Fady Ambroise

Hello ! C'est ici que NOUS partageons sur la vie au quotidien : poèmes, pensées, analyses et interviews. N'hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire !

Abonne-toi par email 📬

mardi 23 avril 2019

Ce 23 avril est la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Une journée décrétée par l'UNESCO pour promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur. Elle sert à rendre hommage au livre et à son auteur.

Mais comment cette industrie s'en sort-elle en RDC ?
Par rapport à l’année passée je dirai que les livres sont en train de gagner de plus en plus de terrain malgré la non-implication gouvernementale après une longue période de pause ou régression littéraire. Vers les années 70, 80 et 90, le pays était compté parmi ceux ayant des grands auteurs - écrivains et de renommée internationale ; les ministères concernés octroyaient des livres aux écoles pour équiper les bibliothèques et accompagner le programme scolaire. Mais de nos jours…
Plaisir d'écrire autour du Roman "REQUIEM POUR ANDALI" à la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles le 19 mars 2019.
Actuellement en RDC et à Kinshasa en particulier, les livres par ses auteurs sont en train de se démêler pour se frayer un chemin et sortir au grand jour. Le circuit du livre congolais, de l’auteur au lecteur est tellement très complexe que beaucoup d’auteurs  ou écrivains peinent à sortir un livre. Et ceux qui y parviennent n’arrivent pas à satisfaire les attentes des amoureux des lettres rd congolais pour des raisons telles que : le coût élevé du livre par rapport aux étrangers, la qualité des papiers et/ou impressions, la qualité du texte et le défaut d’un réseau de distribution adéquate. Les écrivains se sont transformés en vendeurs via leur réseau et en faisant du bouche à oreille.

La 24ème édition 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones 
"Les livres sont une forme d’expression culturelle qui fait vivre les langues, en se manifestant à travers elles. Chaque livre est créé dans une langue particulière, à l’intention de ses locuteurs. Ainsi, chaque livre est écrit, produit, échangé, utilisé et apprécié dans un cadre linguistique et culturel donné. C’est sur cet important aspect que nous mettons l’accent cette année, car 2019 a été proclamée Année internationale des langues autochtones sous l’impulsion de l’UNESCO, afin deréaffirmer la volonté de la communauté internationale d’aider les peuples autochtones à protéger leurs cultures, leurs savoirs et leurs droits."  — Audrey Azoulay, Directrice générale, Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, UNESCO.

Quelle importance accordons-nous à nos langues ?
Il est vrai que jusque-là, la majorité d’auteurs rd congolais publient en français pour des contraintes d’éditions, de notoriété et des difficultés d’avoir un lectorat capable de digérer leurs écrits en nos langues. Mais depuis un bon moment il y a quelques auteurs qui se dérobent à cette règle en publiant en Lingala, Swahili, Tshiluba, Kikongo ou d'autres langues dites dialectes et dont les oeuvres sont bien consommées, appréciées sur l’espace national et international. La maison d’édition MABIKI est celle qui s'est distinguée en valorisant ces langues.
"Ebamba", "Okozonga maboko pamba" de Richard Ali et "Bolingo eza na Bozoba" de Christian Gombo, les trois, publiés au éditions MABIKI. 
Dans le cadre de commémoration du livre, au Festival du livre et de la bible, « FELIBI » du 23 au 28 avril 2019, les auteurs congolais et moi y compris allons y participer à travers l’initiative « Toseka na Buku » qui est un concept créé par le collectif ENVIE D'ÉCRIRE en partenariat avec Médiaspaul pour faire connaitre les écrivains et rendre leurs œuvres attrayantes au public.
Fady-Ambroise Dibaya WISHIYA 
Fady-Ambroise Dibaya W., Administrateur et blogueur de www.fadyambroise.com. Licencié en Économie de développement, je suis un dessinateur inné, blogueur, libre penseur, Comptable de profession et Écrivain - poète par passion. À travers mon blog j'exprime ce que la nature me révèle tout en aidant les gens à retrouver la confiance en soi et à exploiter leurs potentiels. J'encourage les jeunes qui se démarquent dans leurs domaines par des interviews.

lundi 22 avril 2019

Les auteurs congolais vous convient au festival du livre et de la bible, "FELIBI" pour assister à la nouvelle allégorie "Toseka na Buku" sur la Place des évolués, Kinshasa-Gombe.

Toseka na Buku est un concept créé par le collectif ENVIE D'ÉCRIRE en partenariat avec Médiaspaul  pour faire connaitre les écrivains Congolais et rendre leurs oeuvres attrayantes au public. Chaque Écrivain fera une performance de son oeuvre en vue de rentre cette dernière intéressante, appréciable, acceptable mais aussi, achetable.

"Pourquoi ne devez vous pas le rater ? 
- Christian Gombo, c'est simple : Des écrivains feront pour vous des performances artistiques basées sur leurs livres et vous ne l'oublierez jamais même en mourant..."
La première édition de cette initiative sera présentée au FELIBI, à la place des évolués, du 23 au 28 avril  2019 avec : Ben Kamanda, Biatitudes, Christian Ebongo, Christian Gombo, Lyricomane, Glodie Marco (Le Marc), Daniel Kimuha, Justy Chy, Laeticia Lakubu, Patrick Kitenge (Gouru), Jean-Claude Ntwala, Joël Makengo, Joseph Madimba, K-Yan, Remy Ngumbu et Fady-Ambroise D.W.
Et la cerise sur le gâteau : les livres de tous ses auteurs seront vendus sur place. Une telle opportunité ne se rate pas !

PROGRAMME TOSEKA NA BUKU :
  • Mercredi 24 avril : 8h30 à 9h

- 8h30 à 8h40 : Jean Claude NTWALA
- 8h40 à 9h00 : FOLITIQUE AVEC LYRICOMANE
  • Jeudi 25 avril : 8h30 à 9h00 et 15h00 à 15h30

- 8h30 à 9h00 : Slam ou Atelier 
- 15h00 à 15h30 : Joseph MADIMBA, Christian EBONGO, Daniel KIMUHA (10minutes chacun)
  • Vendredi 26 avril : 8h30 à 9h00

- Remy MBUNGU, K-YAN, (10 minutes chacun)
- SLAM FOLITIQUE ET AUTRES (10 minutes chacun 
  • Samedi 27 avril : 8h30 à 9h et 12h30 à 13h15

- 8h30 à 9h00 : Laetitia LAKUBU, Dave NGONDE, JUSTY CHY (10 minutes chacun )
-12h30 à 13h10 : Tony ELEBE, BIATITUDES, Patrick KITENGE, Ben KAMANDA (10 minutes chacun)
-13h10 à 13h15 : Présentation du COLLECTIF et PROJET.
  • Dimanche 28 avril :9h30 à 10h00

- Fady-Ambroise et Joël MAKENGO
- 10 Minutes restant SLAM.

vendredi 19 avril 2019

Rêve brisé
Un cœur troublé est le plus pénible ;
Il expose l'âme au-delà du paraître,
Et affiche des comportements
Inexplicables, curieusement
Dans lesquels, seuls les chagrins
Peuvent apparaître.

Lorsque l'indifférence
A amenuisé la resonnance
Dont la romance
S'est tout doucement, comblée de tristesses
L'on perd la limpide tendresse ;
Pour écrire quelques mots
Afin de decrire combien grands sont nos maux.

Avoir cette impression triste
Que l'on ne vaut rien
Avoir un coeur funeste
Rempli de chagrin
Nous plonge dans l'incertitude
D'un amour tant rêvé et tant cherché
Dont l'attitude et l'habitude
Le propulsent dans un avenir caché.

L'on rêve d'un amour sans versatilité
Où nos vies seront entrelacées
Dans la sincérité et dans l'humilité
En attente absolue et sans coeur percé.

L'on reve d'un amour en rose
Où la symbiose de nos destinées
Accoucherait de vers en prose
Pour plus de randonnées.

L'on rêve d’un amour christocentrique ;
Nourri par la foi sans manoeuvre
Expressions de sentiments homocentriques
comblant nos coeurs des bonnes oeuvres.

L'on rêve d'un amour harmonieux
Où l'ego se nourri des charmes
Aux couvre-feux des amoureux
Dans une poésie de plumes.

L'on rêve d'un amour en couleurs
Sans écume
Où les heures sont de fleurs
Comme dans un film.

Hélas ! le rêve tant chéri
Accouche souvent d'une souris
Laissant le désespoir et l'effroi
Au plus grand désarroi.

Où tout s'écroule souvent
Comme dans un château de cartes
Au passage du vent

Seul l'espoir du lendemain
Peut nous ouvrir la main
D'un être cher
Dont on se souciera plus des enchères.

"Rêve brisé", poème de François ONOYA 

jeudi 18 avril 2019

Désolé Notre-Dame

Désolé Notre-Dame
Je ne verserai pas de larmes
Je pense à nos âmes
Celles perdues aux armes
Sans la moindre alarme.

Désolé, figure historique
Je ne peux être hypocrite
Tels des politiques
Qui se disposent vite,
Messages mélancoliques
Envers les catholiques
Sans oublier la France
Qui vit une "souffrance".

Désolé grand édifice,
Je pense aux sacrifices,
Des appels aux renforts
Des efforts sans confort
De miens au front
Sueur aux fronts
Sans appel de fonds.
En mains, seringues et armes
Salaire amer
Pour éradiquer Ébola,
Bannir les LRA
Et autres scélérats.

Désolé solidarité,
Au diantre vos civilités !
Où est donc le sens de l’humanité ?
Quand nos morts n’effleurent aucune sensibilité,
Mais une bâtisse réunit les fonds avec célérité.

Désolé monument,
Bon sang ! Quel vacarme !
Ce n'est qu'un bâtiment.
Au fond des flammes
Que les gargouilles
Gazouillent ou gargouillent,
Rien ne me chatouille.

"Désolé Notre-Dame", un poème de Fady-Ambroise D.W.

Fady-Ambroise Dibaya W., Administrateur et blogueur de www.fadyambroise.com. Licencié en Économie de développement, je suis un dessinateur inné, blogueur, libre penseur, Comptable de profession et Écrivain - poète par passion. À travers mon blog j'exprime ce que la nature me révèle tout en aidant les gens à retrouver la confiance en soi et à exploiter leurs potentiels. J'encourage les jeunes qui se démarquent dans leurs domaines par des interviews.

lundi 15 avril 2019


NOTRE DAME DE PARIS

Notre dame

Est consumée ce soir par les flammes
Ces flammes sont les pleurs de la France
La France qui sonne l'alerte à toutes les âmes
La France, cette belle France en souffrances...

Voir notre dame brûler c'est voir la vie s'éteindre
C'est regarder Paris ce bel oiseau du paradis
Perdre l'un de ses plus beaux édifices
Se dissiper sous la voûte d'un feu à craindre...

Tu as vu naître des rois et mourir des empereurs
Tu as survécu à des guerres et les saisons ne t'ont pas changé
Tu as célébré des héros et donné aux hommes tant de bonheur
Aujourd'hui tu es la proie de flammes qui viennent te saccager...

Tu fais partie de la vie, pas seulement celle de Paris
Mais celle du monde, et qui tombe se relève
Je viendrai moi aussi à ta rescousse c'est promis
Je mettrai la main au chalumeau, tu es l'arbre je serai là sève...

Nous te bâtirons plus belle et plus solide
Nous te fortifierons et te protégerons de tout mal
Pour que tu demeures le témoin qui consolide
La preuve d'une existence dont toi seule est le canal.

NOTRE DAME DE PARIS, un poème de Darleine K. MULUMBA

Darleine K. MULUMBA, Poétesse 


CRI DU CŒUR


Tout a commencé comme un grand coup de foudre :
Il l’aima, elle l’aima
Elle ne vivait rien que pour lui.

Elle l’a aimé de tout son cœur ;
De toute son âme, de tout son être, de toute sa pensée ;
Elle cherchait à lui plaire
Et lui faisait de même.

Il ne supportait pas la voir souffrir, il compatissait
Et chercher à résoudre le moindre problème qu’elle avait.
Il cherchait à lui plaire, il se faisait beau rien que pour elle ;
Elle se faisait séduisante pour lui.

Les jours passaient, la flamme s’entretenait
L’amour grandissait, les émotions étaient immaitrisables.
Elle sentait l’envie de l’éteindre ; elle souhaitait sentir l’odeur de son corps
Et la douceur de ses lèvres ;
Ses caresses lui rendait joyeuse, son palais lui faisait perdre la tête.

Sa peau était douce,
La palpation inédite.
Il se sentait en sécurité ;
Elle ne l’avait jamais trahi.

Elle faisait tout pour lui
Au point de s’oublier elle-même.

Elle souhaitait s’en aller,
S’envoler,
Aller vivre son amour loin des troubles,
Loin des tracasseries pour mieux savourer son amour pour lui.

Peut-on vivre un grand amour ?
Peut-on épouser son grand amour ?
Y-a-t-il une formule pour trouver ci-tôt, son amoureux ?
Existe-t-il un endroit où peuvent se réfugier deux amoureux ?
L’amour comme des liens, lorsqu’il vous entrave, personne ne bouge,
L’on a l’attention focalisé sur la personne qu’on aime.
L’amour comme une force, lorsqu’il t’assujetti,
L’homme fort laisse pousser un cri, oui, un gémissement.

Où es-tu maîtrise de soi ? Où te caches-tu ?
Comment peut-on trouver la force de résister aux charmes de celui qu’on aime ?
Comment dire non, lorsque le cœur dit oui ?
Une femme lorsqu’elle se fait désirer,
Lorsqu’elle désire, dit-on « ce que femme veut Dieu le veut »,
Elle s’offre comme un holocauste,
Elle se répand comme une libation,
Comme un parfum de bonne odeur.

Cri de cœur, un poème de Kasdorc




dimanche 7 avril 2019

Vendredi dernier, il m'a été donné d'assister à un spectacle des plus inhabituels, intitulé « Fleuve dans le ventre »... Un cercle formé par les chaises des spectateurs, et au milieu, quatre corps étrangement costumés; mi haillons,  mi bouffons, allongés à même le sol, comme endormis... Ainsi, commence la représentation théâtrale. Puis, s'en suit une déclamation de textes; ceux de Fiston Mwanza Mujila dans son ouvrage du même nom que le spectacle. Ils sont forts, percutants et interpellant.
Image du spectacle à l'IFK, mercredi 27 mars 2019
Dans la bouche des acteurs, dans leurs mouvements, transes et danses frénétiques,  ces textes prennent vie. Ces acteurs, quelle mémoire ! Le flot de mots est quasi ininterrompu. Plusieurs scènes se succèdent et nous parlent d'identité, de luttes, de survie, de sexualité, de folie, de mort, de révolte et de renaissance. Les mots autant que leur mise en scène raisonnent dans l'âme du spectateur.


Chapeau bas au metteur en scène et aux acteurs qui jouent le jeu à fonds, bravant les éléments, car  dehors la pluie et les éclaires tonnaient, grondaient, comme pour fournir au spectacle une bande-son inespérée. Nos acteurs en font fi, ils jouent, pour nous, à épuiser toute l'énergie et la sueur de leurs corps. Ils sont généreux et passionnés. Bref, ce fut une soirée culturelle bien agréable. Cela valait le détour.

Par Tony ELEBE ma Ekonzo 
Tony ELEBE Ma Ekonzo, Écrivain congolais,
Auteur du roman "Au delà des étoiles"
 +243 892 732 102
 elebetony@yahoo.fr
 www.fb.me/TonyElebeMaEkonzo

vendredi 5 avril 2019

Mercredi 27 mars 2019 à l’Institut Français de Kinshasa/Halle de la Gombe vers 18h00, s’est tenu une pièce de théâtre haute en couleurs et en émotions interprétant « Fleuve dans le ventre », une œuvre de l'auteur congolais Fiston Mwanza Mujila. Et vendredi 29 et samedi 30 mars 2019, le spectacle s'est déroulé au Centre culturel M'eko.
Ce projet est une production de Goethe-Institut de Kinshasa regroupant plusieurs nationalités : rd congolaises, allemandes, autrichiennes et polonaises.


« Fluss im Bauch | Fleuve dans le ventre » est un projet performatif entre danse, poésie, théâtre, musique et vidéo, basé sur le poème éponyme de l'auteur congolais Fiston Mwanza Mujila, qui rencontre un succès international. Ce projet est produit par le Goethe-Institut de Kinshasa.

L'objectif du projet est d'étudier et de déconstruire la métaphore coloniale du fleuve Congo, comme incarnation d'une " Afrique sauvage, indomptée, inconnue ", pour aboutir à une réinvention du "fleuve" comme symbole d'une puissance créatrice, d'un canal entre le moi profond et le monde extérieur, et du droit à dire "Je". Source
C’est dans ce cadre culturel à l’occasion de la journée internationale du théâtre que le public a savouré ce moment poétique avec des talents et performances très admirables. Et à travers Solitude 61, la pièce a ouvert ses voiles :
« Dans mon ventre se convulse un fleuve,
bougre et fainéant, sale et immense, lugubre et vilain,
un fleuve en état (avancé) de dysenterie...

À propos de l'auteur
Né à Lubumbashi en République Démocratique du Congo, Fiston Nasser Mwanza Mujila vit à Graz en Autriche où il a achevé en 2007 ses études universitaires en Lettres et Sciences Humaines.
Fiston Mwanza Mujila
En même temps que ses humanités littéraires et des études universitaires en Lettres et Sciences Humaines, il participe régulièrement aux activités littéraires organisées dans sa ville natale, à Kinshasa et à l’étranger. Source

Il est médaillé d'or en littérature aux Jeux de la francophonie, organisés au Liban, en 2009 avec le texte La nuit.
Dans une interview exclusive accordée à un journal congolais, parlant de son écriture, Fiston Mwanza Mujila a déclaré qu'il "ne se revendique d'aucune appartenance", mais s'inspire de tous les genres et en particulier de la poésie.

Les impressions des spectateurs de ces 3 dates 
  • "J’ai personnellement apprécié et admiré leur présentation : ils étaient bien dans leurs rôles. Ils les prenaient vraiment au sérieux. Lol. Et c'est ça que j'ai aimé. J'ai aimé l'énergie qu’ils dégageaient et la poésie dans leurs interprétations. Nicolaas jouait en allemand, je n'ai rien compris de ce qu'il disait, mais j'ai aimé la manière dont il le disait. J'ai aimé la musique. Elle m'a secoué sur ma chaise et elle n'a pas laissé ma petite fille de 9 mois indifférente. J'ai aimé les gémissements de la dame ayant le fleuve à la place du sang et la forêt équatoriale comme cheveux. Les dames prêtes à donner vie se sont retrouvées dans ces cris..." Fady-Ambroise
  • "Impossible de se focaliser sur un seul acteur. ils ont super bien joué. Myope de mon état, sans mes lunettes, je n'ai pas pu lire ce qui était écrit sur les écrans mais j'ai pu déceler la traduction en lingala. La pièce n'était pas destinée a un public jeune. Beaucoup de stimuli visuels, auditifs. La pièce donne envie de lire le livre." Marie-Précieuse Kindombe
  • "Les deux spectacles auxquels j'ai pu assister m'ont laissé un bon goût. Les chorégraphies étaient vraiment spectaculaires et ont fait naître de belles impressions. Le texte fort et original. Les tenues correctes. La performance artistique a été au delà de mes espérances car une très grande valeur ajoutée s'est dégagée avec une entière satisfaction. Et j'en demande encore." Christian Gombo
  • "J'avoue que c'était ma première fois d'assister à une pièce théâtrale et je n'avais que des émotions avant même que l'activité commence. J'étais toute excitée au point où mon voisin m'a offert une bouteille d'eau car je transpirais déjà lollll. J'ai adoré le fait que les acteurs ont mémorisé leur texte... Franchement on dirait qu'ils en étaient auteurs, ça coulait. Par contre, ils n'ont pas étés tous bons en incarnation des rôles. Le seul qui a pu bien le faire, c'est le blanc qui ressemble à Merlin😅😅😅 Lui là ahlala😍😍😍😍 il avait de la présence sur scène. Il a été parfait : voix, gestuelle, courage... Mais en gros, c'était super. J'ai adoré me retrouver dans une activité comme celle là et j'aimerais qu'elle soit mensuelle, pourquoi pas ?" Vicky Kananda

Les Quelques extraits du livre
Solitude 44
"Qu’ils psalmodient le Brahmapoutre, qu’ils exhibent le Yang-Tsé-Kiang, qu’ils encensent le Zambèze, qu’ils affichent l’Euphrate, qu’ils pérorent la Meuse, qu'ils chantent le Guadalquivir, qu’ils élisent le Mississippi et ses gendres, à savoir l'Arkansas, le Missouri et l'Ohio, je brandirai le Congo, le seul fleuve qui déconcentre, le seul fleuve qui simule la tuberculose, le seul fleuve qui danse le tango, la salsa, le boléro, le flamenco et le cha-cha-cha, le seul fleuve qui vous rechigne, le seul fleuve qui broute de la viande, le seul fleuve qui se suicide dans l'océan, jambes jointes, bras croisés. . . Je donne ma main à couper, mon cou à trancher et mon corps à castrer s'il s'avère que je fais usage de faux. Déjà, je suis castré et minable tel le Limpopo à ses heures perdues. En tout état de cause, que craindrai-je? La masturbation forcée, l’épreuve du kiambi ou l'assassinat déguisé en noyade dans les eaux de ce même fleuve?"

Solitude 60
ʺPour tout Congolais tués dans Kin la jungle et jetés dans le fleuve.
Dieu seul sait
Combien de nôtres
Le fleuve mange
Puis avorte
À Brazzaville et aux îles de Mbamu
Les corps qu'on y jette de nuit
À partir de Kin
Dans l'espoir de tuer la trace."


 Solitude 19
"Au nom d’une certaine paix, après nous avoir confisqué les deux Kivu, après nous arraché le diamant, le cuivre, le cobalt, le coltan, et l’uranium, après avoir brûlé nos terres, après avoir rasé les écoles et les hôpitaux, après avoir coupé l’électricité, après avoir violé nos grands-mères et réduit en esclavage sexuel nos mères, après avoir castré nos pères et condamné aux travaux forcés nos oncles, après avoir saboté le barrage Inga, après avoir profané nos cimetières et après nous avoir interdit de pleurer nos morts, arriveront-ils à transporter le fleuve Congo et à s’en servir comme eau de chambre ? Ce n’est pas une question. Ça peut ou ne pas être un secret de polichinelle, le fleuve noiera quiconque touchera à un de ses cheveux…"
Solitude 86
"Le fleuve Congo n’a rien à envier aux autres fleuves.
Il possède leur bave, leur érection et leur virulence à vous foutre la trouille. Tout compte fait, il n’a même pas besoin d’allocations familiales ni d’un quelconque visa pour être un fleuve. Il a été un fleuve.
Il est un fleuve. Et restera un fleuve. Un fleuve sans nationalité.
Un fleuve libre. Un fleuve indépendant. Un fleuve majuscule.
Un fleuve fleuve !"


Notons que la pièce a eu sa première mondiale à Kinshasa et va se poursuivre en Autriche et Allemagne.

Le programme
Les dates "Fleuve" - Europe sont les suivantes :
25 + 26 juin 2019 au Schauspielhaus Vienna (répétitions à partir du 23)
Et ensuite à Graz (28 + 29)
En dernier lieu Mannheim (les 5, 6 et 7 juillet)

À Graz et à Mannheim, les dates peuvent encore changer d'un jour, avant ou après, mais en général, tel est le plan pour la suite des représentations.

Production: Goethe-Insitut in cooperation with Schauspielhaus Wien and Nationaltheater Mannheim. Funded by the TURN Fund of the German Federal Cultural Foundation 

Équipe : Carina Riedl (mis en scène, AT), Mwanza Mujila (auteur, RDC), Dorine Mokha (chorégraphie, RDC), Huguette Tolinga Lola (musique, RDC), Otto Krause (décors et costume), Bob Nelson Makengo (vidéo, RDC), Stephan Werner (production, AT), Missy M. Bangala (assistante, social media RDC), Kerstin Gruebmeyer (Dramaturge) 

Performeurs : Dorine Mokha Pro, Hugue Mbo Huguembo, Dks Dks Dada Kahindo, Nicolaas van Diepen et Magda Gandhi Chowaniec. 
Mes félicitations à l’équipe organisatrice de ce projet, combien louable ! 
Par Fady-Ambroise WISHIYA Dibaya

jeudi 4 avril 2019


La vie à KIN

À Kinshasa les jeunes se lancent tous,
Au Parifoot.
Ils deviennent tous parieurs
N’ayant rien à mettre sous la dent, par ailleurs
Mais ils espèrent tous le jackpot.

Quand c'est Jack, mon pote
Qui le remporte, par solidarité
Il garde une part à Ariel.

Peu nombreux ceux qui trouvent le bon nombre
Ils le cherchent même dans la pénombre
Et une fois trouvé le bon nombre,
Ils se considèrent le nombril du monde.

Ô Kinshasa !
Kin malebo n'est pas seulement ce pandémonium
Que nous montre « Kin makambo »
Avec des gens qui se pendent
Mais c'est aussi une ville d'espoir
Avec comme dénominateur commun, la foi
Sans que nous l'ayons choisie de commun accord. 

Les kinois savent enrichir les tenanciers
Des bars parfois tenaces
Dont les barmans n'ont même pas une baraque
Et se contentent de passer la nuit dans ces bars.

À Kin une rumeur se répand avec célérité
Laissant certains esprits avisés
Dans une cécité
Qui ne rime pas avec leur sérénité.

Ville où l’ « AGENIN »
Communément appelé « GUEGUE »
Se vend comme de l'eau en sachet
Sans cachet de fabrication.
Et qui, malheureusement
A comme clientèle la jouvence
Qui ne cherche que la jouissance
Et qui est censée remplacer
Cette génération des clientélistes.

Ville où le rêve kinois est le voyage pour l'Europe
Même si on n'a pas un euro à payer
Mais vivre avec en Europe leur paraît apodictique.
Ceux qui se disent apolitiques
Une fois arrivés là-bas,
Deviennent plus politiques
Que des politiques
Et on les appelle combattants.

Une ville où l'on trouve plus de bars que de baradelles,
Heureusement que ce ne sont pas tous des bordels.


"La vie à KIN", poème de Joël Mutondo

À lire aussi : Le bonheur
Joël Mutondo
Crédit dessin Dr Slam Stone

dimanche 31 mars 2019


Papa Lutumba,
Un homme qui a su marqué son temps.

Ses textes dignes d'un grand poète.
Ses verbes, tels sont les signes d'un prophète.

De mabele à faute ya commerçant,
Il savait lire le signe du temps,
car aujourd'hui l'humain est devenu très méchant.

Coeur artificiel,
Un appel au reveil
Pour révérer le Ciel.
Cedou,
Une mélodie qui apprivoisait même les loups.
Verre cassé,
Une ode d'un coeur fracassé.
Nakoma na PDG,
Une idylle qui fut un jeu.
Ophela,
Un amour qui est passé  de vie à trépas
A cause de l'exigence de papa.

Toutes ces sonorités mélancoliques
Créent des vies platoniques. 
Comme un réverbère,
Papa Lutumba éclairera des générations,
Et pour elles, il restera un repère.
D'hier à aujourd'hui.
Papa Lutumba demeurera un modèle d'humilité et d'humanité.

Repose en paix Poète éveilleur.

Dessin : Kash Thembo Muhindo k.
Christian Ebongo Yenga
 Écrivain - Poète

Abonne-toi par email 📬

Étoile Lutumba (Hommage)

Étoile Lutumba Une étoile a rejoint le ciel De là-haut, elle continuera  À nous éclairer, Comme parmi les hommes. Une étoile a re...