée « LisoloApp ». 

LisoloApp est une plateforme (E-book 100% africaine en général, congolaise en particulier) de vente et lecture des livres, magazines et éditoriaux en ligne. C’est donc une application appropriée pour Auteurs, Éditeurs, Lecteurs, professeurs, pasteurs, étudiants, et autres passionnés des ouvrages.

Toute personne, propriétaire d’une œuvre littéraire ou autres ouvrages peut enregistrer son œuvre dans la plateforme de vente en ligne sans condition.

Pourquoi publier sur LisoloApp ?

LisoloApp donne aux auteurs plusieurs avantages, entre autres :
  • Être lu dans les 4 coins du monde, même dans des pays où votre maison d’édition n’est pas représentée ;
  • Possibilité de suivre l’évolution de vos ventes et d’ajuster le prix selon votre propre stratégie de vente ;
  • N’avoir aucun contrat d'engagement, le livre est le vôtre, et le reste pendant toute la durée de vente ;
  • Recevoir vos rémunérations des ventes dans votre banque locale en RDC ;
  • Large flexibilité dans les pourcentages de vente ; et
  • Explication des mots clés et dictionnaire incorporé.
Conditions d'utilisateurs

Les utilisateurs auront une meilleure expérience avec l’application étant donné sa simplicité. Il suffit juste de télécharger l’application sur votre portable ou tablette. Plusieurs modes de paiement en ligne sont disponibles dans l’application. L’application est à télécharger sur Android et Apple store à partie du 15 Novembre 2019.

Pourquoi utiliser LisoloApp ? 

« Aux amoureux de la lecture, vous découvrirez plusieurs auteurs congolais, professionnels ou amateurs et vous contribuerez directement à leur développement. L’application donnera aux lecteurs aussi l’occasion de gagner de l'argent rien qu’en lisant les ouvrages dans sa bibliothèque numérique. » Arnold Ilonga, concepteur de LisoloApp et responsable Link corp. 
Arnold Ilonga
Contact :
Téléphone     : +1(240)475-4524 (WhatsApp également)
Facebook page: LisoloApp Africa
Mail                : lisoloappl@gmail.com
Site                 : www.lisolo.app ( en construction)

Alors, n’hésitez pas, rejoignez LisoloApp ! 

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lundi 28 octobre 2019

Salutations chères lectrices, et chers lecteurs !

Je vous annonce la création d’une nouvelle rubrique sur mon blog : « F’a lu ». Ici, il sera donc question de vous parler de mes coups de cœur littéraires. Une manière pour moi de vous faire aimer (ou détester ? lol) un livre… pourquoi pas un son ou un film qui renvoie à la littérature.

J’ai de plus en plus la flemme de finir un livre, et je pense que cette décision va me permettre de lutter contre cette paraisse, pousser ma curiosité de lire davantage, et vous faire apprécier un livre et plus encore : vous faire découvrir la sphère littéraire congolaise.


Je vous parlerai donc des livres qui font la queue dans ma bibliothèque (espérant y arriver) et des autres ouvrages de nos auteurs qui me seront soumis. Je vous parlerai du livre sans le spoiler trop, sinon comment est-ce que vous irez le chercher ? Et j’attends de vous, des réactions en commentaires ou par mail. Les auteurs désireux de voir leurs œuvres faire objet dans cette rubrique peuvent m’écrire par mail fady.ambroise@gmail.com.

Un mariage pour Noël
« Un mariage pour Noël » est un roman de Lucy Monroe, éditions Harlequin, collection Azur. Oui, c’est un « Harlequin ». Et puis quoi ? Je lis aussi les romans dits à « l’eau de rose ». J’aime les histoires, l’intrigue et les suspenses qu’ils regorgent.


C’est sur 150 pages que l’auteure raconte cette histoire d’amour au déroulement inhabituel. Audrey, une employée ordinaire de la banque d’affaires Tomasi va importuner son patron, Mr Vincenzo Tomasi, en lui soumettant sa candidature au poste de compagne. Vincenzo a lancé une offre, une offre dont Audrey n’était pas censé être au courant. Quelle indiscrétion ! Vincenzo avait demandé à son assistante de lancer discrètement une offre : 10 millions de dollars pour celle qui va s’occuper de ses neveux, la candidate devra remplir le rôle de mère pour les petits. Qui ne serait pas tenter pour cette somme ?

La seule raison pour laquelle Audrey avait sauté sur l’occasion était uniquement de pouvoir assurer les études de son frère, Toby, dans une prestigieuse université (du moins la raison qu’elle s’était convaincue être l’unique), vu qu’ils étaient depuis un moment abandonnés par leurs deux parents. Audrey se retrouve donc dans une aventure qu’elle n’avait nullement soupçonnée les contours et qui va la chambouler les sentiments…

Le roman prêche sur l’amour fraternel, la place de la famille et les rôles des parents. Il y a aussi l’homophobie qui est dénoncée. Ce qui m’a tiqué : Toby le frère d’Audrey est gay. Voilà pourquoi leurs parents les ont rejetés. C’est devenu maintenant monnaie courante, voir l’un des personnages principaux, à l’hollywoodienne, jouer le rôle d’homosexuel.

Ce que j’ai beaucoup adoré dans ce roman c’est le sens du détail et de la description. Les détails et les descriptions des lieux, des personnages, des goûts, des émotions, du temps,… permettent aux lecteurs de se plonger dans le décor du roman et de vivre avec les personnages au fur et à mesure de la lecture. C’est un roman plein d’émotions ! Surtout pour nous les sensibles aux larmes faciles.

Voulez-vous aussi nous raconter un livre ? Faites-le !

mercredi 23 octobre 2019


C’est avec ce titre captivant (« Crime de l'intello congolais »), que Sonny KAMANA embrasse le monde littéraire. Un livre de 104 pages où l’auteur de l’ouvrage fait un « procès noble » contre l'intellectuel congolais dans son attitude complice du malheur que vit le pays depuis son accession à l'indépendance. Sa responsabilité dans la déchéance des valeurs et la promotion des antivaleurs. 

Publié aux Éditions Kpossible, le livre sera présenté ce samedi 26 octobre 2019 à 10h00, à la Bibliothèque Wallonie Bruxelles, Kinshasa. En plus de la présentation, une vente avec dédicace sera organisée sur place. Et un bonus de shooting photo avec l'auteur et l'éditeur ! 
Ayant répondu à nos questions, Eugene Kandolo, Éditeur et Responsable de la maison d’édition Kpossible a pu donner les informations nécessaires sur le livre, entre autres : le pourquoi du titre ; prix ; ainsi que les lieux de sa distribution :

Pourquoi ce titre, « Crime de l'intello congolais » ?
- C'est un titre provocateur et qui suscite le débat. Il a été choisi en concertation entre l'éditeur et l'auteur après avoir écouté la pensée de l'auteur sur son "procès vis à vis de l'intellectuel congolais.

De quoi il traite ?
- C’est un procès noble contre l'intellectuel congolais dans son attitude complice du malheur que vit le pays depuis son accession à l'indépendance. Sa responsabilité dans la déchéance des valeurs et la promotion des antivaleurs. 
Pourquoi devrait-on se le procurer ?
- C'est un régal en termes d'écriture avant tout ! Et le livre traite d'une question d'actualité à un moment crucial de l'histoire de notre pays. Il permet donc, à ce que les gens participent au débat de société sur la remise en question collective en tant que peuple. Mais, bien plus, sur la redéfinition du rôle à jouer par ceux qui ont le pouvoir de connaitre.

Comment se le procurer ?
- Au prix de 30$, le livre est disponible aux Éditions Kpossible & nos partenaires (KristenTshika Company, MONKITUNGA, etc.)

À propos de l'auteur
Sonny KAMANA est acteur du développement, opérateur culturel et artiste qui s'est forgé dans le secteur de la mode. Initiateur de l'agence Eclispe qui forme, encadre et propulse les mannequins.
Sonny KAMANA

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